Les grands Français sont de type germanique
a) Napoléon est de type germanique.
Il existe de lui de nombreux portraits, peints par Gros, Greuze, Gérard et autres. Célèbres sont ceux de Gros qui nous rei)résentent Napoléon en lieutenantcolonel. Dans ces portraits, les cheveux sont flottants et d'un blond cendré; dans d'autres, ils tirent sur le roux ou sont d'un blond plus foncé : il devait être sans doute de cette sorte de blond qui change de nuance suivant la lumière. Les yeux étaient bleus, le visage allongé et mince, ainsi que le nez qui était légèrement busqué. Quant à la forme de son crâne, on a essayé de conclure, d'après le chapeau qui se trouve à l'Arsenal de Berlin, que Napoléon avait eu une tête ronde. Mais, abstraction faite des doutes sérieux que suscite la méthode qui, de la forme d'un chapeau à bords raides, prétend déduire la forme du crâne de son porteur, les nombreux bustes et portraits qui montrent la tête dans k's pâtes les plus diverses ne laissent pas le moindre doute sur l'étroitesse du crâne de Napoléon.
Ceci ressort d'ailleurs nettement sur son masque de plâtre, qui comprend une partie du crâne. La forme allongée du crâne de Napoléon est encore rendue très vraisemblable par le fait que sa patrie, la Corse, a de tous les départements français l'indice le plus bas : 76,93. Des contemporains rapportent que, lorsqu'il était officier et au temps de son consulat, il avait la peau jaune et ressemblait à un aff*reux crapaud. Mais à cette époque il fut affligé de fortes fièvres et souffrit d'une maladie de peau. Quand plus tard il recouvra la santé, sa peau reprit la couleur naturelle marmoréenne particulière à
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toute sa famille. Sa taille était au-dessous de la moyenne; elle n'est cependant pas le résultat d'un croisement avec la race brune toujours de petite taille ; toute la personne de Napoléon fait bien plutôt l'effet, comme celle du blond Raphaël, d'être une « variation gracile » de la race septentrionale.
C'est de son père surtout qu'il a hérité ses caractères I)hysiques, tandis que sa mère était de taille élevée et avait les cheveux et les yeux bruns. Les frères et soeurs de Napoléon présentent les uns le type blond, les autres un type mixte.
b) La Fayette.
La Fayette était un représentant-type de la race germanique. Son biographe J. Cloquet dit de lui :
f La Fayette était grand et bien bâti. La tête était volumineuse, le visage ovale, aux traits réguliers, le front haut et large. Ses yeux gris bleu étaient grands et surmontés de sourcils blonds bien arqués. Il avait un nez aquilin, le teint clair et les joues légèrement colorées. » D'après d'autres biographes et d'après certains portraits il avait les cheveux blonds ou blond roux.
c) Voltaire.
Voltaire était de la même stature. Tout ce que ses nombreux biographes nous disent, c'est qu'il était grand et maigre. On était frappé par son visage long et mince. Ses yeux étaient bleu clair et ses cheveux blonds, comme le laissent voir les boucles légèrement poudrées. Les sourcils aussi étaient nettement blonds .
d) J.-J. Rousseau.
Il était de grandeur moyenne. Les cheveux étaient noirs,
IXDWIG WOLTMANN
les yeux bruns, le teint brunâtre, mais assez clair, de sorte que les joues étaient fraîches et roses.
On retrouve chez M"'« de Staël les mêmes particularités. Elle avait le teint plutôt mat que coloré, mais cependant légèrement rosé, d'un rose i)lus accentué, lorsqu'elle s'animait en parlant.
e) Montaigne.
Montaigne était d'une taille un j^eu au^lessous de la moyenne, mais fortement charpenté. 11 avait le teint vermeil, les yeux bruns, les cheveux blonds, la barbe, d'après un biographe, était châtain. Il est vrai que le plus ancien portrait, celui qui se trouve au musée de Chantilly, nous le montre avec des cheveux et des sourcils bloiid roux, une barbe blonde, toutefois plus foncée que les cheveux.
/) Victor Hugo.
Victor Hugo représente un type mixte très curieux. Il avait les cheveux blonds, le teint frais et rosé, les yeux bruns. Il était de petite taille. Sa tête était énorme avec un crâne très large. Large aussi était le visage, le nez assez gros et légèi^ment busqué. La petite taille de Hugo est probablement l'héritage de 1' « homo alpinus ».
C'a été de curieux tyi)es mixtes que Descartes, Marat, Stendhal et d'autres encore.
Descartes était de taille un peu au-dessous de la moyenne. Les cheveux étaient brun foncé, la barbe brun ])lus clair, les yeux gris avec des points noirs. Son teint qui, dans la jeunesse était pâle, devint rosé et prit plus tard une coloration jaunâtre. Il avait un visage allongé et un grand nez .
Marat était petit, il avait les yeux gris jaune, des che-
veux bruns, une barbe noire et un teint blèine et plombé, enfin un visage large et un nez aquilin.
g) Courbet.
Courbet était de très haute taille. Il avait un visage étroit, le crâne en forme de cône, des cheveux et une barbe noirs. Cependant dans ses jeunes années, lorsque la barbe commença à pousser, elle était blond clair. C'est ce que montre le portrait du Louvre qui est connu sous la désignation de « l'homme à la ceinture ».
lo. La dégénérescence de la nation française.
On a constaté également en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Belgique et en Russie, le j^hénomène de la substitution des races, la disparition graduelle du type dolichocéphale devant le type brachycéphale. Ce phénomène qui s'accentue de siècle en siècle a pour cause principale une prolification plus intense chez les brachycéphales, qui comble mécaniquement les vides ouverts dans les cadres de la race dominatrice des dolichocéphales, et entraine le recul que celle-ci subit passivement. L'extinction de la race blonde de haute stature est une conséquence inéluctable de son rôle dominateur dans la société et de ses iDarticularités i)sychologiques. C'est une race migratrice 2>ar excellence.
L'attraction que le lointain exerce sur elle, son ardeur belliqueuse, sa mission de pionnière de la civilisation entraînent ses éléments loin du pays d'origine. Lapouge écrivait déjà il y a un quart de siècle : « C'est le type blond et dolichocéphale que nous retrouvons chez les descendants de nos premiers colons des Antilles, du Canada et du Transvaal. » Les Canadiens d'origine
LUDAVIG WOLTMANN
française mesurent 1-73 de hauteur, ce qui dépasse de beaucoup la moyenne en France (i).
Il semble que l'activité sexuelle soit plus intense chez les bruns que chez les blonds et que de ce fait résulte la prépondérance des premiers. De plus, il ressort de mamtes observations que, dans l'union de parents à caractères anthropologiques dissemblables, le type brachycéphale l'emporte. De ces croisements résultent aussi le taux type brachycépale et le type dolichocéphale élargi, qui portent le nom de brachycéphales dans les statis* tiques, et amènent fatalement des erreurs. Ainsi il est certain que les nombreux brachycéphales mentionnés par les statistiques françaises sont dans beaucoup de cas des pseudo-brachycéphales.
Mais ceci n'implique aucunement une dégénérescence, car on a souvent constaté que les métis étaient aussi doués que les blonds de race pure. Cependant, lorsque les éléments de cette dernière n'existent plus, les métis eux-mêmes tendent à disparaître. C'est ainsi que s'eflacent les unes après les autres les caractéristiques de la race supérieure, jusqu'à ce que seul le teint clair rappelle l'apport septentrional et nous donne l'illusion d'une « race blanche » .
A cette décadence anthropologique de la nation française, résultant de l'extinction des éléments germaniques qui a été signalée d'abord par Lapouge, et récemment par Baudm avec une franchise remarquable — vient s'ajouter une décadence biologique qui se manifeste par une diminution de la population, un affaiblissement de la constitution et une mortalité plus élevée.
Il reste encore à montrer une dernière cause de dégénérescence : la réduction à deux du nombre des enfants. Ce système, qui date du siècle dernier, non seulement
(I) Lapouge, Les scHections sociales, i8y6, p. 3G7.
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diminue la fécondité, mais encore nuit à la qualité même de la nation.
Outre que ce sont les classes antliropologiquement supérieures qui adoptent les premières et pratiquent le plus ce système, il arrive qu'étant donné le petit nombre des enfants, les chances de variations physiologiques diminuent, restreignant par là la procréation d'hommes de génie. Il n*estpas rare en elfetque les enfants à partir du troisième soient jjarticulièrement doués. L'application de ce système contrarie la sélection naturelle, car les enfants en nombre limité peuvent être, de la part des parents, l'objet de soins plus attentifs, et les plus faibles peuvent ainsi grandir. Mais cette surveillance étroite des faibles, entraînant leur reproducticMi, amène, après quelques générations, un alfaiblissement de la constitution.
Le même système conduit à un amoindrissement du courage et de l'initiative : l'enfant unique ou les deux enfants sont gâtés et amollis, et comme ils peuvent compter sur le patrimoine préservé du morcellement, il leur manque les stimulants salutaires du mécontentement et du besoin. L'une des conséquences les plus frappantes de l'atténuation de l'initiative, c'est la diminution des grandes entreprises économiques. Rien n'est plus caractéristique à cet égard que la baisse de l'exportation. La France qui, en 1869, occu[>ait le second rang ])armi les nations commerçantes, est descendue aujourd'hui au quatrième.
De tous ces faits on est sans doute autorisé à conclure que la nation française est, aux points de vue anthrojx>logique et biologique, en voie de décadence. Cette nation, jusqu'ici si belliqueuse, devient pacifique et paisible. Elle veut la paix à tout i)rix. La masse du peuple prend de plus en plus les caractères psychiques du brachycéphale.
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« Celui-ci, écrit Lapouge, est modéré, travailleur ou du moins économe. Il possède une sagacité remarquable et ne laisse rien dans le vague. Il ne manque assurément pas de courage, mais d'ardeur belliqueuse. Il tient à sa [)atrie et particulièrement à la terre natale. Il est rare qu'il soit tout à fait insignifiant, mais plus rare encore qu'il s'élève jusqu'au génie. Le cercle de ses idées est restreint, et il travaille patiemment à le remplir. »
Ce tableau psychique ne correspond naturellement j^as à tous les individus, ni à toutes les contrées, ni à toutes les classes, mais il correspond bien à l'impression générale que fait le peuple français au cours des siècles derniers.
Die Germanen in Frankreich (Les Germains en France), p. m, ii^-uS, 117-118.
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Heimuch DRIESMANS