EM IL JUNG
lésés dans leurs intérêts, si bien que cette maison commerciale allemande se décida à créer la « Société commerciale de rOcéanie », raison sociale sous laquelle elle continua ses all'aires, et à fonder en même temps une filiale à Raïatea qui, à cette époque, n'était pas encore français. Quand la maison Godelfroy fut contrainte de céder à d'autres mains ses comptoirs commerciaux dans le Pacifique, elle renonça également à ses fondations de Taïti. Celles-ci passèrent entre les mains de la maison hambourgeoise « Scharf iind Kayser ».
C'est en vain que les Français se sont efforcés d'enlever le commerce aux maisons commerciales allemandes, américaines et anglaises qui ont leur siège à Papeete, capitale de Taïti. Le nombre des Anglais et Américains résidant à Papeete est, il est vrai, bien supéi'ieur à celui des Allemands; ils y sont aussi représentés plus largement par des consuls; l'Allemagne n'y a qu'un seul consul mon consul de carrière) ; néanmoins, les négociants allemands ont su maintenir et continuer à développer le plus possible leurs anciennes relations avec une ténacité digne d'être reconnue.
Emil Jung, Ibid., p. 85 sq.
E). — HEINRICH CALMBAGH