‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 142 sur 186 · QUI · texte numérisé non relu

QUI

tint du pape, avec l’aide du cardinal Bagni, ancien nonce en France, une commission pour ériger une cure à Ville- Marie et en être le premier curé, puis partit de nouveau pour le Canada. L’obtention de cette commission n'était pas un bon office rendu à Mgr de Laval, et on peut se demander de plus si l'abbé de Queylus ne défiait pas l'autorité du roi, qui l'avait fait repasser en France : il lui fut même signifié en vain une nouvelle lettre de cachet lui défenda.… de sortir de France. Arrivé incognito à Québec, il all cependant voir Mgr de Laval, et n'ayant pu obtenier son agrément, sans doute parce que le prélat jugeait que l’obtention à Rome d’une commission par M. de Queylus était due à une impétration obreptice, il partit de nuit, en dépit des monitions du vicaire apostolique. Il fut alors déclaré suspens et de nouveau expulsé. Ce fut au grand détriment de la colonie de Montréal, qu’il avait beaucoup augmentée et à laquelle on ravit, en son absence, ses plus beaux privilèges, tels que ceux de la nomination des officiers de la justice et du gouverneur par les seigneurs, Mais Mgr de Laval finit par consentir au retour de M. de Queylus en Canada, lui rendit ses bonnes grâces et l’établit même grand vicaire. Il permit enfin aux Sulpiciens de se joindre aux Jésuites pour prêcher l'Evangile aux nations, œuvre qu’il avait jusqu'alors obstinément réservée aux premiers, au préjudice du but de l'association des messieurs et dames de la Compagnie de Montréal. En 1672, M. de Queylus avait porté à 1500 âmes le chiffre de la population de Ville-Marie. Il s'intéressa aussi à l'instruction des sauvages. L'abbé Faillon l’a lavé avec succès de l’accusation de jansénisme portée contre lui.

* Quiblier es Vincent), dixième supérieur de la communauté de $St-Sulpice à Montréal, mort à Paris après avoir desservi l’église française à Londres, fut ordonné prêtre en 1819, et vint en Canada en 1825. Il fut directeur du collège de Montréal après le vénérable M. Roque, vice-supérieur durant la longue maladie de M. Roux, et. lui succéda à sa mort, en 1831. Il fonda plusieurs écoles, améliora l’enseignement de la Congrégation, introduisit en Canada les Frères des Ecoles chrétiennes, et obtint de l’Angleterre la confirmation finale des titres des Sulpiciens aux seigneuries de l’île de Montréal, de St-Sulpice et du lac des Deux

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