‹ Le Panthéon égyptien. IllustréChapitre 4 sur 60 · Hymne à Ammon de Boidaq · texte numérisé non relu

Hymne à Ammon de Boidaq

10. Todtenb. XLIV, 4. Cf. Jambliqiie, Bemystcr., VIIl, 3; Cicéron, De nat. deorum, ill, 22. Cette idée se retrouve dans le Judaïsme.

11. Louvre, A. 60. Cf. P. Pierret, Dictionn.d'archéologie égypt., p 277 p

sanctuaire; « il n'était rien qui lui fût caché; il adorait « Dieu et le glorifiait dans ses desseins; il couvrait d'un « voile le flanc de tout ce qu'il avait vu. » C'était là un mot d'ordre pour tout le sacerdoce.

Le dieu unique, sans second ^, est unique même au milieu de la collection des dieux ^. Il est unique mais il a de nombreux noms, de nombreuses formes', des formes sacrées et mystérieuses dans les temples'', c'est-à-dire des formes conventionnelles. « Il est l'âme sainte qui engendre les dieux, qui revêt des formes, mais qui reste inconnue'^ » Cet engendrement des dieux est purement mythologique, car « il les réunit tous en son corps ^ » Les dieux sont « des « formes qu'il a en-dedans de lui^, dans son fiance La « substance des dieux est le corps même de Dieu »; il « Ta produite, créée, enfantée, elle est sortie de lui'o. » L'ensemble des dieux est une substance, un aliment, un pain immense O « au milieu duquel réside l'Unique <^ » ; autrement dit a la société des dieux se totalise en un seul cœur ^ 2. »

Dieu crée, engendre, enfante les dieux; c'est un taureau qui féconde le panthéon ; ou bien il les forme de sa parole; il parle et les dieux se produisent. Sa parole est une substance ^'^ Il est rame qui produit les dieux, qui les engendre, qui, dans cet acte de perpétuelle génération des

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