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Quand Napoléon annonça son dessein de passer en personne dans la Péninsule, le duc de Kent demanda héroïquement au roi le permis de se rendre à son poste. Bouchette, notre géographe, lui dut une généreuse protection. ;
Edwards (Guillaume Frédéric), membre de l’Institut de France ou de la Société .des sciences morales et politiques, qui en fait partie, né à la Jamaïque en 1777, mort en 1842, fut le principal fondateur de la Société ethnographique. Il a laissé : Des caractères physiologiques des races considérés dans leur rapport avec l'histoire.
Efflat (Antoine Coeffier Ruzé, maréchal d’), surintendant des finances, un des Cent-Associés de la Nouvelle-France, commanda en Piémont en 1630, et mourut en 1632, en allant commander en Allemagne. En moins de cinq à six ans, il avait acquis de la réputation dans les armes par sa valeur, dans le conseil par son jugement, dans les ambassades par sa dextérité, et dans le maniement des finances par son exactitude et par sa vigilance. ‘
Eguillon (Charlotte de Combalot, duchesse d’), fondatrice, en 1638, et protectrice de l'Hôtel-Dieu de Québec.—Elle obtint de la Compagnie des Cent-Associés des seigneuries et terres considérables à la seule charge de faire célébrer chaque année une messe du Saint-Eprit, le gouverneur ou son lieutenant, et les principaux habitants présents ou invités, pour prier Dieu qu'il lui plût d’inspirer à.la compagnie des résolutions qui tournassent à sa gloire et à l’honneur de la France. à
Elgin (James Bruce), comte d’Elgin et de Kincardine, baron de Torry,"chevalier du très ngble ordre du Chardon, gouverneur général de l'Amérique Britannique du Nord, de 1847 à 1854, puis plénipotentiaire en Chine, où il conclut un traité de paix glorieux et mémorable avec l’empereur céleste, était un rejeton de la famille royale de Bruce et fils du lord Elgin qui, comme lord Arundel, a donné son nom à des marbres précieux. Mort en 1863.
England (sir Richard), lieutenant général, commandant des forces en Irlande, grand-croix du Bain et de la Légion d’hoñneurs natif du Haut-Canada, a été un des meilleurs officiers généraux de la guerre d'Orient.
Eric, évêque du Groënland au XIe siècle, visita le Vinland en 1171, et doit être regardé comme le premier apôtre
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de l'Amérique. Le prêtre Jean y avait été martyrisé avant la mission de ce prélat.
Eschambault (F7eury d'), maison canadienne, alliée à celles de Choiseul, de Vaudreuil, de Longueuil et de Steiguer.— I. Jacques Alexis de Fleury, écuyer, sieur d’'Eschambault, de St-Jean de Montaigu au diocèse de Luçon dans le Poitou, né en 1642, conseiller du roi, docteur en lois, avocat au parlement ; et en Canada, d’abord procureur du roi à Montréa:, épousa en ce pays Marguerite de Chavigny, veuve de Thomas Douaire, sieur de Bondy, qui s'était noyé en 1667, près de l’île d'Orléans, et fille de noble homme François de Chavigny de Berchereau et d'Eléonore de Grand-Maison. Il se signala dans la grande expédition du comte de Frontenac contre les Iroquois. Plus tard il fut bailli, puis lieutenant général civil et criminel de la juridiction de Montréal après le sieur Juchereau en 1704. Il était allié à M. de Ramezay, gouverneur de Montréal, et donna son nom à la seigneurie d’Eschambault qu’il eut de sa belle-mère, Eléonore de Grand-Maison, à qui elle avait été concédée par M. de Lauzon en 1652. Il épousa en secondes noces Marguerite Renée Denis, veuve de M. de Lanaudière, et mère de Thomas Tarieu, sieur de La Pérade, époux, croyons-nous, de la fameuse Marie Madeleine de Verchères. De ce second mariage il n’eut point d'enfants, mais il laissait, du premier, à sa mort arrivée vers 1715 :
1° Charles Fleury d’Eschambault ou Charles d’Eschambault Fleury, comme il signe, qui passa en France et se fixa à La Rochelle. Il y faisait en 1705 les affaires de la Compagnie du Canada ;
2° Joseph de Fleury, sieur de La Gorgendière, qui resta en ce pays, et qui est proprement la tige de la maison canadienne ;
3° Simon Thomas Fleury de la Jannière, qui alla s’établir à la Martinique, et qui se trouvait à Québec au mois de septembre 1716, cédant ses droits successifs au précédent qui, à son tour, au mois d'août 1719, renonçait aux biens de Jacques Alexis d'Eschambault situés en France, en faveur de Charles Fleury d’Eschambault, de La Rochelle, qui renonçait de son côté aux biens du Canada ;
4° Jacques Alexis Fleury d’Eschambault, prêtre de la Société des Missions étrangères, tonsuré le 19 décembre 1692,
minoré le ler février 1693 et fait sous-diacre le 8 mars de la même année. Il dut être ordonné prêtre en France, d'où il revenait le 27 août 1694 avec ce caractère. Il était sans doute allé fortifier ses études, Il était né au Canada et non à Saintes en France, comme le veut le grand vicaire Noyseux, qui l’appelle encore Louis Honoré, et qui le fait repasser en France en 1696, pour ne plus reparaître. Le fait est qu’il passa en Acadie et qu’on trouve de lui, dans les Documents de Paris, la relation d’un combat livré aux Anglais par les sauvages, à Pémaquid.
II.—Joseph de Fleury, sieur de la Gorgendière, ci-dessus nommé, sécond fils de Jacques Alexis d'Eschambault et de Marguerite de Chavigny, né le 20 mars 1676, épousa le 11 mai 1702, mademoiselle Claire J'olliet, fille de l’illustre Jolliet d’Anticosti, alors âgée de 22 ans et morte en 1760. Il était en 1722 un des principaux négociants du Canada, et devint même agent général de la Compagnie des Indes. Le marquis de Beauharnois lui concéda, le 23 septembre 1736, une seigneurie de trois lieues de front sur deux de profondeur sur les deux rives de la rivière Chaudière, en même temps que ses gendres, Thomas Jacques Taschereau, conseiller au Conseil souverain, et Pierre François Rigaud de Vaudreuil, frère du marquis, étaient également favorisés. Dame Taschereau était née en 1705, le 28 août. M. de la Gorgendière obtint du Conseil souverain une sentence qui le maintenait dans le patronage de l’église. Il mourut le 25 septembre 1749. Sa veuve vécut jusqu'au 19 février 1797. A part de deux filles que nous venons de mentionner, Joseph Fleury laissa trois fils :
1° Louis Fleury de La Gorgendière, né le 31 août 1705. Il épousa demoiselle Athalie Boudrault le 7 janvier 1764, et hérita ou devint possesseur des deux seigneuries d’Eschambault et de Vaudreuil. Il eut un fils, Louis Henri de La Gorgendière, et une fille, Louise Fleury de La Gorgendière, Le premier naquit le 9 novembre 1764 et fut le dernier Fleury qui fut propriétaire des seigneuries de ses ancêtres, . à la réserve du domaine pourtant. Celui-ci eut un fils qui fut médecin et qui servit dans la guerre de 1812.
2° Joseph Fleury d’Eschambault, dont on parlera ciaprès.
3° Ignace Fleury de La Gorgendière, qui épousa made
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moiselle Prost, et mourut vers 1753. Sa tille Marie Elisabeth Geneviève épousa, le 13 mars 1772, le vicomte de Choiseul, émigra durant la révolution et mourut à Brennan, ville libre de la basse Saxe, le 21 février 1797. Le 31 décembre 1796, elle avait fait son testanent par lequel elle léguait les deux cinquièmes de ses biens en Amérique, et à St-Domingue particulièrement, à ses cousins germains du Canada.
III.-—Joseph Fleury d’Eschambault, deuxième fils de Joseph Fleury de La Gorgendière et de Claire J olliet, naquit le ler mai 1709, et épousa mademoiselle Marie Catherine Véron de Grandmenil. Il devint comme son père agent général de la Compagnie des Indes. Dans un temps où les agents coloniaux se livraient en masse à des concussions inouies, on dit de lui dans l’histoire de Bibaud : ‘ Plusieurs citoyens se firent un devoir de seconder l’intendant dans ses efforts, et particulièrement M. d'Eschambault, agent de la Compagnie des Indes, qui offrit généreusement tout l'argent: qu’il possédait et alla même en personne dans différentes paroisses, afin d'y acheter du blé et de la farine pour les troupes.” Après la conquête on le voit agent des Vaudreuil et vendant en leur nom le château Vaudreuil, à Montréal, à M. de Lotbinière, Il fut tuteur de la baronne de Longueuil, sa petite-fille, et Cugnet l’accuse d’avoir, en cette qualité, lésé les Boucher de Niverville et anglifié sa maison et celle de Longueuil. Madame d’Eschambault se distinguait surtout par sa piété, et lors de la grande obscurité qui eut lieu à Montréal en 1785, les dames allèrent la prendre pour aller à leur tête réciter des prières à Notre-Dame de Bonsecours. Ils laissèrent trois fils et trois filles. Les fils sont :
1° Etienne Fleury d'Eschambault, qui se signala à St- Jean et fut fait prisonnier par les Américains avec le chevalier de Montesson et le sieur Sabrevois de Bleury. Après
* avoir été capitaine dans les Volontaires canadiens royaux,
il se retira à Longueuil, où il remplissait les fonctions de juge de paix, et mourut vers 1815.
2° Louis Joseph Fleury d’Eschambault, dont on. parlera au long dans un autre paragraphe, et Antoine Fleury d’Eschambault. Les filles sont :
1° Marie Catherine, qui épousa en premières noces Charles Jacques Le Moine, troisième baron de Longueuil, et en