Ibid
MOULIN DE PÉTAL
décidèrent, 1 année suivante, à vendre cette usine à titre d’accensement perpétuel à Nicolas Gouault, papetier à Troyes, à charge par lui de la mettre en parfait état et en lui laissant la faculté d en changer la destination, s’il le jugeait à propos. Le prix de vente fut de 2600 livres tournois en principal et 10 livres de rente annuelle et perpétuelle, à réserve de la justice
L’tisiiic de Pétai redevient motdin à papier
Nicolas Gouault, 1656. — Le nouveau possesseur des moulins de Pétai les remit en bon état et les utilisa pour la fabrication du papier. Cependant, il ne les entretint pas comme il aurait dû le faire ; aussi, à sa mort, on s’aperçut que les vannes de décharge avaient besoin, pour éviter des accidents, de réparations tellement urgentes qu’un jugement du 15 octobre 1671 autorisa le maire et les échevins de Troyes à faire exécuter les travaux nécessaires, sauf à en répéter les frais à la succession Gouault,
La mère de Nicolas Gouault, Jeanne Collet, veuve de Sébastien Gouault, vivait encore. Pour assurer ses droits sur la succession de son fils, elle avait fait saisir les immeubles qui en dépendaient et parmi eux se trouvait le moulin de Pétai’. La \ ille de Troyes désintéressa cette dame, se subrogea à elle et transigea, le 1 5 septembre 1672, avec Marie Giffard, veuve de Nicolas Gouault. Cette dernière promit de faire toutes les réparations utiles pour le bon entretien des moulins et aussi de payer 1400 livres aux maire et échevins pour les travaux qu’ils avaient faits et pour les frais de la saisie remboursés par eux au procureur de la veuve Sébastien Gouault.
M Gouault-Giffard n ayant pas tenu ses engagements, l’administration municipale fit mettre en vente, le 27 janvier 1678, le moulin à papier et le moulin à écorce, tous deux en ruines.
Edme Debure, 1678-1686. — Un papetier troyen, Edme Debure, s’en rendit acquéreur et y continua la fabrication du papier ’. A la place du moulin à tan, il eleva un moulin a ble qu il donna en location pour 7 ans, moyennant une redevance annuelle de 450 livres à partir du 24 mai 1681, en se réservant la faculté de transformer, s il le jugeait convenable, son moulin à papier en moulin à blé, sans être tenu à aucune indemnité f II loua ce moulin d’abord à Nicolas Dominé, conducteur du moulin de Paresse. Le bail ayant été résilié, il eut pour nouveau