A.D., G 1691 et 1694, reg
MOULINS DE LA MOLINE
Guillaume Le Ber mourut au commencement de l’année 1523. Sa veuve et ses enfants, Guillaume (II) Le Bey et Marguerite Le Bey, femme de Guillaume Aubin, continuèrent de jouir de ses droits au bail, tandis que les héritiers de Perrot Denise étaient représentés par Claude Havart et Claude Denise. Les héritiers Le Bey devaient payer, pour un terme, 15 livres et une rame de papier; Claude Havart et Claude Denise, chacun 7 livres 10 sous et 15 mains de papier'.
En 1533, Guillaume (II) Le Bey, seul cette fois, prit à bail les moulins de la Moline, pour 19 ans, moyennant 90 livres tournois et 6 rames de papier bon et fin; son entrée en jouissance devait commencer à partir du jour de Pâques de l’année 1535'.
Le 21 avril 1553. Guillaume Le Bey, papetier juré de l’Université de Paris, Madeleine de Saint-Aubin sa femme, et Nicolas leur fils, louèrent les moulins de la Moline, avec deux étendoirs et autres dépendances, pour en jouir pendant 9 années à partir de 1554; ils durent payer annuellement 150 livres et 9 rames de papier*.
En 1561, Robert Le Bé, fils de Guillaume Le Bé et de Nicole Piétrequin, est dit « fermier de la Moline " ».
Nicolas Le Bé renouvela son bail en 1563, pour une période de 9 années. Il avait alors pour associé son beau-père, Pierre Belin. La redevance annuelle fut cette fois de 320 livres et 9 rames de papier fin'. Avec son épouse, il renouvela pour la seconde fois ce bail, en 1572, pour une durée égale et au même prix, mais ils durent donner 12 rames de papier®. Enfin, en 1578, ils firent la même opération et durent payer 1 5 rames de papier au lieu de 12'.
Quand le bail de Nicolas Le Bé fut près d’expirer, en 1586, par acte passé devant Desmolins et Jaulneau, notaires à Troyes, les moulins de la Moline furent affermés à noble personne Jean Nivelle le jeune, marchand papetier à Troyes, moyennant le prix annuel de 181 écus sol et 20 rames de grand papier. L’usine comprenait toujours deux roues à papier, avec les maisons, étendoirs et autres dépendances* qui suivaient habituellement la location.
A partir de Pâques 1596, Jacques Le Bé et Françoise Le Cornuat, sa femme, louèrent les moulins de la Moline pour 9 années et durent payer une redevance égale à celle qui était à la charge de Jean Nivelle’.
Le 20 novembre 1601, Lucie Nivelle, veuve de Jean Boytotte et fille de Siméon Nivelle, céda à Jean Gouault tous les droits quelle avait sur les moulins à blé et à papier de la Moline”.