ALLOCUTION DE M. GEOBGES BARIL
eu le souci de rechercher dans les doctrines du Christ et dans les enseignements de 1* Évangile les préceptes qui, pratiqués par les sociétés et les nations, assureront le bien-être matériel et moral de l'humanité tout entière ?
Dans quel document d'inspiration purement humaine ou philosophique, émanant d'un prince ou d'un grand de la terre, trouvera-t-on un programme d'action sociale comparable à celui que proclamait l'immortel Léon XIII dans l'encyclique Rerum Novarum, et qui a fait l'objet des cours donnés, ces jours derniers, par les professeurs de la première semaine sociale canadienne ? Dans quel traité fait entre les nations du globe retrouverons-nous des principes de justice comparables à ceux qu'a formulés Sa Sainteté Benoit XV, et dont l'application procurerait au monde cette paix bienfaisante après laquelle il soupire, mais qu'il ne connaîtra que le jour où, l'idée de Dieu reprenant sa place au conseil des nations, celles-ci permettront au pape de remplir son rôle de médiateur souverain entre les peuples ?
L'A.CJ.C. croit et rend hommage au Souverain Pontife, parce qu'elle croit en son magistère infaillible; parce qu'elle croit qu'en matière de dogme, touchant la foi et les mœurs, c'est l'Esprit-Saint qui se fait entendre par sa voix; parce qu'elle est
certaine, en suivant cette parole, de posséder la voie, la vérité, la vie.
Qu'au surplus ces hommages de rA.CJ.C. soient en même temps l'expression de sa reconnaissance, pour les témoignages d'approbation que les Souverains Pontifes ont daigné lui accorder en diverses circonstances, et pour les bénédictions qu'ils ont appelées sur elle, cela est le naturel d'un bon fils. Je prie particulièrement Monseigneur l'Archevêque, qui représente au milieu de nous l'auguste Père commun des fidèles, de transmettre à Sa Sainteté Benoit XV glorieusement régnant l'expression renouvelée de nos sentiments de vénération filiale et de gratitude pour le bref dont il a daigné favoriser notre association, il y a un an.
Je désire en même temps vous exprimer. Monseigneur, la joie que nous éprouvons tous de vous revoir au milieu de nous ce soir, et les vœux que nous formons pour que la Providence vous conserve la santé qu'Elle vous a permis de recouvrer. Puissiez-vous continuer de faire le bonheur des ouailles que le successeur de Pierre a confiées à votre direction, et de protéger l'A.C.J.C, dont votre main a béni le berceau et soutenu ensuite, avec quelle paternelle bienveillance, les premiers pas dans la vie !