Bertrand Auerbach, ouvrage cité plus haut
veulent en faire le corps d'invasion destiné à opérer le « Drang nach Osten », la poussée vers TEst' de la race et de la culture germaniques. Quel est maintenant Teffectif de cette armée? On peut, croyons-nous, l'évaluer à peu près à 4.500.000 tôtes. Pour comprendre la signilication de ce chiffre, il faut se rappeler qu'il n'y a en tout dans la monarchie dualiste qu'environ H millions d'Allemands. Ce chiffre qui, au premier abord, paraît, après tout, peu considérable, n'en fait pas moins du groupe germanique le groupe le plus nombreux de l'Autriche-Hongrie. C'est le plus gros morceau homogène du gâteau austro-hongrois. Mais, dans ce total sont compris, ne l'oublions pas, les Allemands de Transleithanie, dont, pour l'instant, nous ne nous occupons pas. Notre étude, en effet, se cantonne dans le cadre déjà suflisamment vaste de la Cisleithanie. Si nous laissons donc de côté les Allemands de Hongrie, nous trouvons, d'après les chiffres de Œsterreichisc/ies Statistisches Handbuch -, c'està-dire du manuel de statistique autrichienne, corroborés d'ailleurs par ceux du Statesman' s Year Book^ qu'au recensement du 31 décembre 1900, en Cisleithanie, sur un total de 25.921.671 habitants autrichiens indigènes (c'est-à-dire étrangers non
1. D'autres, M. Charles Loiseau, par exemple, disent la marche vers rOrient.
2. Œsterrelchisches Slatislisches Handbuch fur die im Reichsrathe vertretenen Konif/reiche und Ldndei'. Herausf^egeben von der K. K. Statistischen Central Commission, 1902, Wien, 1903.