Le Pape infaillible
Lettre de Son Excellence Monseigneur Pietro Di Maria, délégué apostolique au Canada et à Terre-Neuve :
DÉLÉGATION Apostolique au Canada et à Terre-Neuve
Ottawa, 27 avril 1921.
(Government Driveway West.)
Monsieur Wilfrid Guérin,
secrétaire de rA.C.J.C.,
Montréal.
Cher Monsieur,
J"ai reçu hier la brochure intitulée « Le Pape infaillible », que vous avez la bonté de me faire tenir au nom de l'Association Catholique de la Jeunesse Canadienne-Française.
Les nombreuses obligations de ma charge me forcent à remettre à une date ultérieure la lecture attentive de ce recueil de discours, prononcés par des personnages si distingués. Toutefois, je ne veux pas tarder à vous exprimer mes plus vives félicitations pour votre heureuse initiative.
Vous avez raison de supposer que je partage votre avis sur l'opportunité d'une semblable publication « au moment où le respect envers l'autorité, et iurtout envers l'autorité religieuse, subit tant de rudes assauts ».
Au grand mal que vous signalez, le remède le plus opportun n'e^t-il pas, en effet, de faire connaître davantage le Pape : celui que Jésus-Christ a établi comme fondement de son Églie; celui qui fut l'objet de la prière spéciale et toute-puissante du divin Maître à son Père Éternel, pour que sa foi ne défaille point, et qui reçut, en conséquence, le mandat de confirmer ses frères, avec le privilège de l'infaillibilité, dans toutes les questions de foi et de mœurs !
La Papauté est le phare de salut sur la mer houleuse du monde. A travers les siècles, dans les 260 Pontifes qui se sont succédé de saint Pierre à Benoît XV, sa lumière indéfectible n'a jamais cesse de briller. Et quiconque ne tient pas les yeux fixés sur cette lumière et ne suit pas la voie qu'elle montre, nécessairement fait naufrage.
Vous me dites, Monsieur le Secrétaire, que l'A.C.J.C. sel fait une gloire de marquer toutes ses œuvres du caractère d'une parfaite docilité et d'une filiale soumission envers l'Église et son Chef visible. Je m'en réjouis de tout cœur. C'est bien là, pour votre Association, le motif de la plus légitime fierté; c'est aussi pour elle \z gage le plus sûr des bénédictions divines.
Que ces bénédictions descendent toujours plus abondantes
sur le personnel dirigeant et sur chacun des membres de
l'A.C.J.C, c'est la prière de celui qui a le plaisir de se dire,
Votre tout dévoué en Notre-Seigneur,
t P. Di Maria,
arch. d'Iconium, Dél. Ap.
Lettre de Son Éminence le cardinal Bégin, archevêque de Québec :
Archevêché de Québec, 8 avril 1921.
Monsieur Wilfrid Guérin,
Secrétaire de l'Association catholique de la
Jeunesse canadienne-française.
Cher Monsieur,
J'ai reçu et parcouru, quoique trop à la hâte, les fortes et solides pages sur le Pal:)e infaillible que vous avez eu la bonté de me faire parvenir, et qui renferment les discours et allocutions prononcés, l'an dernier, à Montréal, pour commémorer le cinquantenaire de la définition du dogme de l'infaillibilité pontificale.
Je félicite le Comité central de l'A.C.J.C. d'avoir pris l'initiative de cette publication. Ces belles allocutions de
votre très digne archevêque, Monseigneur Bruchési, et de votre ancien président, Monsieur Baril, introduisent magnifiquement le lecteur jusqu'à la question centrale, que traitent tour à tour, au triple point de vue doctrinal, historique et social. Messieurs les abbés Curotte et Perrier, et Monsieur Henri Bourassa.
Les discours de ces trois orateurs, applaudis tant de fois par les nôtres et dont le Canada français est fier, sont vraiment remarquables de doctrine, d'opportunité et de haute éloquence. Ils apprennent à mieux aimer l'Eglise, à suivre plus docilement les directions de son chef, à s'attacher plus étroitement à ses enseignements. « Puissions-nous, comme le dit si bien Monsieur Bourassa, par l'ardeur de notre foi, par nos prières, nos paroles et nos actes, hâter le jour où l'autorité sociale du Pape s'exercera de nouveau, bienfaisante, pacificatrice et lumineuse, sur un monde meilleur, ramené par l'unité des croyances à l'ordre et à la liberté ! »
L'Association de notre Jeunesse catholique se montre bien fidèle à son programme en s'efforçant de répandre autour d'elle le culte du Vicaire de Jésus-Christ; Qu'elle continue de marcher dans ce sillon de lumière. Elle sera, de plus en plus, la grande force catholique que ses débuts ont fait présager.
Veuillez agréer, cher Monsieur Guérin, l'assurance de mes sentiments les plus sincèrement dévoués.
tL.-N. Card. Bégin, arch. de Québec.
Lettre de Sa Grandeur Monseigneur Paul Bru- CHÉsi, archevêque de Montréal :
Archevêché de Montréal Montréal, 3 avril 1921.
Comité central de rA.CJ.C.
En ville Mes chers Messieurs,
La brochure que vcus m'avez soumise appelle de ma part un mot de chaleureux encouragement.
Elle remict devant les yeux la figure auguste du Pontife de Rome. Elle établit surtout la raison dernière de l'influence qui lui revient de droit dans les conseils des nations comme dans la direction de l'Eglise universelle dont il est le chef visible. Ne fût-ce qu'à ce titre, elle mérite d'être bien accueillie de tous les penseurs.
A l'heure actuelle, les politiques eux-mêmes auraient lieu d'en tirer parti. La Société des nations, constituée en dehors du Pape, semble vouée à un échec. Sans le dire, votre brochure rappelle que le Pape, parce qu'il peut prononcer la parole infaillible dans les questions de doctrine et de morale, a des lumières à nulles autres paieilles pour éclairer les problèmes sociaux, surtout internationaux. Elle fait aussi écho au vœu du grand Joseph de Maistre que la rédaction d'un statut international, pour êtie sûrement fondé sur la justice et la charité, devait être élaborée ou du moins revisée dans les bureaux du "Vatican. Puisse-t-on comprendre cette leçon discrète !
Agréez mes vœux pour la large diffusion de votre brochure, er croyez à mes très affectueux et très dévoués sentiments.
fPAUL, arch. de Montréal.
Lettre de Sa Grandeur Monseigneur Arthur BÉLivEAU, archevêque de Saint-Boniface :
Archevêché
de Saint-Boniface
Saint-Boniface (Manitoba), 7 avril 1921.
Cher Monsieur,
Votre séance du 27 juin 1920 fut un bel acte de foi, et Tidée d'en prolonger l'efficacité par l'impression des beaux discours prononcés en cette circonstance est heureuse et fera du bien.
Pie X, de sainte mémoire, a dit que le monde se mourait d'ignorance religieuse. L'ignorance du rôle bienfaisant de la papauté n'est pas sans avoir eu ses conséquences douloureuses dans l'histoire universelle de ces dernières années. Le Pape a parlé pour rappeler aux peuples en délire les conditions de la paix véritable; on lui a répondu par l'insulte et les fausses représentations. Un publiciste de chez nous pourrait dire ce que faire écho à la parole pontificale a coûté à l'établissement qu'il dirige avec un désintéressement aussi discret qu'admirable.
Une paix d'épuisement a été conclue; le Pape a été soigneusement éloigné des délibérations qui l'ont préparée. L'inévitable devait se produire; les faits forcent les plus sceptiques à redire les paroles inspirées :
« Ils ont dit : La paix, la paix; et il n'y a point de paix. »
JÉR. VI, 14.
Le 18 juillet 1920 rappelait au monde aux abois le cinquantenaire de la définition de l'infaillibilité pontificale. L'Association catholique de la Jeunesse canadienne, qui vit sa foi, a profité de l'occasion pour attirer l'attention publique sur un fait religieux, il est vrai, mais à immense portée sociale. La plaquette qu'elle livre au public montre qu'elle a eu la main heureuse dans le choix de ceux qui devaient mettre en évidence cette vérité d'ordre religieux et social. Ce que le peuples ont refusé de voir pendant la guerre, ils le verront peut
être, maintenant que les nuages des fausses représentations commencent à se dissiper.
L'intérêt politique pousse un bon nombre de nations, même protestantes, à accréditer des représentants officiels auprès du Saint-Siège ; c'est déjà un hommage rendu à la force morale du Pape. Souhaitons que ce rapprochement du centre de la vérité leur fasse reconnaître le rôle bienfaisant de la papauté dans le monde. Les discours remarquables faits à la Salle de Saint-Sulpice, sous les auspices de l'A.C.J.C, le 27 juin dernier, sont de nature à orienter l'opinion canadienne vers celui que le monde aurait dû, pour son bonheur, écouter plus tôt.
Une traduction anglaise de cette plaquette me semble désirable. Les nôtres ont besoin de cette forte leçon d'histoire, mais il semble que le but que s'est proposé l'A.C.J.C. ne sera qu'imparfaitement atteint par un texte français, qui ne pénétrera guère dans le grand public de langue anglaise, qui a besoin de voir la lumière sur un point si souvent mal représenté dans les sources où il va puiser son information.
Veuillez me croire, monsieur le secrétaire, Votre tout dévoué, fARTHUR, Arch. de Saint-Boniface.
Lettre de Sa Grandeur Monseigneur Olivier- Elzéar Mathieu, archevêque de Régina:
Archevêché
de
Régina
Régina (Saskatchewan), 6 avril 1921.
Cher Monsieur,
Je vous remercie sincèrement d'avoir bien voulu m'envoyer cette brochure, que j'ai lue avec autant de plaisir que d'intérêt. Puisse-t-elle se répandre et rappeler à nos chers fidèles des vérités qui sont de nature à les consoler, à les rendre fiers d'être des enfants de l'Église, d'être attachés par de doux
liens, par une sincère obéissance, à cette surnaturelle majesté qui est U Pape.
On a toujours parlé et on parle encore du Pape partout. Tout ce qui a été grand dans le monde l'a rencontré sur son chemin, tout ce qui l'a respecté a été béni de Dieu, tout ce qui l'a persécuté a péri. Plus on étudie le passé, plus on réfléchit sur le présent, plus a-t-on lieu de se convaincre que la papauté est, dans tous les sens, l'arc-boutant du monde civilisé non moins que de l'Église.
Et jamais cette suprématie spirituelle, que ces personnages distingués proclament dans votre brochure, ne fut plus nécessaire que de nos jours. Le doute s'étend, comme un froid linceul, sur les choses les plus vénérées et les plus sacrées; aujourd'hui tout est remis en question; le vieil édifice des croyances est secoué jusque dans ses fondements; on s'avance au hasard vers un avenir ténébreux et incompris; mille théories contradictoires nous enlacent ; nous ne voyons partout que des ruines intellectuelles et morales qu'on entasse sans rien élever sur ces tristes débris. Or, au milieu du chaos qui menace le monde civilisé d'une prochaine dissolution, c'est un insigne bienfait de la Providence d'avoir placé, au-dessus des tempêtes incessamment soulevées par d'inquiets et turbulents esprits, une autorité stable, infaillible, transmettant d'âge en âge les mêmes traditions, le même symbole, dissipant les nuages de l'erreur et guidant les peuples avec une sécurité parfaite dans la route du temps à l'éternité.
Que nos chers catholiques le comprennent ; qu'ils continuent à remercier Dieu de ce radieux flam'oeau qui, depuis deux mille ans, répand dans l'univers les consolations et les enseignements de la foi, pareil à un phare dressé sur le rivage et dont les feux, projetant une vive clarté par delà l'immensité des flots, montrent le port aux navigateurs égarés dans les ténèbres ou surpris par l'orage.
Que tout ce qui réjouit notre cher Souverain Pontife les réjouisse; que tout ce qui le contriste, les contriste; qu'ils approuvent ce qu'il approuve, qu'ils blâment ce qu'il blâme, qu'ils condamnent ce qu'il condamne. Serrés autour de lui,
qu'ils soumettent à sa direction leurs intelligences, leurs volontés, leurs cœurs, comme il convient à des sujets vis-à-vis de leur monarque, à des brebis vis-à-vis de leur pasceur, à des fils vis-à-vis de leur père.
Ce sont là les sentiments que fera naître en eux la lecture de ces vérités si bien exprimées par des hommes ayant exclusivement à cœur de donner une bonne direction à leurs concitoyens.
Votre toujours dévoué,
f Olivier-Elzéar, arch. de Régina.
Lettre de Sa Grandeur Monseigneur Henry- J. O'Leary, archevêque d'Edmonton :
Archevêché d"Edmonton (Alberta), le 5 avril 1921. Cher monsieur le secrétaire.
J'ai reçu avec grand plaisir les bonnes feuilles de votre ouvrage : « Le Pape infaillible », que vous avez bien voulu m'adresser. C'est avec joie que j'en approuve la publication, et bien sincèrement j 'en désire la diffusion.
C'est un vrai réconfort de voir les membres de l'A.C.J.C. travailler avec ardeur à répandre les bonnes idées avec une si entière et si cordiale soumission à l'autorité ecclésiastique. Votre dévotion envers le Saint-Siège est le gage le plus sûr des succès de votre association, que je bénis de tout mon cœur. Votre tout dévoué en N.-S.,
fHenry J. O'Leary, arch, d'Edmonton.
Lettre de Sa Grandeur Monseigneur Joseph- Médard Êmard, évêque de Valleyfield :
Évêché de Valleyfield, 6 avril 192 1.
CJier Monsieur,
A mon retour de Baltimore, j'ai trouvé, avec votre lettre du 30 mars, les bonnes feuilles de la publication « Le Pape
infaillible », que vous avez eu l'amabilité de m'adresser, et je vous prie d'agréer mes très vifs remerciements. Les éloges de votre ordinaire, notre vénéré métropolitain, me dispensent de tout autre compliment. Je dirai simplement après lui que l'Association de la Jeunesse catholique a eu une heureuse idée de commémorer par une soirée solennelle le cinquantième anniversaire de la définition de l'infaillibilité du pape, et il convenait de l'en féliciter chaleureusement.
Je viens d'assister aux funérailles du cardinal Gibbons, le dernier survivant des prélats qui, au Concile du Vatican, prirent part à la définition du dogme « si consolant et si vivifiant » de l'infaillibilité pontificale, et le fait a été rappelé dans l'oraison funèbre du vénéré cardinal.
Il est peu d'anniversaires intéressant l'Eglise autant que celui qui nous rappelle les circonstances au milieu desquelles s'est débattue, et a été finalement réglée, la plus célèbre des controverses religieuses. C'est une jouissance pour ceux qui, hélas ! ont assez d'âge pour avoir vécu les années 1869 et 1870. Que d'événements accomplis à cette date pleine de grandeur et chargée de tristesses, gloires et douleurs qui devaient, souvent en même temps, remplir le demi-siècle écoulé ! La proclamation du dogme de l'infaillibilité personnelle du Vicaire du Christ, succédant à des luttes parfois inquiétantes, et qui m.enaçaient de devenir des divisions dans le sein de l'Eglise, est venue au moment providentiel. Ceci est rendu manifeste jusque dans cette affreuse guerre qui semble ne pas vouloir se clore.
Cette proclamation a été suivie, dans le monde entier, par des explosions de foi, de piété et d'amour envers le Souverain Pontife qui allaient resserrer l'union désormais infrangible des fidèles et des pasteurs autour du siège de Pierre, et après cinquante ans, c'est bien, aux yeux du monde, et dans les conditions humainement les moins favorables, ce qui fait la force et le prestige de l'Eglise et de son Chef. Au milieu des bouleversements dont nous sommes les témoins attristés et inquiets, c'est ce qui console et ce qui soutient. Vous avez cent fois' raison de travailler plus que jamais à fortifier ces liens de
respect et de soumission envers l'autorité dont Notre-Seigneur a dit : « Qui vous écoute m'écoute », et j'ose dire que là est le salut pour la société, en n'importe quelle contrée.
Notre pays a fourni son témoignage de la foi du clergé et des fidèles à l'égard de l'infaillibilité du Pontife Romain, et il a pris largement part aux réjouissances mondiales qui ont suivi la définition vaticane. Les lettres de notre grand évêque, Monseigneur Bourget, sont le monument authentique et impérissable de la docilité, du respect et de la filiale affection qui ont toujours caractérisé l'attitude des catholiques du Canada à l'égard de Notre Très Saint -Père le Pape, le pasteur des pasteurs. Cette conduite sera toujours la meilleure garantie de notre bonheur.
Vous réitérant mes cordiales félicitations, avec l'assurance de mes meilleurs sentiments pour vous-même, et pour l'Association de la Jeunesse catholique canadienne-française, je suis bien véritablement, cher monsieur, Votre tout dévoué en N.-S.,
fJosEPH-MÈDARD, évêquG de Valleyfield.
Lettre de Sa Grandeur Monseigneur Michel- Thpmas Labre c que, évêque de Chicoutimi.
Évêché de Chicoutimi, i8 avril 1921, Cher Monsieur,
De retour à Chicoutimi, après une longue maladie, je trouve la brochure « Le Pape infaillible », publiée par les soins de l'A.C.J.C. C'est l'écho de la belle manifestation par laquelle votre Association célébrait le cinquantenaire de la proclama- ^ tion du dogme de l'infaillibilité pontificale. M
Certes, il n'était plus besoin de prouver votre foi et votre parfaite soumission à l'Eglise et à l'autorité pontificale. C'est en mettant constamment à la base de votre doctrine et de votre action une inviolable fidélité à la chaire de saint Pierre, comme je me plais à le reconnaître, que vous vous êtes assuré les bénédictions célestes et le succès manifeste de votre apostolat.
Vous voulez maintenant que les belles et bonnes paroles Je la cérémonie du 27 juin atteignent tous ceux qui n'ont pas ;u la bonne fortune d'y assister. C'est le vœu que je forme moi-même, et puissent ces pages, en ravivant dans le cœur de tous la dévotion au Pape, contribuer à imprégner notre esprit national de cette obéissance au Saint-Siège, qui sera toujours, comme elle l'a été dans le passé, le gage le plus sûr de la protection divine et de la paix sociale !
Veuillez agréer, cher monsieur, l'assurance de mes sentiments les plus dévoués.
fMicHEL-THOMAS, év. de Chicoutimi.
Lettre de Sa Grandeur Monseigneur Paul Larocque, évêque de Sherbrooke :
Evêché de Sherbrooke, le 9 avril 1911. Bien cher Monsieur,
J'accuse réception de votre lettre du 30 mars dernier et de vos bonnes feuilles.
C'est de tout cœur que j'approuve le projet du Comité 'central de l'A.C.J.C, qui désire, avec tant d a-propos, faire revivre par l'imprimé la grande manifestation du 27 juin 1920, pour en garder le perpétuel souvenir.
Votre vaillante association célébrait alors le cinquantième anniversaire de la proclamation du dogme de l'infaillibilité pontificale. Un public nombreux et distingué répondait à son invitation. Des voix autorisées rappelèrent d'abord, en cette circonstance, les solennels événements qui ont entouré le Concile du Vatican. Elles mirent ensuite en lumière l'opportunité de la définition du dogme de l'infaillibilité pontificale et le rôle de la Papauté à travers les âges.
Un semblable enseignement ne pouvait manquer d'être une semence précieuse, bien propre à faire germer dans les esprits les fruits si désirables d'un indéfectible attachement à l'Église, d'une absolue confiance en sa doctrine.
Il convenait que cette célébration, d'une si haute portée religieuse, en même temps si riche d'idées inspiratrices et
fécondes, fût sous le patronage d'une association dont tout 1 programme s'inspire de cette fière devise : « Piété, Etude Action ». En cette époque tourmentée, où de toute part sur gissent des attaques violentes et mensongères contre la reli gion catholique, dans le but d'ébranler le roc de l'éternell» vérité qu'elle prêche et de détruire les principes d'ordn qu'elle répand sur l'humanité, il est d'une opportune nécessitt que les fidèles enfants de l'Église revendiquent les droits d« leur Mère, et que leur dévouement sincère et empressé devienne sa défense contre l'astuce de ses ennemis.
Tel est assurément le noble dessein de l'Association catholique de la Jeunesse canadienne-française, en publiant ces feuil les. Ce sera pour elle un nouveau témoignage de sa soumission constante et toujours joyeuse à l'Eglise et à son Chef infaillible.
Il serait à souhaiter que l'important compte-rendu qui doit paraître bientôt pénétrât dans tous les foyers chrétiens. J'en bénis d'avance chacune des pages. Puisse-t-il, partout où il ira, accomplir la somme de bien qu'en attendent les éditeurs!
Recevez, cher monsieur, l'assurance de mon entier dévouement en Jésus et Marie Immaculée.
fPAUL, évêque de Sherbrooke.
Lettre de Sa Grandeur Monseigneur Alexis- Xyste Bernard, évêque de Saint-Hyacinthe :