A. D., G 1495, reg
7. Documents inédits publiés par la Société Académique dd'Aube, t. III, p. 158.
MOULINS DE VANNES
Ces usines consistent en « deux moulins à papier, l’un deçà l’eau, l’autre delà l’eau, entre lesquels deux moulins à papier il y a deux autres moulins à blé et un autre moulin à chanvre de présent approprié à faire papier, assis sur la chaussée des dits moulins, tirant sur le grand vannage ; item, une maison couverte de tuiles, une autre maison couverte de paille;.,, une troisième maison assise à Vannes, devant les dits moulins ; des prés, un bochot (ou petit bois), etc..., pour en jouir moyennant une rente foncière annuelle et perpétuelle de 50 écus sols tournois de censive, portant lods et ventes de 3 sols et 4 deniers pour franc ou livre et l 595 livres de deniers d’entrée ». Les preneurs s’obligent l’un pour l’autre et un seul pour le tout. L’acte est passé devant Jaulneau et Desmolins, notaires à Troyes '.
A la suite de cette acquisition, Jacques Le Bé et Edmond Denise procédèrent au partage de leurs moulins devant Petit et Faisant, notaires à Troyes, le 3 mars 1601. Trois furent attribués à Le Bé et deux à Denise. Le Bé se trouva chargé de 30 écus de rente foncière envers le chapitre, et Denise de 20 écus. Les moulins de ce dernier étaient situés dans le pré du Rez, du côté du Davau '.
Préalablement à ce partage. Le Bé et Denise s’étaient arrangés, piar transaction en date du 28 février 1601, avec les Gouault, représentant les locataires à vies, qui, moyennant le paiement d’une somme de 400 écus, furent déchargés et quittes de toutes les réparations à faire aux moulins, lesquelles, d’après les conditions du bail, étaient à leur charge’.
En 1610, Jacques Le Bc et Edmond Denise, marchands papetiers, sont appelés, comme propriétaires des usines de Vannes, à contribuer au curage de la Seine près du pont de la Planche-Quénat*.