‹ Le pangermanisme philosophiqueChapitre 125 sur 135 · II. Ce qu'on fera de la France asservie · texte numérisé non relu

II. Ce qu'on fera de la France asservie

Je me représente la France asservie et divisée en trois parties, selon sa composition ethnique : i) le Nord et le Nord-Ouest ; 2) le Centre; 3) le Sud et l'Est.

1 1 Le Nord et le Nord-Ouest comprendront l'Artois, la Picardie, la Normandie; après une période de germanisation plus ou moins longue, ces provinces obtiendront de plein droit la « civitas germanica » et leur intégration dans la confédération de l'Empire. Nous procéderons de même envers la partie wallonne de la Belgique ;

2) Le Centre, dont la jDopulation est d'environ vingt millions d habitants, 2)oui*rait rester indépendant, conserver sa langue, ses institutions républicaines, son administration autonome dans la mesure où toutes ces libertés pourraient se concilier avec l'autorité impériale suprême, avec le rôle que devra jouer cette région du Centre comme fraction du domaine économique, avec la diffusion lente, mais sûre, de la langue allemande. Pour conserver les éléments germaniques, qui sont ici encore assez nombreux, pour en faire une sélection lente et les drainer, nous userons de la « civitas germanica » que nous accorderons tantôt à des communes tout entières, tantôt à des individus isolés. L'extinction de la race des « non Germains » serait à souhaiter dans cette région.

L'indépendance que nous accordons à cette partie de la France n'est pas arbitraire, ne vient pas d'une bienveillance sans fondement. C'est une limite que nous nous imposons pour ne pas tout entreprendre à la fois ;

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3) La grande masse des « non Germains » occupe l'Est et le Sud. Le f;dt (ju'ils se groupent à la frontière de l'Iùnpire-. allemand nous empêche d'annexer les régions qu'ils habitent, comme nous l'avons fait jtour le Nord. Nous ne pouvons pas laisser à ces contrées l'indépendance, comme au.v pays du Centre. Au lieu de nous borner à y préparer la colonisation, il faudrait, dans ces pays, passer à la colonisation elle-même. Nous ne [)ouvons pastolérei", aux frontières mêmes de l'Empire, une race étrangère et dangereuse, il faut pouvoir nous mettre à l'abri des agressions politiques et des haines de race. Par ces colonies nous nous mettrons directement en rapport avec la Méditerranée et l'Océan, ce qui nous permettra d'établir des relations avec l'Amérique du Sud qui doit former une partie du nouveau domaine économique de l'Empire. Tel est le morcellement qui conviendrait à la France ; il ne faudra pas manquer d'énergie pour le réaliser, mais il ne présente rien d'impossible.

Ihifl., p. iCyQ-iCyj.

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