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MOULINS DE MORES

En 1785, le sieur Parizot, ancien meunier d’Arcis-sur-Aube, était locataire du sieur Soucin pour le moulin de la Moline

Lorsqu’en 1789 les biens du clergé furent nationalisés, la rente due au chapitre de Saint-Pierre, pour les moulins de la Moline, fut transférée à l’État.

Le 3 mars 1793, cette usine fut adjugée à Claude Roussel, meunier, moyennant 18905 livres (payables en assignats), sous la réserve qu’il ne serait pas établi de moulin à papier, à la Moline, pendant l’existence de Debure et de ses enfants. Cette clause reproduisait l’obligation imposée par Debure à son acquéreur.

En messidor an X (juin-juillet 1802), la Moline était divisée en deux parties séparées par la rivière. A droite était le moulin à blé possédé par Soucin, à gauche un moulin à tan appartenant au sieur Michelin.

En 1813, un sieur Boilletot réunit ces deux parties et les posséda jusqu’en 1819, époque à laquelle il les vendit à M. Dupont-Boilletot, lequel y éleva, vers 1820, une filature.

En 1843, le système moteur se composait d’une roue à palettes et d’une roue demi-Poncelet; il actionnait deux paires de meules françaises et une filature de coton. Une machine à vapeur le suppléait au besoin.

En 1853, tin moulin à blé et une filature se partageaient la force hydraulique, évaluée à 45 chevaux.

En 1856, l’usine appartenait à la Société Coquet-Vivien et C*'. Elle servait à la mouture des grains et à la filature du coton Elle passa ensuite, sans sortir de la famille, à M. Vivien-Bertrand, à M. Martin-Vivien, à M. Thierry de Cabannes, jusqu’à ce qu’elle fût acquise par les Papeteries de Champagne, comme il est dit page 208.

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