I. Vaudreuil (Philippe de Rigaud), commandeur puis
grand’croix de St-Louis, chevalier de Vaudreuil, puis marquis à la mort de son père, tué à la bataille de Luzzara sous le duc de Vendôme en 1702, lieutenant général et gouverneur de la Nouvelle-France, était originairement maréchal des logis de la garde appelée les Mousquetaires gris, et se signala fort au siège de Valenciennes. Envoyé en Canada avec le titre de commandant des troupes, il amenait 800 hommes. , Il alla avec 300 hommes au secours de Montréal lors du massacre de Lachine, et commanda sous le comte de Frontenac dans la grande expédition contre les Iroquois. En 1690, il fut chargé de garder le rivage contre la flotte de Phipps et eut part à la glorieuse défense de Québec. Trois ans après (1693) il surprit et défit La Chaudière-Noire, le plus terrible et le plus rusé des Iroquois. Mais il passa du service de terre au service de mer. Il obtint une seigneurie en 1702, avant de succéder au titre de marquis, car il est désigné messire de Rigaud, chevalier de Vaudreuil, capitaine des vaisseaux du roi et gouverneur de Montréal. Il avait succédé dans ce poste à M. de Callières après la mort du comte de Frontenac, et M. de Callières étant mort lui-même en 1703, il eut le gouvernement général du pays. Il avait épousé, à Québec, Louise Elisabeth Joybert de Soulanges, fille du chevalier Joybert de Soulanges. Ce mariage faillit l'empêcher d'avancer, car le ministre de la marine ne lui cachait pas que la cour hésitait à confier le gouvernement du pau un homme allié aux Canadiens, et M. de Vaudreuil, oubliant son épouse, répondait que M. de Lot- . binière était son seul parent parmi les Canadiens. On le nomma, en lui donnant avis de se tenir libre des Soulan
et des Lotbinière. Il déploya beaucoup d'activité en 1710, trouva de l'argent dans la bourse de citoyens pour fortifier Québec, et vit échouer l'invasion préméditée par les Anglris par mer et par terre. Obligé de défendre la capitale, il envoya cependant M. de Ramesay avec 600 hommes au secours du baron de Longueuil à Montréal. L’amiral Walker et le général Hill firent naufrage ; le général Nicholson retraita. Il mourut à Québec le 10 octobre 1825, après avoir gouverné la Nouvelle-France avec une grande habileté durant 21 ans. Mais tous les moyens lui étaient bons. Les Abénaquis, qu’il excitait sous main, ensanglantèrent sans cesse durant la paix les colonies anglaises, et il osa
même offrir des primes pour les chevelures enlevées. Néanmoins la douleur causée par sa mort ne fut égalée que par l'allégresse que sa nomination avait fait naître, parce qu'il s'était fait canadien. On grava sur sa tombe : ‘“ Cy gist le Haut et Puissant Seigneur, Messire Philippe de Rigaud, Marquis de Vaudreuil, Grand’Croix de l'Ordre Militaire de St-Louis, Gouverneur et Lieutenant Général de toute la Nouvelle- France, décédé le dixième d'Octobre 1725.” Il laissa plusieurs fils.
La marquise douairière importuna le ministre de la marine de pas moins que cinq lettres ou mémoires demandant des grâces pour ses enfants et pour tous ses proches. Lors de la démolition des ruines du collège incendié de St-Raphaël, ancien château Vaudreuil, on trouva sur la première pierre de l’angle sud-est une plaque de plomb avec cette inscription : ‘ Cette pierre a été posée par Dame Lovise Elyzabeth de Joybert, femme de haut et puissant seigneur, Philippe de Rigaud, chevalier, marquis de Vaudreuil, grand’ croix de l’ordre militaire de St-Louis, gouverneur.et lieutenant général pour le roi de toute la Nouvelle-France septentrionale, en 1723, ce 15 maï.” Trois fleurs de lis sont aussi gravées sur la plaque.
suivant, marquis qui nous est peu connu, mourut le 7 juillet 1748, à 79 ans, et est désigné ancien colonel.
Louis Philippe de Rigaud, comte de Vaudreuil, lieutenant général des armées navales, né en 1691, figura nominalement dans la marine dès l’âge de sept ans, en 1698, suivant l’Armorial de France, où sont consignés les titres de la maison de Vaudreuil. Il fut fait capitaine de vaisseau en 1738, grand’croix de St-Louis en 1745, seule nomination de l’année, chef d’escadre en 1748, lieutenant général en 1753 et gouverneur de St-Domingue en 1755. Aux préparatifs de défense de Québec, son père lui confia un poste d’honneur. Il commandait l’Aguilon, de 48, dans la flotte franco-espagnole, à la bataille de Toulon en 1744. En 1747, il commandait l’Zntrépide au combat de Bellisle entre le fameux amiral Hawke et M. de Létenduère-Desherbiers, qui montait le Tonnant. Ce vaisseau soutint longtemps à lui seul le feu de la ligne anglaise ; l’ntrépide lui vint en aide, le tira du combat et fit sa retraite en le remorquant, bien que l’amiral anglais eût quatorze vaisseaux contre deux, cinq vaisseaux
français sur sept ayant succombé. La noble conduite du Tonnant, et surtout celle de l’Intrépide, sauva le convoi de 250 voiles qui suivait l’escadre française. On retrouve dans l’Armorial une belle lettre de M. de Létenduère à M. de Vaudreuil, qui fut loué par la Gazette et le Mercure de France, et qui mieux est, immortalisé par Anquetil, dans son histoire. L’historien anglais Beatson lui attribue aussi le salut de son amiral. Montant plus tard l’Æéphant, il fit naufrage, mais l'équipage fut sauvé. L'’Armorial le dit mort à Tours le 17 novembre 1763.
Pierre François, marquis de Vaudreuil-Cavagnal (1748), général et homme d’Etat, dernier gouverneur et lieutenant pre de la Nouvelle-France, né À Québec en 1698, était
e troisième fils de Philippe, fut créé major des troupes de la marine et était gouverneur des Trois-Rivières en 1733, uand il obtint une seigneurie. Nommé gouverneur de la uisiane, où il se fit aimer, en 1743, il devenait marquis en 1748, et gouverneur général en 1755. Ses provisions, en date du premier janvier, furent enregistrées au Conseil souverain dé Québec le 13 juillet de la même année. Son administration du Canada ne fut pas moins populaire que celle de la Louisiane, et s’il succomba, il est à présumer qu'un autre n'aurait pas mieux fait que lui. Il aimait les Canadiens et Montcalm ne les aimait point. Le sentiment jaloux était le même dans les armées française et anglaise quant aux coloniaux. Les soldats anglais se moquaient des vainqueurs du lac George, et les soldats français des vainqueurs de Mononghahéla ; mais ceux-ci, en revanche, s’obstinaient avec raison à croire les réguliers moins propres qu’eux-mêmes à la guerre d'Amérique, en dépit des quolibets. Soldats et généraux, après tout, ne maltraitaient les Canadiens que parce qu’ils conservaient de l'humeur d’avoir été vaincus par les milices de Johnson, tandis que les Canadiens avaient vaincu les vétérans de Braddock. De là le peu d’entente entre Montcalm et le marquis de Vaudreuil et l'impossibilité en conséquence de sauver la colonie. Monttalm, général moins hardi ou actif qu’intrépide dans le combat, et très peu entreprenant, affectait même dans ses lettres un souverain mépris pour les plans de campagne et les instructions du gouverneur, qui lui fit prendre Oswégo malgré lui, et qui, après la bataille de Carillon, voulait qu'il délogeñt
uite du ivoi de ve dans M. de ure de 1, dans e aussi at, il fit it mort
itenant 3, était
élogeât
Abercrombie en le harassant et en faisant couper ses communications par des nuées de troupes légères, s'offrant de lui envoyer 10,000 Canadiens, s’il le fallait. Mais Montcalm ne craignait rien tant que cela, et quant au projet d’obliger ainsi le général ennemi à décamper, il le tourna en ridicule, se laissa emporter à une légèreté indicible et osa écrire que ce projet était tellement absurde qu’il ne pouvait être que l'ouvrage d’un secrétaire. Dans une lettre pleine de magnanimité, Vaudreuil lui dit qu'il ne voulait pas prendre note d'un document tel que sa missive, désireux d'oublier ses injures pour le bien public, et que quant au projet, il le royale assez sagace pour le comprendre s’il le voulait bien. I] lui réitérait ses instructions et défendait les Canadiens contre les outrages des réguliers. Si Montcalm dédaignait les plans du marquis comme ceux d’un homme qui n'avait jamais rien fait à la guerre, celui-ci, de son côté, avait fait à la cour, sur sa relation de la bataille de Carillon, des observations auxquelles il aurait été difficile au général de répondre, et il ne lui pardonne jamais de n’avoir pas pris le fort Lydius, comme il avait pris Oswégo et William-Henry. Ï1 connaissait mieux le pays que Montcalm et était plus propre que lui à la guerre d'Amérique, et malheureusement pour ce dernier, la tactique recommandée par le marquis de Vaudreull, qui consistait à faire un grand usage des troupes légères pour fatiguer.et désorienter l’ennemi, ainsi que pour lui retrancher les vivres, opérations. pour lesquelles les Canadiens étaient éminemment expérimentés, était la tactique qui fut adoptée par Carnot et par Napoléon : elle mettait les généraux autrichiens au désespoir, et Abercrombie n’aurait pas été, à coup sûr, plus rassuré. Mais, encore une fois, Montcalm, qui trouvait toujours des quolibets à l'adresse du marquis et de son frère Rigaud, partageait et fomentait les petites passions des réguliers, et si l’on observe qu’il sollicitait sous main le gouvernement du pays, on n’hésitera pas à donner l’avantage à notre compatriote. Heureux le général, s’il n’eût pas méprisé encore sous les murs de
ébec les sages instructions que lui donna Vaudreuil : il y a un mémoire détaillé des opérations, par un officier du génie, qui donne droit au marquis. Le S.... de.... C.... dans les mémoires publiés par la Société historique, ajoute au sujet de la défense de Québec : ‘“ M. de Montcalm n'avait
point encore acquis l'expérience qu'il faut pour commander en chef : il se faisait lui-même des maximes nouvelles ; c'est ce qu'on voit par sa position pour la défense de Québec. ” A la nouvelle du désavantage des Français, le marquis sortit de la ville et fit tout ce qu'il put pour rallier les trou mais sans succès. Après avoir traversé la rivière Saint- Charles pour rentrer dans le camp de Beauport, il se déter. mina à retraiter, non sans avoir envoyé cinquante hommes r bataillon pour renforcer la garnison de Québec, et ce fut NS conseil de guerre qui opina pour la retraite, de peur que l'Anglais ne la coupât en se saisissant de Jacques-Cartier. Il appela à lui le chevalier de Lévis, qui était plus propre à commander les Canadiens que Montcalm, et qui en était aussi plus aimé, et sa résolution de défendre le pays après la chute de Québec, dont il ne fut pas responsable puisqu'il envoya à temps à son secours M. de La Roche-Beaucourt, et qu’il marcha lui-même, est digne d’un grand homme. ‘“ Pour porter sur cet illustre Canadien, dit l'historien M. Bibaud, un jugement équitable et impartial, c’est l’ensemble de sa conduite comme gouverneur du Canada, dans les circonstances extraordinaires où il s’est trouvé, qu’il convient d’examiner, et nous avons le plaisir de voir dans cet ensemble beaucoup plus à louer qu'à blâmer. Quand on le voit déférer volontiers à l’avis des généraux Montcalm et Lévis, pour . les opérations militaires, on doit être moins étonné de la confiance qu'il mettait dans les talents et l'expérience de l'intendant Bigot pour les affaires civiles et financières. I1 eut évidemment l'idée fixe de demeurer dans les bornes du devoir ou du pouvoir légitime, comme il était permis de l'exercer alors ; il posséda à un haut degré le bon sens politique, il sut résister à toute proposition impolitique ou inconvenante ; il montra dans ce que nous nous permettrons d'appeler ses procédés diplomatiques, de l'énergie et de la dignité ; enfin, personne ne pourra lui refuser ce degré de prudence et cet empire sur soi-même qui permettent à l’homme de choisir le meilleur parti dans les cas à peu près désespérés. Les Canadiens particulièrement durent le remercier de n’avoir pas voulu accéder à la proposition que lui fit le chevalier de Lévis de rompre toute négociation avec le général Amherst ; proposition pardonnable peut-être à un patriote zélé et à un militaire épris de la gloire des armes, tel qu'était le général
français, mais on ne plus téméraire dans les circonstances où se trouvait le Canada. Qui pourrait dire, en effet, quel aurait été le sort des habitants de ce pays, si Montréal eût été pris d'assaut ou obligé de se rendre à discrétion ? Ils lui durent encore quelque reconnaissance d’avoir, dans son projet de capitulation, songé à leur assurer tout ce qui pouvait contribuer à leur avantage et à leur bien-être futur, S'il demanda pour nos pères, sès compatriotes, plus que le vainqueur ne pouvait convenablement accorder, ce n'est
nous de nous en plaindre ou de l’en blâmer. Son frère,
Rigaud, devenu gouverneur de Montréal après la mort du : baron de Longueuil, se comporta, dans son gouvernement,
de manière à se faire estimer et chérir de toutes les classes de la société.” Il débarqua à Brest avec l’armée et les employés civils de la colonie qui avaient voulu quitter le pays, ‘et expédia un mémoire justificatif au ministre de la marine. Mais impliqué dans le procès Bigot, il fut jeté à la Bastille, à l’instigation des amis de Montcalm, comme les employés inférieurs, et subit son procès devant le Châtelet de Paris. Il fut exonéré de tout blâme, mais son gouvernement du Canada le laissa plus pauvre qu'auparavant. Barré dans sa Biographie classique, Léon Guérin, qui s'appuie de l’Armonial de France, et le Dr O’Callaghan le font mourir en 1764 ; mais en 1767, à un acte passé à Montréal par M. d’Eschambault, procureur des Vaudreuil, Pierre François Rigaud, marquis de Vaudreuil, le comte de Vaudreuil et le vicomte, M. de Vaudreuil, gouverneur de St-Domingue, Pierre François Chevalier de Vaudreuil et Louise Thérèse Fleury de La Gorgendière donnent pouvoir à M. Joseph Fleury d’Eschambault pour la vente du château Vaudreuil.
Le vicomte de Vaudreuil mentionné dans cet acte est apparemment celui qui épousa Marie Anne Riquet de Caraman, fille de Victor Maurice Riquet, comte de Caraman, et de Marie Anne d'Alsace de Hennen-Liétard, princesse de Chimay et du saint Empire romain, laquelle Marie Anne de Caraman est désignée vicomtesse de Vaudreuil.
Le comte de Vaudreuil mentionné au contrat, marquis après la mort de Pierre François, et lieutenant général des armées navales, né à Québec en 1723, entra dans la marine en 1741, Commandant d'Aréthuse en 1756, il combattit. deux frégates anglaises sur la côte de la Bretagne et ne se
rendit qu'après avoir sauvé la flottille qu'il convoyait, Les Anglais voulurent qu'il gardât son épée, et le renvoyèrent même en France sans Lys. ad d'échange. Au commencement de la guerre d'Amérique, il répondit au roi, qui lui offrait le commandement de St-Domingue : Won, sire, le seul poste qui convienne à un marin, dans une guerre comme celle-ci, est un vaisseau. Il montait le Fendant à la conquête de la Grenade sous d'Estaing, fit pour six millions de prises dans ses courses, et conquit le Sénégal en 1779. Il assista de plus, en qualité d'officier général, à cinq batailles navales, Celle d'Ouessant contre l'amiral Keppel, fut indécise, celle de la Martinique contre Hood, fut un échec ainsi que la rencontre du comte de Guichen avec l’ami
Kempenfeldt ; mais celle de la Chesapeake contre Graves fut une victoire à immense résultat qui amena la capitulation de lord Cornwallis. Il se rencontra deux fois avec Rodney, sous le comte de Guichen et sous le comte Grasse- Tilly. Dans la première affaire, la fortune fut incertaine ; au désastre de la Dominique la gloire du marquis de Vaudreuil augmenta. Ce marin qui montait le Triomphant et qui conduisait l'avant-garde, n’épargna rien pour prévenir
. le sort de la ville de Paris et sauva douze vaisseaux. Le
conseil de guerre, assemblé en 1784, rendit une justice entière à sa belle retraite, et Louis XVI le remercia en personne. Déjà commandeur de St-Louis, il fut créé grand’croix en 1789. Lors de la révolution il fut porté aux états généraux. Menacé en 1792, il défendit les Tuileries, puis émigra. Le ministre Bertrand lui écrivit pour l’inviter à reprendre son poste. Las Casas, dans le Mémorial de Ste- Hélène, en parlant de l’émigration de Coblentz, dit que les conseillers de Monsieur étaient MM. d’Avaray et de Jancourt ; et le marquis de Vaudreuil et l’évêque d'Arras, ceux de Mgr le comte d'Artois. Madame de Genlis fait son éloge dans ses Mémoires. Il rentra avec empressement en France sous le consulat, et mourut en 1802.
Il ne f£ut pasle confondre avec le comte de Vaudreuil, son contemporain, le même peut-être dont Charlevoix fut précepteur, qui donna la chasse à Nelson dans la guerre d’Amérique, et qui était chef d’escadre à la Dominique, où il montait le Sceptre, ainsi que dans la bataille contre l’amiral Hood. Il fut blessé le 12 avril.
eB Pierre François Rigaud, écuyer, chevalier de Vaudreuil, nt frère du dernier gouverneur du Canada, successivement. 2e- lieutenant du roi au gouvernement de Québec, gouverneur ui des Trois-Rivières et de Montréal, né en cette ville le 8 le février 1704, épousa le 2 mai 1733, à Québec, Louise Thérèse me nr à de La Gorgendière. Selon l’auteur des Mémoires n- publi r la Société historique, il était brave soldat, peu de Epirituel, bon, affable, bienfaisant et capable de tout oser Il ur le service de son prince. Il prit le fort Massachusetts, les ttit le colonel Parker sur le lac St-Sacrement, coula à in- fond 20 bateaux avec 5 officiers et 160 hommes, détruisit les ec préparatifs d'une cam e sous les bastions du fort George, ral alla en France, où il obtint Montcalm et Lévis, Bourlamaque ves et Bougainville, assembla à St-Jean l’armée qui assiégea la- Oswégo et Ontario et se glissa entre les deux forts durant rec le siège, malgré un corps de troupes qui y était établi peur se- entretenir la communication de ces deux forteresses. Une 16 ; dernière tentative pour détacher des Anglais les cantons au- iroquois fut faite par son ministère en 1757. Rigaud de et Vaudreuil partit avec neuf canots chargés de présents. nir Schinoniata, chef d'Onontagué, vint à sa rencontre avec Le vingt guerriers, et le vit près d'Oswégo. On se salua par en- trois décharges de mousqueterie, on dressa une tente, et les er- deux chefs s’abouchèrent ensemble. On trouve dans les e Mémoires sur le Canada et dans les Sagamos illustres le | atS reste de la description de cette conférence, qui n’eut point | uis d'effet. Il vivait encore avec son épouse à St-Germain-enor à Laye en 1770.
te- oseph Hyacinthe Rigaud de Vaudreuil, capitaine des les vaisseaux du roi, nommé comme gouverneur de St-Dominan- e au contrat fait à Montréal en 1767 par M. d’Eschameux Bault concernant le château Vaudreuil, fut gouverneur oge particulier de l'île de 1735 à 17650. Cette année, il fut nce nommé, le 25 mars, commandant général en l'absence du comte de Conflans, et fit enregistrer ses provisions au Conseil son supérieur de Léogane. Il fut aussi commandant général des pré- îles sous le Vent en 1753, au départ du comte de Lamotte, mé- jusqu'en 1756.
à il oseph François de Paule, marquis de Vaudreuil, son fils, iral né à St-Domingue en 1740, mort en 1819, pair de France,
lieutenant général des armées et gouverneur du Louvre (Biographie classique de Barré),. |
Le comte Pierre Louis Rigaud de Vaudreuil, membre de la
‘Société royale d'agriculture de Paris ev de la Société archéologique de Saintes, né en cette ville de la Charente-Inférieure le 18 septembre 1770, mort à Paris en 1853, la même année que Marguerite Rigaud de Vaudreuil épousait le comte Amédée Gédéon de Clermont-Tonnerre, a publié : 1° De l'Afrique et des chevaliers de St-Jean de Jérusalem, Paris, 1818 ; II° Des mœurs de l'empire ottoman et de l'équilibre de l’Europe, Paris, 1821 ; III Promenade de Paris à Bagnères-de-Luchon par l'Ile-de-France, l'Orléanais, le Berry, le Bourbonnais, l'Auvergne, le Rouergue, l'Albigeois, le Languedoc, le Roussillon et la partie orientale des Pyrénées, Paris, 1820 ; IV° Promenade de Bagnères-de-Luchon à Paris par da partie occidentale des Pyrénées, la Gascogne, le Languedoc, la G'uyenne, la Saintonge, le Poitou, la Bretagne et la Normandie, Paris, 1820 à 1821 ; V° Tableau des mœurs frangaises aux temps de la chevalerie, tiré du roman du sire Raoul de la Belle-Armantine, mis en français moderne et accompagné de notes, Paris, 1825, avec deux pages de musi- ‘que ; VI° Comsidérations sur les sciences, les arts et les mœurs des anciens, Paris, 1840. Il possédait en portefeuille un voyage en Provence, en Savoie et en Suisse.
Louis de Rigaud, dernier marquis de Vaudreuil, vient de mourir garçon à La Réole (1858) et l'Univers prétend qu’en lui s'éteint cette illustre maison ; mais à Prongy, près Corbeil, réside M. Charles de Vaudreuil.
La comtesse de Clermont-Tonnerre était la fille du comte Alfred de Vaudreuil. De son mariage est né, le 16 juillet
1854, Armand Théodore Henri.
On connaît encore Marie Joséphine Hyacinthe Victoire de Rigaud, comtesse de Vaudreuil, morte à Paris le 30 décembre 1851, à 77 ans.
Enün, un Rigaud, mulôtre de St-Domingue, fut général de division au service de la République française et prit part aux événements de la révolution d'Haïti.
Vauquelin (Jean), célèbre marin, défendit bravement la Louisiane, puis les approches de Québec, ayant été nommé commodore de la baie avant l'apparition de Wolfe. Il succomba dans un combat avec le commodore Swanton au second siège de Québec par le chevalier de Lévis. On le vit combattre jusqu’à ce qu’il ne lui restât plus ni boulets ni poudre.
VEN 30E Il envoya à terre les hommes de son équipage qui pouvaient. encore servir, puis resta à bord avec les blessés, et continua, sans demander à se rendre, d’essuyer le feu de l'ennemi. Les Anglais s’approchèrent, dans des canots armés, du vaisseau qui ne leur répondait plus : ils y trouvèrent Vauquelin couvert de blessures, mais debout au milieu d'hommes mourants. Le général Murray sut honorer sa valeur en le traitant avecdistinction. Mais en France, pour prix de ses services, il fut incarcéré, demanda en vain son procès, et mourut assassiné en 1763, selon le biographe Barré, par suite de ténébreuses intrigues. Il laissait un fils, Pierre Vauquelin, qui se livra de bonne heure à l'étude de l’histoire et de la géographie de l’Afrique, sur laquelle il donna, en 1771, un travail qui fut couronné par l’Académie de Lyon. Recommandé par le marquis de Vaudreuil, il fut admis par Turgot, en 1774, dans les bureaux du ministère de la marine, où il s’occupa d’un mémoire pour faire réhabiliter la mémoire de. son père. Mais en 1775, Marie Antoinette assista à la première communion des jeunes filles de Meudon, et Elisabeth Vauquelin lui offrit un bouquet. Priée de dire ce qu’on pourrait faire pour elle, l'enfant demanda la réhabilitation de son père, la reine en parla à Louis XVI, et après examen et dépositions favorables par les Montcalm, le marquis. de Vaudreuil, Lapérouse, devant M. de Sartines, la mémoire de Vauquelin fut réhabilitée, son fils présenté à la cour et chargé d’une mission pour l’empire de Maroc. Il la. remplit avec succès. Nommé en 1777 consul en Chine, il obtint un exequatur de l’empereur Kien-Lang. A Canton, il perdit sa sœur. On vient de découvrir sa tombe avec cette inscription : Zct repose la dépouille mortelle d'Elisabeth Vauquelin, morte à Canton le 2 mai 1779, à l'âge de 17 ans. Elle emporte dans la tombe les regrets éternels de ses parents et de tous ceux qui l'ont connue. Nous ignorons le reste de:
la carrière du consul canadien et l'influence que la révolution
française peut avoir eue sur sa fortune.
Vendôme (César, duc de), oncle de Louis XIV, grand maître et surintendant de la navigation et du commerce de France après le cardinal de Richelieu, est connu dans l’histoire d'Amérique comme s'étant déclaré protecteur de la veuve et des héritiers Charnizé en 1652. Les lettres royales portent : ‘“ Etant arrivé depuis quelque temps que certains.