‹ Le Panthéon égyptien. IllustréChapitre 36 sur 60 · Briigsch, dictionn. géogv · texte numérisé non relu

Briigsch, dictionn. géogv

2. Deiikm. m, 8, 28, 114; ChampoH. Not. i, 227; Mariette, Pap. de Boulaq i ; Pierret, Etudes égjpt. ii, 78.

dans ce qu'ils ont de redoutable et de funeste ont été de la même manière personnifiés par les dieux asiatiques que les Égyptiens admirent dans leur panthéon, comme Reshep, Baal, Bès et Set.

Resliep, dieu phénicien, est quelquefois représenté tenant une lance de la main gauche et de la main droite une masse d'armes, tandis qu'un carquois plein de flèches pend sur son dos. Il est coiffé de la mitre blanche ornée d'une tête d'oryx, de gazelle ou de bélier. Sur une stèle du Louvre et sur une stèle de Turin on le trouve associé à la déesse syrienne Qadesh qui, debout sur un lion pas-

^ :A^J7VCi.t.

Khem, Qadesh et Reshep.

sant, lui tend d'une main un serpent et de l'autre offre un bouquet de papyrus à Ammon ithy phallique.

Je ne connais pas de statue égyptienne de Baal qui était le Dieu suprême des Phéniciens. Le nom de Baal

écrit hiéroglyphiquement est déterminé par ranimai iyplionien.

Bès, dont on ignore la provenance mais qui fut certainement adoré en Arabie avant de Tétre en Egypte, est un dieu monstrueux aux yeux à Heur de tête, à la langue pendante, aux jambes écartées. Il est vêtu d'une peau de léopard et coiffé d'un bouquet de plumes. Comme dieu guerrier, il est muni d'un bouclier et Ijrandit une épée ou tire de l'arc. Il figurait sur les chevets * afin de protéger les dormeurs contre l'influence des mauvais génies. Il a aussi un caractère de dieu de la danse et de la musique difficile à concilier avec le précédent : on le voit

B2S guerrier. Bès dansant Bès jouant de la Irnipe.

(D'après trois statuettes du Louvre.)

jouant de la harpe ou frappant des cymbales et dansant ;

1. On donne ce nom à des ustensiles de forme hémisphérique dont se servaient les Egyptiens pour appuyer leur tète en dormant.

c'est à ce titre sans doute qu'il est représenté sur les objets de toilette à l'usage des femmes. Quoi qu'il en soit, le Livre des morts l'identifie avec Set.

Set paraît être un dieu d'importation asiatique : nous le voyons adoré sous le nom de Soutekh par les Hyksos et les Chananéens. Introduit dans le mythe osirien, il y symbolise le mal et devient le meurtrier de Y Être hon^ mais il prend rang dans la hiérarchie divine comme fils de Nout et personnifie l'ardeur et la force de la lumière solaire ; il est « maître de la double force ^ » et « irrésistible. » ' De même que Neit tenant l'arc et les flèches symbohse la radiation solaire ^, Set'figure tirant de l'arc sur quelques monuments. Il est représenté par un homme à tête de quadrupède au museau long et

Animal symbolique de Set.

\. âà pehtt (stèle de l'an 400.)

2 (/r heka ii, titre des déesses léontocéphales.

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