‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 118 sur 186 · MUR—MUY · texte numérisé non relu

MUR—MUY

la vive opposition du parti conservateur. Avant la Confédération M. Mowat avait fait partie des administrations Brown-Dorion et Macdonald-Dorion. Il avait été nommé vice-chancelier du Haut-Canada en 1864 et donna sa démission huit ans plus tard, lorsqu'il fut appelé à former une nouvelle administration dans Ontario. M. Mowat a épousé, en 1846, Jane, seconde fille de feu John Evwart, écuyer, de Toronto.

urray (James), général anglais, lieutenant de Wolfe,

fils de lord Elibank, pair d'Ecosse, suggéra, dit-on, à ce capitaine l’escalade par laquelle il surprit les plaines. d'Abraham, et défendit avec succès Québec contre le chevalier de Lévis. Il prit ensuite le fort Jacques-Cartier, et opéra sa jonction avec Amherst devant Montréal. Laissé par celui-ci à la tête du gouvernement de Québhec, il interpréta la capitulation de Montréal favorablement, tandis que | le marquis de Vaudreuil, dans une lettre à M. de Bellestre, | l'interprétait contre nous, quant aux lois françaises. Il fut ensuite gouverneur en chef de la province de Québec en: 1763, et fut rappelé en 1766 pour avoir montré trop d’estime pour les Canadiens. Il emporta avec lui les félécitations du clergé, de la noblesse et du peuple, et, interrogé par un comité du parlement, il dévoila impitoyablement l’iniquité du pouvoir envers le peuple conquis. Commandant à Minorque avec un autre général contre le duc de Crillon, il défendit durant sept mois le fort St-Philippe, et refusa un million et la pairie française qu’on lui offrait s’il voulait livrer la place. Il mourut général en 1799. Son fils était général major dans la Péninsule sous Wellington.

IL.—(sir George), guerrier, diplomate et écrivain, successivement quartier-maître général de Wellington dans la Pénisule, président du Haut-Canada, chef d'état-major des armées de la coalition à Paris, ministre des colonies et commandant des forces ad interim, rédacteur des dépêches de Marlborough. Il négocia la capitulation de Copenhague. et la convention de Cintra, et promit aux Canadiens de mettre en pratique les recommandations du comité de la Chambre des communes d'Angleterre, occasionnées par l’administration arbitraire de lord Dalhousie.

Muy (Danneau de), illustre famille canadienne qui commence à ce Danneau de Muy qui rallia les Français et les.

NEI 208 Canadiens surpris par Peter Schuyler et les Iroquois à la Prairie de la Madeleine, et qui remporta la victoire. Nicolas Danneau de Muy, écuyer, épousa demoiselle Marguerite Boucher, fut gouverneur du Détroit après Céloron de Blainville, puis de la Louisiane, Marie Charlotte, sa fille, reli-

ieuse ursuline à Québec, a écrit la vie de madame Pont-

riand, mère de l'évêque. C'est un abrégé de celle de dom Trottier, et elle a été retrouvée au séminaire de Montréal rmi-le papiers du prélat, On connaît encore Jacques erre de Muy, écuyer, seigneur en 1752, et capitaine d’infanterie. Un Danneau de Muy était officier dans la milice en 1814.

Neilson (Jo4n), qu’on a appelé quelquefois le Franklin du Canada, sans doute parce qu'il commença comme lui par être imprimeur, fut propriétaire de la Gazette de Québec publiée en anglais et en français. Il fut élu membre du parlement pour Québec en 1820, et fut réélu jusqu’en 1830. Il représenta alors le comté de Québec jusqu’en 1834. Il appartenait aux rangs populaires, ainsi que James Stuart. L'administration voulut séduire ces deux hommes qui prêétaient le secours de leur nom aux Canadiens-Français. Elle gagna Stuart, et offrit à Neilson pour son journal le titre de Gazette officielle ou organe du gouvernement. Il refusa pour lui-même, mais accepta pour Samuel Neilson, son fils. Bientôt quelques articles suspects, attribués au père, s'étant glissés dans la Gazette, lord Dalhousie la rejeta, et fonda la Gazette officielle de Québec, qu’il confia au docteur Charlton Fisher, alors rédacteur de l’Albion de New-York. Neilson combattit l’Union, et alla en Angleterre avec M. Papineau’ porter la requête des Canadiens, On «a de ces députés : Letter to His Majesty's under Secretary of State on the subject of the proposed Union of Upper and Lower Canada, Londres, 1824, in-8. Le 4 janvier 1832, il fut présenté à M. Neilson une coupe travaillée en relief et en bossage. Dans un compartiment, les agents présentent la requête au roi assis sur un trône. Dans un autre, un militaire déchire d’une main l’acte constitutionnol, et présente de l’autre des chaînes au Canada, que le lion britannique et un génie protègent,

Page 1