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A. D-, 22 H 99, fol. 9 v

de 1402-1403 a pour filigrane une licorne.

MOULINS DE NOTRE-DAME

pour 5 années à partir du jour de l’adjudication, moyennant 30 livres par an; de plus, il devait l’entretenir comme y était tenu Perrinot Lancy.

Cependant, comme le moulin demeurait en chômage la plupart du temps, en raison de ce qu’il était toujours interdit de laisser sortir du blé de la ville pour le moudre au dehors, les religieuses, ayant égard au préjudice causé à leur fermier par cet état de choses, réduisirent la redevance annuelle à 20 livres’.

Felizot Colet eut pour successeur, dans le moulin à blé, Jean Joly, demeurant à Torvoye (c’est-à-dire aux Trévois), qui le prit à bail de l’abbesse, M'"' de La Brosse, en 1441, moyennant 30 livres par an

Pour ce qui est du moulin à papier, l’abbaye n’en tirait aucun revenu depuis 1432; il tombait én ruines et, d’après les comptes du receveur de la communauté pour l’année 1447-1448, il était alors entièrement démoli i.

En 1483, les moulins à papier et à blé de Notre-Dame étaient exploités par Perrot (ou Pierre) Rivière, papetier, demeurant à Troyes, qui les avait loués à trois vies et devait payer annuellement, en deux termes, à la Saint-Remi et à Pâques, une somme de 28 livres tournois"*.

Perrot Rivière étant mort en 1497, sa veuve, en conséquence du bail à vies, demeura en possession des moulins de Notre-Dame *.

La veuve Rivière figure encore comme locataire de ces moulins dans le registre des recettes de l’année 1501®.

En 1505, Denis de Chatonru, marchand à Troyes, exploite les moulins de Notre-Dame comme époux de la fille (alors décédée) de Perrot Rivière, et cela en vertu du bail à vies consenti à ce dernier. Les moulins étaient alors au nombre de trois : deux à papier et un à blé h

Il est dit que, par suite d’arrangement, ses enfants en jouiront en versant une rente annuelle de 32 livres, mais qu’ils devront payer les rouages du moulin et construire un moulin neuf à papier sur le vannage, en plus des deux déjà existants. Après eux, c est-a-dire a 1 expiration du bail a vies, leurs enfants pourront jouir encore des moulins pendant 19 ans, mais ils devront payer un fermage de 37 livres tournois ’.

Denis de Chatonru vivait encore en 1510. De son mariage avec la fille de Riviere, il avait eu deux enfants : un fils Jean et une fille Guillemette, mariée à Nicolas Tausson.

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