III. — LE SYSTEME LYMPHATIQUE
Klein, chez l’homme, a décrit un système lymphatique périacineux et périlobulaire ; les troncs afférents suivraient le même trajet que les vaisseaux sanguins.
D’après Tagand, les lymphatiques du pancrézs sont tiès nombreux ; les vaisseaux. pour la partie droite gagnent les ganglions duodénaux, pour la partie centrale les ganglions hépatiques et pour là pert'e gauche les ganglions spléniques.
Nous n’avons jamais pu le vérifier étant donné les difficultés d'injection chez nos grands animaux.
se INNERVATION
Organe de la vie végétative, le pancréas reçoit des filets nerveux qui émanent tous du plexus solaire (orthosympatique) soit directement, soit indirectement par l'intermédiaire de ses ramificetions qui accompagnent les artères spléniques et hépatique, et le tronc grande mésentérique.
En ce qui concerne le pancréas, parmi les divisions du plexus
solaire nous aurons à considérer :
1°) Le plexus hépatique qui forme autour de l'artère hépatique un véritable réseau et qui donne des rameaux nerveux à la partie droite du pancréas.
| 2°) Le plexus splénique qui envoie des filets neiveux à l’extrémité gauche du pancréas.
3°) Le plexus mésentérique antérieur qui innerve surtout la partie centrale et aussi la partie droite de la glande.
ATOS
APPARE!L EXCRETEUR : CONDUITS DU PANCREAS
Au cours de notre étude, nous avons toujours rencontré invariablement deux conduits collecteurs, qui après avoir cheminé, cachés
dans l'épaisseur de la glarde, déversent le suc pancréatique dans le duodénum.
Ces deux conduits sont l'un principal, le canal de Wirsurg, l’autre accessoire, le canal de Santorini. L’existence de ces deux conduits est liée au fait que la glande pancréatique provient de deux éléments chez l'embryon, l’un dorsal, l’autre vent.al. Le pancréas dorsal prend départ sur le duodérum à l’opposé du conduit biliaire alors que le pancréas ventral prend naissance à partir de deux diverticules latéraux de la term'naison au canal biliaire. Chez l’adulte nous retrouverons ces deux conduits, le conduit ventral ou principal maintenant son association avec le canel biliaire et le canal accessoire ou de Santorini partant du premier à l’intérieur de la glande et parcourant l'extrémité droite pour venir se jeter dans le duodénum également.
Description
Le canal principal ou canal de Wirsung parcourt le pancréas de l'extrémité gauche à l'extrémité droite, il chemine selon le grand axe de la glande suivant un trajet onduleux et sinueux. En général le canal de Wirsung est sensiblement plus rapproché sur tout son trajet de la face supérieure. Ce canal a une paroi très mince, il augmente de calibre de son origine à l’extrémité droite où il atteint 0,5 centimètre de diamètre ; il traverse obliquement la paroi duodénale, accolé au canal cholédoque en avant, et va se déverser avec lui dans l’ampoule de Vater, saillie arrondie limitée par un repli muqueux cireulaire, sous le second repli concentrique se trouve le canal cholédoque, et à la partie antérieure du deuxième repli s’abouche le canal pancréati que protégé par une languette muqueuse flottante.
Deux ou trois grosses branches constituent les racines de ce canal ; l’une vient de l’extrémité gauche, l’autre de la partie centrale et postérieure ; au cours de son trajet sinueux en direction de l’extré-
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mité droite, il reçoit de part et d’autre les canaux excréteurs collatéraux ou affluents collatéraux au nombre de sept ; ces derniers ont tous uhe direction perpendiculaire au canal principal. L’affluent le plus important est postérieur, les six autres sont des affluents antérieurs, ce sont de courts conduits excréteurs qui proviennent tous de bord antérieur du Pancréas.
Le canal accessoire : Canal de Santorini traverse également l’extrémité droite de la glande mais en dessous et légèrement en arrière du canal principal. Prenant naissance sur le côté caudal du canal de Wirsung il constitue pour ainsi dire une dépendance de celui-ci, à 4 cm. environ de sa terminaison ; il plonge dans la glande en direction de la face antérieure, fait un angle de 90° et suit un trajet inférieur et postérieur mais parallèle au canal de Wirsung pour aboutir sur la grande courbure du duodénum. Après avoir traversé perpendiculairement la paroi intestinale il se termine en regard de l’ampoule de Vater par une sorte de papille proéminente formée par la muqueuse duodénale.
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