‹ Le panthéon canadien, (choix de biographie.) Dans lequel on a introduit les hommes les plus célèbres des autres colonies britanniquesChapitre 25 sur 26 · EXPOSITION PROVINCIALE DE 1858. — CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

EXPOSITION PROVINCIALE DE 1858. — CORRESPONDANCE

du Courrier du Canada, (extrait.)

Dans les beaux arts, non? devons parler, et c'est pour nous un plaisir de le faire, des charmants dessins à la plume de M. Richer et de l'exposition de sculpture de M. Bourassa, un de nos artistes les mieux inspirés et les plu* distingués.

Les dessins â la plume de M. Richer sont de véritables objets d'art dans la manière flamande : trois cartons importants étaient exposés ; ces cartons ne portaient point de titres, mais nous les appèlerons un paysage, un chamj de bataille et Sainte Lucie.

Le paysage représente une scène agreste et sauvage, des rochers, une cascade, des ravines mis ensemble un peu dans le genre à effet de Décamps. La Ste. Lucie martyre — nous uvons cru reconnaître ce sujet dans le dessin, — est !a copie d'une gravure qu'on nous a dit être d'après le Guide ; c'est un morceau supérieur au précédent, qui n'a pas de figures, mais qui, tout beau qu'il soit, n'a pas encore le mérite du charmant carton que nous intitulons un cliamp de bataille. — Des corps demi-nus gisent étendus dans la plaine, il fait nuit ou du moins il fah

sombre, deg moines sont penchés vers les victimes d,u combat pour y découvrir sans doute quelque signe de vie, et une figure de femme — sœur, épouse ou fiancée — se dresse au milieu de cette scène dans une majestueuse résignation. ... ; cette figure pourrait être une Spartiate, peut-être Camille avant de laisser éclater sa douleur ; mais elle est mieux que cela, nous pensons, car elle nous a semblé une chrétienne.

Si M. Richer se met en ffarde contre le danger d'une trop grande facilité de faire, pour étudier les difficiles secrets du dessin classique, il deviendra bientôt artiste, d'amateur distingué qu'il est.

Croirait-on que le jury a refusé le prix a ces œuvres pour le donner à des arabesques et enluminures qui ne >orit pas sans mérite ; mais qui sont aussi loin des beaux dessins de M. liicher que l'art est loin du métier. — Pour longtems encore les hommes d'étude, de goût et de sentiment et les artistes auront à se résigner à d'absurdes jugemens de ce genre, au sein de notre société gâtée par ce qu'on appelé les affaires. (•)

TJn mot maintenant dé M. Bourassa, que les amis des arts connaissent comme peintre, élève d'Hamel et de l'école italienne ; mais que peu connaissent encore comme sculpteur. M. Bourassa cultive l'art pour l'art, et il éh a étudié tons les secrets ; peintre surtout, il s'est encore occupé de sculpture ; son talent dans ce genre s'était révélé avant son départ d'Europe dans la production d'un petit travail en bois qu'on peut voir chez AI. Hamel, à qui il en a fait présent. Ce délicieux petit morceau, sculpté sur le nœud d'une racine, est gros comme rien. Il représente un dragon replié et enroulé sur lui-même ; c'est un sujet bien simple ; mais comme c'est joli de pose et de conception et surtout comme c'est heureux de morbidesse ; mais mettons un terme à cette petite digression.

M. Bourassa s'est épris de la grande et noble figure de Jacques Cartier et il s'est, tout d'un coup, trouvé modélant ce buste que nous avons vu modestement exposé au milieu des fontes et des articles de production industriel-

(•) M. Richer avait obtenu un premier prix extraordinaire er

Je. Le Buste de Jacques Cartier exécuté avec un succès parfait de ressemblance, d'après le portrait que tout le monde connaît, est véritablement une œuvre sérieuse et nous le dirons, malgré que nous savions M. Bourassa un peu sculpteur, nous ne l'aurions pas cru capable d'un semblable travail, en dehors de ses études ordinaires, qui toutes ont porté presqu'exclusivement sur la peinture. Il y a dans le Jacques Cartier de M. Bourassa le cachet d'une inspiration réelle ; cette figure si fortement burinée, ces traits si marqués sont bien ceux du hardi pilote de St. Mâlo, et dans cet œil qui perce, il y a bien le regard d'un découvreur. Nous sommes, comme Canadienfrançais, glorieux de cette œuvre ; ce n'est plus ici une figure quelconque, plus ou moins bien coupée dans la matière première,— c'est une création d'artiste, une pensée et non pas simplement un fait.

EXTRAIT DU Pilot. (1SÔ8)

ït is with much pleasure we Iearn that, at a meeting of the historical Society of the State of Michigan, held ut Détroit on the 16th instant, the honorable F. B. H, Weth- ^rell being in the chair, Maximilien Bibaud LL. D. Chief-President of the Institut Polytecuic of Montréal, was elected an honoray member, and J. B. Meilleur M. D., L.L.D. a corresponding member. We are glad to chronicle such acts as thèse, as they tend to show the good feeling that cxists between Canada and thè United States, and we would congratulate the above named gentlemen on the distinction that lias been conferred upon the m.

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