A. D., G 1818 et 1823. reg
MOULINS DE LA MOLINE
Il y avait alors deux usines contiguës : l’une, celle de droite, le moulin aux Toiles, était assise près du hameau de la Moline, au finage de la Vacherie, du côté des Grands-Charmes'. C’est là qu’on étendait les toiles. Dès 1388, il est fait mention de personnes « qui tiennent les nouvelles vignes et plantes des Charmes, devant le molin qui jà fut aux Toiles ' ». Il est vraisemblable que ces vignes furent plantées lorsque le moulin aux Toiles fut remplacé par un moulin à papier, c’est-àdire dans la seconde moitié du xiv' siècle ; l’autre usine, celle de gauche, du côté du moulin Le Roi, se nommait la Moline.
Le Moulin aux Toiles
En 1348, le moulin aux Toiles est loué pour plusieurs années (ad plures annos) à Pérard Garnier, qui doit faire toutes les réparations et payer un loyer annuel de 128 livres’.
Comme Pérard Garnier était papetier, il est probable qu’il faisait préparer son papier de l’autre côté de l’eau, dans le moulin de la Moline proprement dit.
Le 2 mars 1370 (n. s.), le locataire du moulin aux Toiles est Pierre Garnier, sans doute fils de Jean Garnier, qui avait succédé vers 1362 à Pérard Garnier dans l’exploitation de son moulin L Le chapitre signe avec lui un accord au sujet des réparations à faire au moulin aux Toiles, qui avait été endommagé par les Troyens lors de l’arrivée du roi d’Angleterre : quia per pentes de Trecis ob adventum regis Aiiglie dicta molendina fuerunt dampnificata K
En 1365, Guy de Verdun, archidiacre d’Arcis, et Jacques, son parent, chanoines de Troyes, tiennent en location pour 9 ans, depuis Pâques, les moulins aux Toiles. Le chanoine Jacques, dont il est parlé, possédait la maison de la Burie, finage de Saint-Julien. Après lui elle passa à Gilles Le Pevrier et à ses enfants, qui l’occupaient en 1434 L
A partir de 1374, les moulins aux Toiles, les Charmes où l’on a coutume de blanchir les toiles, la grande maison couverte de tuiles, etc., sont loués pour 6 ans à Jeofîroi le Quarillon, Vincent de Fisque et Geoffroy Casain, marchands de toiles, moyennant 580 livres par anù
A partir de 1382, Jean de Braux, chanoine de Troyes, et Gilles Le Gras, écuyer, demeurant à Troyes, sont locataires des moulins aux Toiles « par devers la Moline