‹ Le pamphlet: comédie en deux actes, en proseChapitre 215 sur 312 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

VILLENEUVE, puis JOSEPH.

VILLENEUVE, travaillant à son établi, qui est au fond à gauche.

Je n*y suis pas encore... c'est Irop lourd I II faudrait plus do délicatesse dans celte figurine... (TraTaiiient.) Cela vient!.., cela vient!... Allons, l'année 4860 sera bonne pour moi !

JOSEPH, entrant; il s'approche et salue avec une gravité affectée ^.

M. Villeneuve... notre illustre sculpleur sur bois?

VILLENEUVE, se levant.

C'est moi, monsieur... Mais, pardon... ne connaîtriez-vous pas M. Josi)ph Dupont... l'illustre élève de M. Villeneuve?...

JOSEPH) saluant avec gravité.

C'est moi, monsieur.

1, Villeneuve, Joseph.

â MISS SUZANNE.

yiLLENEUVK, gaiement ot affectueusement.

Allons, gamin! assieds^toi là et causons M. ^ Causons de notre art! Oh! notre art, c'est ce que j'sliaae le mieux au monde.

JOSEPH, assis.

Le mieux I... le mieux I après...

VILLENEUVE, yirement.

Après ma fille, parbleu! ma Suzanne! Elle a été si longtemps absente !... Je lui dois douze ans d'affection et les intérêts.

JOSEPH

Et puis encore, après...

VILLENEUVE

Après ma sœur, c'est clair! ma petite Marthe, qui, à la mort de ma pauvre Julienne, est venne sMnstalIer ici, chez moi, et qui abuse de ce qu'elle est ma cadette de vingt ans... pour m*aimer à la fois comme une sœur et comme une fille I

JOSEPH

Bt puis encore, après...

VILLENEUVE

Après... toi, peut-être?

JOSEPH

Eh ! c'est évident î Je voudrais bien voir que vous ne m'aimiez pas I

VILLENEUVE, ri«]iC.

Il est vrai que, toi et Suzanne...

JOSEPH, aree embarras*

Gomment ?

VILLENEUVE

Allons !... Ne tremble pas... cela s'arrangera !... Tu sais que ma grande cheminée partira pour l'exposition de Londres?

JOSEPH, se leyant '.

Je crois bien ! un chef-d'œuvre digne de Fourdinois.

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