SCÈNE X
ISABELLE, CLA VUO. (fMante iaimè^i Citvijo et tort.)
TIOLANTB.
Voici ma maîtresse.
. '. CLATIJO, à Isabdk».
Veuillez excuser mon exactitude indiscrète, madame; mais l'espoir de vous rencontrer peut-être encore I...
ISABELLE, tremblante.
Monsieur !... (a pan.) Je ne puis lui parler.
CLAYIJO.
Vous semblez souffrante, madame, et si ma présence vous était importune...?
ISABELLE, >rt«<Nneot.
Restez, monsieur, restez!... une douleur passagère J. déjà passée. (Avec bienTeiiianse.) D'allleufs, ce Serait à moi de sortir, car vous êtes chez vous.
CLAYUO.
C'est trop de bonne grâce, madame, (a part.) Quel charmant visage !
ISABELLE^ 4 part.
Par où commencer ?
CLAVIJO
Mais voulez- vous me prouver, madame, que je suis réellement chez moi?
Vous le prouver, monsieur?,,, comment?
kk LE PAMPHLET.
CLAVIJO9 l«l désignant m tiége.
En me faisant l'hooneur de vous y arrêter un moment.
ISABELLE
Monsieur... (eii« t'anied. A part.) Quel supplice!
CLAVIJO va prendra noe chaiie^ et à part.
Je n'ai jamais' vu de plus jolie femme! (u t*a«t(ed.] Voilà une faveur qui m'est bien précieuse, madame... et me sera-t-il permis de m'autoriser de notre voisinage pour vous offrir quelquefois mes respects et mes services?
ISABELLE, l'obMrTaDt.
Qui ne serait heureux de recevoir l'homme le plus spirituel de Madrid?
CLAVIJO, avec joie, t'inelioant.
Madame!...
ISABELLE, à part.
Il est vaniteux!
CLAVIJO, à part.
Elle me flatte!... Est-ce qu'elle aurait quelque chose à me demander? (Avec pins de retenue.) Aurais-jc douc, en effet, le bonheur d'être connu de vous, madame?
De qui ne l'êtes-vous pas, monsieur?
CLAVIJO
Plus attaqué encore que connu !
ISABELLE
Comme tous les hommes qui ont beaucoup...
CLAVIJO
De crédit... n'est-ce pas ?
ISABELLE
Je parlais d'une autre puissance.
CLAVIJO
Ah!... (a part.) Je me trompais.
ISABELLE
Je parlais de l'autorité qui entoure nos grands historiens publicistes : don Lopez, don Hurtado de Mendoza...
CLAVIJO
Don Hurtado!... un nom si grave dans une bouche si jeune!...