‹ Le panthéon canadien, (choix de biographie.) Dans lequel on a introduit les hommes les plus célèbres des autres colonies britanniquesChapitre 17 sur 26 · A SALABERRY · texte numérisé non relu

A SALABERRY

Quoi ! pas un mot^pou* te défendre î

Ta gloire, tes exploits, tous cela dans l'oubli !

Ton nom est-il enseveli

Pour toujour sous ta cendre î

Toi, le héros de Chateauguay,

Toi, le vainqueur de la Pointe-aux-Erables,

Ces noms impérissables

Passeraient sans le tien à la postérité !

Où sont donc ces obus, ces boulets, Dont les Américains ont senti la brûlure, Et qui, sur leurs canons, gravaient ta signature Au bas de tes hauts faits ?

Où sont-ils donc ces jours d'orgueilleuse mémoire Où les feux du génie auréolaient ton front, Et séduisaient Cleo qui cousait à l'histoire Le feuillet qu'elle fit pour illustrer ton nom ?

Quand de gloire enivrée, une jeunesse altiére Se ruait âme et corps sur les iangs ennemis ! Qui cédant au courage allaient dans la poussière Former des monceaux de débris ; Ici, sous le plomb mortel qui rasait ton panach?, Tu marchais à la tête, et montrais le chemin Où tes jeunes guerriers glanaient à pleine main Leur part des lauriers qu'on t'arrache.

Ces braves Voltigeurs, trempés à ton creuset, Ils étaient beaux à voir sur le champ de bataille ! Demi-dieux par le cœur et géants par la taille, Ils tordaient dans leurs bras l'Amérique en arrêt !

Quand la mort vint poser ses doigts nus et livides Sur ton front où Beilone avait tracé des rides

Et l'immortalité ; Quand ton âme, fuyant sa demeure argileuse, S'élançait vers son Dieu prendre radieuse,

Sa place à son côté ; Ou vit nos citoyens, dans des groupes funèbres, Se pencher sur ta tombe et répandre des pleurs ? U fut ce jour inscrit parmi les jours célèbres,

Dans le livre des cœurs ?

LES ORATEURS CANADIENS. (Chant)

Envoie un sage, Ici, donner le ton :

Ah ! c'est Debarge, C'est l'orateur profond.

Quoiqu'il hésite, Je goûte sa leçon ; Moins il va vite, Mieux il parle raison :

Quoiqu'il hési f e, Je goûte sa leçon.

Viger m'attache Par l'é locution :

Quand il se fâche, Quelle érudition !

Viger m'attache Par l'élocution.

Un petit geste Convient bien à son ton ; Mais, s'il déteste Le tort, la déraison, Même un grand geste Convient bien à son ton.

Un grand modèle Je vois en Papineau, Quand, dans son zèle, Par du neuf et du beau> Il tonne, il grêle, Contre le plan nouveau.

Ouvrant la bouche, Orateur convaincu, Il frappe, il touche ; L'auditeur est vaincu, Quand, par sa bouche Le feux est combattu.

Ah ! si Bourdage

Prenait un autre ton !

Il parle en sage,

Mais j'abhorre le son

Qui fait tapage

Et tonne en faux-bourdon*

D'un ton modeste S'énonce Cuvillier ; Le placé peste De se voir étriller, Du ton modeste Dont parte Cuvillier.

Du ton qu'on prie

S'énonce uu orateur,

Pour la patrie

Brûlant, au fond du cœur :.

Ah ! c'est Labrie,

Qui cache son ardeur.

Mais qui s'annonce ?

C'est un grammairien, Quand il s'énonce ; Et d'un Parisien Quand il prononce, Je goûte l'entretien. (•)

L'esprit du père / Brille en son rejeton ; L'on ne voit guère, Peut-être dira-t-on, L'esprit du père Briller en ta chanson.

extrait dû Boston Courrier (1817)

Nous avoqp tu dernièrement une çarte du Canada et des possessions anglaises de l'Amérique du Nord, dédiée au prince Régent et publiée par le colonel Bouchette soidisant Arpenteur-Général du Canada. Noos apprenons aussi que ce monsieur accompagne les commissaires nommés en vertu du traité de Gand, comme Arpenteur et Astronome pour Sa Majesté Britannique. Cette circonstance donne à sa carte un degré d'autorité qu'elle n'aurait pas sans cela, malgré son exactitude apparente ; et nous n'en parlons que pour faire remarquer l'étonnante démarcation de territoires qu'elle contient.

Par cette carte, les Etats-Unis sont exclus de toute espèce de communications avec la Rivière St. Jean ; et la ligne frontière est marquée dans les parties orieu taies des Etats-Unis, de manière X ôter au Massachusett's plusieurs townàhips et plusieurs milliers d'acres d'un terrain de valeur.

Le sujet doit être déterminé par les Commissaires en vertu du cinquième article du traité de Gand ; mais si cette carte doit être considérée comme officielle jusque à un certain point, et comme exposant les prétentions de la Grande-Bretagne, ce sujet mérite bien d'être pris en considération par les autorités de cette République.

Il y a plusieurs autres points le long de la frontière, où la carte donne à la Grande-Bretagne des territoires considérables qui avaient toujours été regardés comme aux Etats-Unis. Mais le plus essentiel est ce dçmembre-. ment du Maine, qui perdrait par là une portion considérable de son territoire.

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