SCÈNE IX
ALICE, LA BtARQUISE, GEORGES.
LA MARQUISE, entrant du fond aTec plttsieun lettresà a mr.n.
11 dit la vérité, mon entant.
ALICE
Ma tante !...
LA MARQUISE
Oui ! ta tante qui vient ici envoyée par ta mère, au nom de ta mère qu'elle représente, pour te sauver... (à Georges) pour vous sauver aussi peut-être.
ALICE
Comment ?
LA MARQUISE
Mais qui doit d'abord te faire entendre la voix de tes parents... C'est ta vénérable aïeule qui te supplie de ne pas abréger ses jours par ce mariage !
ALICE
Moi î... bâter sa fin t.. .
GEORGES , à part.
Je tremble!...
LA MARQUISE, montrant nne lettre.
C'est ton tuteur qui t'écrit : f Tu 09 pauvre et M. 6erd est riche ; si tu l'épouses, on dira que tu as vendu I nom pour de l'argent. >
%rv^r' y-
ALICE
Bloi I».. vendre mon nom !
GEORGES , à part.
Ah I je suis perdu !
LA MARQUISE
C'est le marquis de Rouillé qui te défend de déshonorer ta famille.
GEORGES, avee indignation.
Deshonorer I...
LA MARQUISE
Pardonnez ce langage, monsieur, M. le marquis de Rouillé ne vous connaît pas ; mais moi qui vous connais et vous honore, je viens à vous, non pour vous offenser ou pour nous plaindre, mais pour vous dire que, malgré tant d^^stacies, il y a peut-être un moyen de rendre cette union possible.
ALICE
Un moyen 1
GEORGES
Que dites-vous !
Là MARQUISE.
Ce que raffection de madame de Rochegune m*a priés de vous dire, et ce dont mon estime pour vous a consenti à se charger.
Mais quel est ce moyen ?
ALICE
Parlez, ma tante.
LA MARQUISE
Je ne puis parler qu*à M. Bernard lui seul , mon enfant. Éloigne-toi pour quelques instants.
ALICE , t'éloignanl et regardant Georges.
Que va*t-elle lui dire ? (Elle lort far le mnd.)