I. LA SUTURE PRIMITIVE
C’est évidemment le procédé de choix (Loubat). Elle obtient une guérison très rapide, une cicatrice
| ren lab qui ne en ni “de Tintee È
tion, ni d’une immobilisation prolongée des.
| mouvements normaux ou presque HOAUXS 45e La suture primitive des articulations ne he de pas forcément une fermeture totale de la plaie. Il a c. ne s’agit habituellement que de la fermeture de la synoviale, avec ou sans plan fibreux de protection. a Cette suture est-elle souvent possible? Théorique- DA ment oui. RAS ER ES MES Ne En effet, les plaies rirlane à l'exception. dei celles de la hanche et de l'épaule comportent assez souvent des lésions des parties molles peu graves L'absence de lésion musculaire est la règle, et on sait leur signification quant au danger de gangrène gazeuse. La synoviale elle-même résiste assez bien à
l'infection.
Aïnsi rien ne s'oppose à sa fermeture, Ben tendu après excision des parties molles contuses, et £. nettoyage soigneux de l'articulation, sauf dans les cas graves, et en particulier s’il y a association de grosses lésions osseuses.
« Les plaies articulaires, bénéficiant de la défense de la synoviale, se prêtent mieux aux sutures primitives que les fractures ouvertes, ou les vastes déchirures musculaires. » (Marquis.)
Telle est aussi l’opinion de nombreux auteurs, entre autres, Basset, Duval, Mathieu, Améline (7 cas
; de suture sans incident), Gaudier, Picot ouh | ses sutures de plaies de guerre même avec lésions 2 osseuses). Moure lui-même et Desplas, qui ont in-
critiques.
sisté sur le danger de cette suture, la considèrent
‘comme le meilleur moyen d'éviter l'infection de LE articulation.
La suture primitive a subi dant bien des
Desplas considère avec raison qu'il faut être pour elle aussi prudent que pour la suture d’une plaie banale des parties molles, et exige les mêmes conditions exceptionnelles de fraîcheur de la plaie, de limitation des lésions, et de possibilité de surveillance soigneuse.
Braine, Moure partagent cette opinion. Sorrel considère la suture comme dangereuse, en exposant à une arthrite aiguë capable de laisser des séquelles plus sérieuses que n’en aurait donné le simple pansement à plat de la plaie. Il montre qu’il n’y a pas de critérium pour affirmer qu’une plaie n’est pas infectée; le laboratoire ne fournit qu’une réponse tardive permettant tout au plus de désunir rapidement une plaie septique inconsidérément fermée.
Un examen bactériologique isolé n’a qu’une valeur limitée. Sorrel a observé une arthrite grave du genou après ablation d’un fragment de bois et suture chez un enfant. Il y avait eu un peu de liquide
RD dans l'articulation, mais un ensemencement resta négatif. Pourtant, en 48 heures, il se déclara une arthrite d’une telle gravité qu’elle fit envisager une
amputation.
Cinq des cas de sutures catastrophiques rapportées par Desplas concernent des plaies articulaires, mais il est difficile de tirer une conclusion contre la suture, de cas où elle a été si mal appliquée (explorations de la plaie insuffisante, absence de radiographies, absence de véritable excision des plans profonds et même suture sans anesthésie).