A.D., E 574, 1. (Comm. de M. H. de La Perrière
une piiroisse dont lit seigneurie appurtint au chapitre de la cathédrale de Troyes jusqu’à la Révolution de 1789.
L’existence des moulins de Vannes est constatée, en 1188, dans la charte par laquelle Manassès de Pougv', évêque de Troyes, donne au chapitre de sa cathédrale une partie de la seigneurie et un tiers des moulins de Vannes, achetés par lui de Geofroi de Villehardouin, maréchal du comte de Champagne Cette donation fut confirmée par l’évêque Barthélemy en 1192.
Le plus ancien bail des moulins de Vannes, qui nous soit connu, lut consenti par le chapitre, le 30 novembre 1392, au profit de Jean Nêplot, de Saint-Sépulcre (Villacert). Il n'est pas fait mention de l’existence d’un moulin à papier’, non plus que dans la location faite, le 23 mai 1437, à Colin Bonnelin, par-devant Colinet de Bury et Louis Audry, notaires à Trov^es, moyennant une redevance annuelle de 1 5 setiers de seigle à valeur de minage, mesure de Troyes
Felizet Salomon et Perrotin Sergent, 1458. — C’est probablement vers cette époque que la fabrication du papier prit naissance à Vannes. Une pièce datée du lundi après la Saint-Pierre et la Saint-Paul de l’année 1458 (le 3 juillet) nous apprend que deux papetiers (papiratores) demeurant à Troyes, Felizet Salomon et Perrotin Sergent, ont pris à bail une pièce de pré sise à "Wiines et appartenant au chapitre de la cathédrale de Troyes h fl est vraisemblable que ces deux papetiers étaient locataires des moulins de Vannes et y exerçaient leur industrie.
Je-AN Salomon et Guillaume Sémii.lart, 1473. — Le 19 septembre 1473, pardevant Pierre Drouot et Léger de Montsaujon, notaires à Troyes, les moulins de Vannes, consistant en moulins à papier et à blé, sont loués à Jean Salomon, à Guillaume Sémillart, papetiers, demeurant à Troyes, et à Jean de Gray, charpentier. Le bail est consenti pour 19 ans à piartir du jour de la Saint-Remi de la dite année. Les preneurs doivent payer annuellement 40 livres tournois et 40 mains de bon papier '.
En 1474, Perrot Sergent habitait Troj'es. A cette date, devant Jean Jeuffron et Jean Levert, notaires de cette ville, il vend au chapitre de la cathédrale une petite maison qu'il possède à Vannes
En 1480, il était sur le quartier du Saint-Esprit (ou de Croncels), en voisinage avec Perrin Camusat et Jean Denise, alors locataires des moulins Le Roi, Peu imposé, peut-être travaillait-il chez eux L
1. A. D., G 5378 et 3677. — Camusat, Prompt, sacranim antiq. Tricassinx dia'cesis, fol. 179. — Lalore, Carliilaircs, t. V, p. 56.