A. D., G 1670 et 1681, reg
La durée du bail fut fixée à 27 ans et la redevance annuelle à 45 livres tournois et 45 mains de papier ; les locataires étaient tenus de démolir les moulins à blé, à chanvre et la scierie, pour édifier en leur place deux moulins à papier et une maison « bonne et suffisante »
Peu de temps après la conclusion de ce marché, en 1484 des modifications y furent apportées et les preneurs furent autorisés à ne construire qu'un seul moulin à papier et à remplacer l’autre par un moulin à écorce En 1493, le moulin Le Roi avait donc deux roues, une à papier, l’autre à écorce-*.
Il est probable que la durée assignée primitivement au bail lut modifiée et ramenée à 19 ans. Cela expliquerait pourquoi les moulins passèrent dans les mains d’autres locataires en 1497'.
Un jugement du bailli de Troyes, de l’année 1485, enjoignit aux papetiers du moulin Le Roi de fournir un passage aux chevaux et aux voitures des habitants du voisinage h
Le 25 janvier 1491. Perrin Le Camusat, papetier au moulin Le Roi, et Guillcmette sa femme, prennent à loyer pour leurs vies, des habitants de la ville de Troyes et de l’Hôtel-Dieu-le-Comte, par indivis et chacun par moitié, les moulins à blé appelés les Moulins Neufs, situés à l’intérieur de la ville, près des lortilications, à la Planche-Clément 7 Ils n'avaient donc pas l’intention de renouveler le bail précédemment souscrit par eux.
SiMOx H.avart et Pierre Dautruy, 1497-1526. — Le 4 mai 1497, Simon Havart, papetier, et Guillemette sa lemme, Pierre Dautruy, tanneur, et Jeannette sa femme, demeurant aux moulins Le Roi, prirent à bail cette usine pour trois vies (c’est-à-dire pour en jouir durant leurs vies, celles de leurs enfants et de leurs petits-enfants). Le prix de location était de 60 livres tournois en argent et de deux rames de bon papier fin. Les locataires devaient, en plus, faire construire à leurs Irais une maison, une grange et d’autres bâtiments. Ils avaient pour pièges Henri Dautruy, tabellion de la cour ecclésiastique, et Noël Breycr, marchand tanneur*.
Les moulins étaient alors dans l’état où les avaient laissés Perrin Camusat et les deux Denise. Ils se composaient de Jeux roues, dont l’une servait à faire de la pâte à papier et l’autre à battre de l’écorce. Deux ponts traversaient le bras de la