I. U inégalité des races humaines
De même que l'inégalité des individus se lit sur leurs pliysionomies, de même l'inégalité des races humaines se lit dans leur structure osseuse, dans la couleur de leur
peau, dans leur musculature, dans les proportions de leurs crânes. Il n'existe peut-être pas un caractère anatomique du corps sur lequel la race n ait imprimé sa marque particulière et distinctive...
Remarquons tout d'abord et posons avec force ce fait, que les Européens du Nord, les Celtes, les Germains et les Slaves, quand ils entrent dans l'histoire, se distinguent physiquement parmi les Indo-Européens, diffèrent pai- la structure de leur corps des Européens du Sud, et ne « ressemblent qu'à eux-mêmes ». D'où cette première restriction qui s'impose : qui ne possède pas ces caractères physiques, fùt-il né au cœur de la Germanie, et parlât- il depuis son enfance une langue germanique, ne saurait être considéré comme un Germain.
L'importance de ce facteur physique se démontre plus facilement sur les grandes manifestations collectives que sur l'individu; car il i^eut arriver qu'un individu, exceptionnellement doué, s'assimile une culture étrangère, et produise ensuite, en vertu de l'originalité même qui l'en différencie, quelque chose de neuf et de fécond. Par contre, la valeur propre de la race apparaît clairement dès qu'il s'agit des manifestations collectives. L'histoire constate que les grands hommes d'État, les chefs d'armées qui ont fondé le nouvel Empire allemand, sont en général de race purement germanique.
Leurs exemj)les font tomber à plat la phraséologie bien connue de MM. les naturalistes, orateurs parlementaires etc., sur l'égalité des races humaines, propos qu'on a presque honte d'avoir écoutés, ne fût-ce que d'une seule oreille.
Die Grundlagendes xix"^ Jahrhunderts. (Les bases du xix^"" siècle 1899, t. 2. p. 4^2.)
nOUSTON-STEWART CHAMBERLAIN