Cf. ci-dessus, p. 5S
Ptah patèque^ ou mieux Ptah embryon. Ptah embryon est figuré avec une ou deux faces ; il a l'aspect d'un nain difforme ; sur sa tête un scarabée est posé à plat. Il presse deux serpents contre sa poitrine et foule aux pieds le crocodile ; deux éperviers sont souvent perchés sur ses épaules, et à sa gauche et à sa droite se tiennent Isis et Nephthys.
llorus sur les crocodiles.
Ptah-erabryot), sur les crocodiles.
On rencontre également des représentations de Noum embryon.
Cette apparence de nain, d'embryon domptant des animaux malfaisants prêtée au soleil dont ces divers dieux sont des formes indiscutables, doit exprimer la renaissance de l'astre, sa réapparition à la vie résultant de sa
1. On lui a donné le nom de Patèque parce qu'Hérodote en le décrivant (m, 37) Ta comparé au Pataikos que les Phéniciens plaçaient à la proue de leurs trirèmes : « Pour en donner, dit-il, une « idée à qui ne Ta pas vu, c'est l'image d'un pygmée. »
victoire sur les ténèbres et les puissances du mal ; il s'avance escorté des deux déesses protectrices \
Ji-t-irru^
Noum, embryon.
Horus Faîne ou Haroëris, en égyptien Har-our, se distingue de Tautre Horus en ce qu'il est, non pas fils, mais frère d'Osiris ; c'est une forme antérieure à Harpakhrat, un soleil nocturne comme Osiris: « Harour, le grand, ouvre l'Amenti ; il illumine la région inférieure par ses splendeurs, et les âmes dans leur demeure secrète, il rayonne dans leur retraite ^ »
Horus prend possession de l'héritage d'Osiris, il s'empare de la couronne des deux lions (couronne de la double force, cf. supra, p. 25), il est sur le trône de son père, il a la tête de l'épervier 3, il s'élance dans le ciel et fait la