‹ Le panthéon canadien [microforme]Chapitre 79 sur 186 · JOL · texte numérisé non relu

JOL

anglaise, major général provincial, colonel des six nations et surintendant général des Indiens, fut l’Européen qui acquit la plus grande influence sur les tribus indigènes. Il était neveu de l'amiral sir Peter Warren, qui le fit passer en Amérique en 1754, et il assista au congrès des colonies où fut müûri un plan de campagne contre les Français. Il sauva le fort Edward, vainquit complètement et prit le baron Dieskau au lac George, puis érigea le fort William-Henry. Les remerciements des deux chambres du parlement, l'honneur de la chevalerie et un don de cinq mille louis furent sa récompense. Il avait été nommé surintendant général des Indiens dans l’assemblée des gourverneurs tenue à Alexandrie, où se trouvaient l'amiral Keppel et le général Braddock. Le ministère anglais le consulta sur le plan de campagne de 1775. Il succéda au général Prideaux, tué par un éclat d’obus durant le siège de Niagara, gagna une victoire complète sur M. Aubry venu au secours de la place, et s’en empara malgré la belle défense de l'ingénieur Pouchot. Enfin il commanda une partie de l’armée conquérâante d’Amherst et 1000 guerriers iroquois. Dans la lutte de Pontiac avec les Anglais, il fut le pacificateur. Vingt-deux nations firent par son entremise la paix avec le grand roi au Sault-Ste-Marie. Décédé en 1774, il laissa deux fils, les colonels John et Guy Johnson. Sir John, l'aîné, seigneur d'Argenteuil, qui lui succéda au titre de baronnet, fut chassé de Johnson Hall, dans le pays des Iroquois, par les Américains rebelles, et se retira en Canada, où il figura comme sénateur et comme guerrier. On voit encore sa maison au courant Ste-Marie. Il fut, comme son père, surintendant de Indiens. Dans la la guerre de l’Indépendance, il battit et tua le général Herkimer à Oriskany, sous l'administration de Carleton ; et sous celle de Haldimand, il s’empara, après plusieurs combats heureux, de Schohary et de Stone Arabia. Dans la dernière guerre, il commanda la division de milice des townships. Il était membre du Conseil législatif. Le troisième baronnet ne sut pas soutenir la dignité de son titre. La seigneurie d'Argenteuil est encore cependant dans les mains d’un membre de cette famille.

doliet d'Anticosti (Louis), illustre voyageur et géographe canadien, était fils de Jean Joliet, natif de Picardie et

Page 1