‹ Le pamphlet: comédie en deux actes, en proseChapitre 151 sur 312 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

» descendrons ensemble chez ma sœur. Je serai très-heureux » de lui faire faire son premier pas dans le monde! » (juiie

sort avec Tincent.J

FERNAND

Quel ami pour moi que M. Glavel I Quelle heureuse rencontre nous a rapprochés de lui après tant d'années !

MADAME DELPIERRE.

Et depuis six mois, depuis que j'ai, par hasard, loué ce petit entresol dans la maison de sa sœur, comme il m'aide à te diriger; et, ce qui n'est pas moins important, à t'a muser.

FERNAND

Il m^a fait faire ce matin la plus jolie promenade à cheval.

MADAME DELPIERRE.

Aussi, en revanche, on n'a pas pris sa leçon de chimie... Voyons!... noùâ avons encore quelques instants à nous, gagne ton bal. de ce soir. Travaille un peu à ton examen.

J FERNAND

Âmbitwse !

1 MADAME DELPIERRE.

Oui,fje veux que tu sois un homme!

FERNAND, s'asseyant en face d'elle sur ane petite table.

Interrogez donc, grand docteur, on vous répondra... Cela ra'amuso tant de travailler avec toi ! Tu sais, quand j'étais enfant, tout ce que tu m'expliquais, je le comprenais... Tout ce que tu m'apprenais, je le retenais... Tu as une manière d'entrer dans mon intelligence comme dans mon cœur... Ahl tu sais bien le chemin, va !

MADAME DELPIERRE, Tembrassant.

Ohl cher ôlre tendre!

Voyons, interroge!

MADAME DELPIERRE, lisant et gaieomiti

Ohl oh! c'est un peu rude! (Usant) « De quoi se compose » le protoxyde de cuivre? »

FERNAND, riant.

Le protoxyde! la vérité est que ce mot dans ta bouche fait le plus drôle d'effet... car sais-tu une chose?... C'est que tu es toujours très-bien î

MADAME DELPIERRE, gaîeiAent.

Cela ne répond pas du tout à la question : De quoi se

compose le. protoxyde ? (Fernand rembrasse.) (Biant.J Oui ! OUi !

Tu paies le cachet avant la leçon pour que je ne te la donne pas!

FERNAND

Ma foi ! je ne suis pas en train de travailler ce soir.

IHADAME DELPIERRE.

Eh bien! ne travaillons pasi t^eux-tu que je te joue une mazui'ke de Chopin?

F E R N A N D , l'embrassant^

Ta es une mère adorée!...

MADAME DELPIERRE.

Tu as l'air heureux, ce soir.

FERNAND, sérieux.

J'aurais cet air-là tous les jours, si tu voulais.

MADAME DELPIERRE, iffaiement.

Si je voulais te laisser aller au bal tous les jor.r.>?

• fi:rnand.

Tu me comprends bien ! ; •

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