FÉN—FER
deux ans de combats, il revint au Canada, et de soldat il devint greffier à l’Assemblée législative. On s'étonne qu'avec son besoin d'activité intellectuelle il ait pu rester quatorze ans dans ce paisible emploi. Mais il s’en lassa à la fin et se jeta dans la mêlée politique, bataillant avec son entrain ba ituel dans le Journal de Québec d'abord, dans le Canadien ensuite. Entre temps il publiait des ouvrages marqe au bon coin, tantôt sur l’histoire de son pays, tantôt sur es questions militaires. Ses travaux littéraires et les services rendus à la France sur les champs de bataille lui ont valu plusieurs distinctions, entre autres celle de la Légion d'honneur. Il fait partie de la société des gens de lettres de France, et en 1881 il a visité Venise avec le titre de commissaire de Québec à l'exposition de géographie. En 1881 et en 1886 les conservateurs de Bellechasse l’envoyaient à l’Assemblée législative de Québec. C’est un homme très sympathique, qui ne compte que des amis.
Fénelon (François de Salignac de), frère de l’illustre archevêque de Cambrai et missionnaire en Canada, arriva à Québec le 27 juin 1667, n'étant pas encore prêtre. Ordonné par Monseigneur de Laval l’année suivante, il établit une mission sauvage à la baie de Quinté ; plus tard il se Le aux Jésuites pour prêcher l'Évangile aux tribus (1668). Le roi lui donna une seigneurie ‘ en considération de la passion
u'il a montrée depuis plusieurs années pour la propagation
u christianisme, et pour le convier à continuer le zèle qu'il a eu, et qui l’a porté à abandonner les établissements considérables que sa naissance et son mérite pouvaient lui faire espérer en France, et à fonder un établissement pour élever de petits sauvages selon les mœurs françaises.” Cette mission n’eut pas de succès, bien que l’abbé de Fénelon fût aidé par MM. Trouvé et de Cissé, et elle fut abandonnée. Il devint curé d'office de Ville-Marie, prit parti pour M. Perrot, gouverneur de Montréal, contre le comte de Frontenac, et fut arrrêté avec lui et traduit devant le Conseil souverain, en présence duquel il montra beaucoup de fierté. L'affaire alla jusque devant le conseil d'Etat, où Louis de Buade n'eut pas gain de cause. L'abbé de Fénelon repassa en France en 1673, en compagnie de Marguerite Bourgeois.
Ferland (L'abbé J. B. À.), docteur ès lettres, membre de la Société américaine pour l’avancement de la science, profes-