‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 160 sur 186 · STU · texte numérisé non relu

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la Chambre d’assemblée en se faisant l’accusateur des juges: Swell (son ancien patron) et Monck. La Chambre le nomma

agent pour poursuivre l'affaire en Angleterre ; mais le Con- -

seil législatif refusa son concours. La Chambre basse en fut indignée et témoigna avec éclat sa confiance envers cet homme de parti. Il se fit zélateur du projet de l’Union et | ja en Agleterre, en 1823, la supplique de ses fauteurs.

rd Bathurst le caréssa beaucoup cette fois, et en 1825, Stuart reparut en Angleterre avec lord Dalhousie. Le ministre le nomma procureur général en remplacement de Normann Uniack, qui succédait à l’honorable C. L. Foucher sur le banc. A la demande de Dalhousie, il se fit élire au parlement par le bourg William-Henry. Le docteur Wolfred Nelson lui enleva son siège. Il suivit M. Viger à Londres et se défendit : on vit alors aux prises deux des premiers hommes du barreau canadien. On a dit du Hémoire de Stuart, qui est à peu près sa seule production, que c’est un monument remarquable d’érudition, de logique et d’une habileté prodigieuse ; mais M. Viger aussi était érudit et disert, et il est de fait qu’il triompha et que Stuart fut destitué. Il revint en Canada en 1834, et se remit à pratiquer comme avocat. Ne se tenant pas encore pour vaincu, malgré le sanction de lord Goderich, il échangea avec lord Aylmer des lettres violentes, et lui envoya même un cartel. Cependant la Chambre d’assemblée se mettait rapidement dans son tort et les proscrits de la veille pouvaient devenir les favoris du jour. Sous le ministre Stanley, si M. Ogden put se faire nommer procureur général grâce à sa parenté avec lord Lyndhurst, on offrit à Stuart la charge de juge en chef de Terre-Neuve, qu’il refusa. I] fit bien, car lord Durham le créa grand juge de la province. Il fut baronnet sous lord Sydenham, député-gouverneur et président de la Cour d’appel sous sir Charles Bagot. Il est mort à Québec le 14 juillet 1853, et a eu pour successeur

M La Fontaine. Il a laissé uné fille et trois fils Sir:

Charles, l'aîné, maître es arts du collège universitaire de Carnbridge, en Angleterre, et membre de l'honorable société de Inner Temple, né à Montréal en.1825, lui a succédé dans le titre de baronnet. Un autre de ses fils a fait la guerre d'Orient et est chevalier de l'ordre musulman de Medjidié. Sir James Stuart a joui d’une réputation colossale, mais

vuerre djidié.

mais

STU 273 sujette à contestation. S'il n'avait été qu'avocat, on ne saurait nier qu’il ne fût, comme tel, fort brillant par son éloquence et son érudition, et lord Silkirk lui-même disait, au sortir d’une de ses plaidoieries, qu’il n'avait rien entendu de mieux en Angleterre ; mais comme officier de la couronne et comme juge en chef, il a prêté le flanc à la critique, non moins que comme politique. Il avait de très belles facultés, une mémoire heureuse et une vaste lecture du droit anglais et français ; mais on ne voit nullement que ces notions fussent bien classées dans son esprit ou qu'il eñt de la méthode, chose si indispensable dans l'étude de la prudence. Son ordonnance des bureaux d’hypoth. «es est étrangement indigeste, Il s’est trompé dans son opinion non motivée en faveur de l’amovibilité des curés ; et dans sa décision sur les titres des Sulpiciens, en sa qualité de procureur général, il prétend que la capitulation de Montréal leur refuse des droits qu’au contraire l’article XXXIV leur reconnaît expressément, sans parler des instructions de lord Dorchester, Il avance à faux que les ecclésiastiques n'instruisent plus les sauvages selon leur but primitif, et que si (contre son opinion) une corporation a continué d'exister en Canada après la conquête, ce ne pouvait être que du vivant. des derniers membres qui s'étaient trouvés dans le pays en 1759, et qu’elle ne pouvait se perpétuer, comme si le gouvernement anglais ne l'avait pas vu par son fait en y envoyarit les Sulpiciens victimes ke a révolution française. Malgré ses défauts et ses torts pourtant, il a eu une belle fortune et son nom est célèbre, |

III. Stuart (James Andrew), né à Kingston, décédé solliciteur général, a été un génie beaucoup plus universel que le précédent.—Il fut élu au parlement pour Québec en 1815, pe réélu en 1820 et en 1830, Quand M. Caron eut la aiblesse de résigner son siège, il fut élu par la Haute-Ville de Québec en 1836, Son éloquence raisonnée, sa logique pressante, son bon sens politique, ses talents oratoires, en un mot, sont loués dans l’AZistoire du Canada et des Canadiens sous la domination française. Ilfut le plus redoutable adversaire de M. Papineau. Commissaire pour l’exploration du Saguenay en 1830, il ft un rapport qui fut imprimé en un volume in-8, et fournit à la Société littéraire et historique, dont il était membre, des écrits fort variés dans leurs

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