APPEL AU CANABA EU PAVEUR DE LAMARTINE
Après avoir rempli son siècle de sa gloire littéraire et: de son éloquence ; après avoir tenu dans ses mains les. ' destinées de sa patrie et de l'Europe, Lamartine se voit menacé sur le seuil de la viellesse par la pauvreté.
Avec un courage digne de lui-même, il veut, dit-iî faire tête à ses malheurs par le travail.
Il abandonne la politique pour se réfugier dans les lettres. C'est exclusivement comme homme de lettres qu'il fait appel aux sympathies du Nouveau-Monde.
Il a entrepris au commencement de cette année, la publication, en français et en anglais, d'un receuil mensuel intitulé : Cours familier de Littérature. C'est pour cet ouvrage qu'il demande à l'Amérique l'hospitalité intellectuelle, et c'est sur lui qu'il compte pour rétablir sa fortune.
Dans une lettre addressée à l'un de nous, il s'exprime ainsi :
" Je vous recommande aussi vivement que j^en suis capable, mon excellent ami M. J.B. Desplace, et l'affaire dont il a bien voulu se charger par dévouement à mes malheurs. Cette affaire contient mon salut et celui de huit cents pauvres paysans compromis dans ma ruine, si cette ruine venait à s'accomplir faute de travail. En aidant M. Dcsplace c'est moi que vous sauvez."
Le Canada, dont une partie de la population parle la langue dans laquelle Lamartine a écrit tant de chefsd'œuvre, et où la population anglaise devient de plus en plus familière avec l'idiôme français, le Canada est le pays, où après la France, ce grand écrivain est sûr de trouver plus de sympathie. Aussi l'opinion publique s'estelle déjà émue, et tout annonce qu'elle répondra chaleureusement à cet appel.
Il n'y a pas à s'en étonner : un peuple pieux comme le nôtre n'a pas oublié les efforts de l'illustre poète pour arrêter son siècle sur la pente du matérialisme ; il se souvient que Lamartinea puissamment contribué au retour des idées religieuses,en entretenant ses contemporains de l'âme et de Dieu.
Il admire son courage, qui n'a été surpassé ni dans l'antiquité ni dans les temps modernes y il admire la probité
incorruptible du grand citoyen qni est descendu dot pou- Toir plus pauvre qu'il n'y était monté.
Spectacle touchant, que de le voir sur le déclin des années, se condamner à un travail sans relâche pour combler le déficit creusé par sa bienfaisance, et pour la continuer aux infortunés dont il est le soutien.
Rare coïncidence que celle-ci, ou un peuple s'honore en tendant la main au génie malheureux, et où le génie s'acquitte envers ce peuple en l'instruisant, en le charmant et en le rendant meilleur.
Nous croyons pouvoir proclamera l'avance que Lamartine n'aura pas compté en vain sur le Canada.
Beaujeu (Hon. Saveuse de) Membre du Conseil Législatif. Berczey (William) avocat. Bibaud (M.) Président de l'Institut Polytechnique. Bleury (Hon. Sabrevois de) avocat. Chauveau (P.O.) ancien ministre, Surintendant de l'Instruction Publique. Cherrier (C. S.) Conseiller de la Reine. Cotirsol (Charles) avocat. Daoust (Charles) Membre de l'Assemblée Légisfative, Président de l'Institut Canadien. Day (Hon. Juge Charles). Dessaulles (Hon. L. A.) Membre du conseil Législatif. Dorion (A. [A) Membre de l'Assemblée Législative. Doutre (Joseph) avocat, Dunkin (Christ.) avocat. Drummond (Hon. L. T.) ancien ministre^ Hunt (T. Sterry,) Chimiste de la Commission Géologique du Canada. Labreche Viger, (Ls,) avocat. La flamme (R.) avocat. Lafrenaye (L. R.) avocat. Lenoir (Joseph), avocat. Leslie (Hon.) ancien ministre. Loranger T.) Membre de l'Assemblée législative. Mondelet, (Hon. Juge Charles.) Papineau (Hon. L.) ancien Président de l'Assemblée législative du Bas-Canada, Papineau ^(L. A.) avocat Ramsay (D. P.) Maître-es- Arts. Rimsay (T. K.) avocat. Rose (John) Conseiller de la Reine. Roy (Euclide) avocat. Sicotte (Hon. L. V.) Président de l'Assemblée Légi slative. Star nés (Henry Maire de Montréal. Viger (Hon. î). B.) aneien ministre. Viger (le Commandeur.)