CONDITIONS D'ORDRE CHIMIQUE
Tout milieu de culture doit satisfaire à un ensemble de conditions telles que réaction et composition chimique.
1° Réaction du milieu. — Alors que les bactéries préfèrent un milieu neutre ou légèrement alcalin, les moisissures, au contraire, acceptent un milieu acide.
Nos résultats nous montrent que les eaux de lavage des papiers monnaie examinées systématiquement, ont donné le plus souvent une réaction neutre au tournesol ; dans deux cas seulement nous avons obtenu une réaction faiblement acide. Par conséquent, à ce point de vue, le papier monnaie ne diffère pas d’un milieu de culture ordinaire.
2 Composition chimique de l'enduit. — On s'applique dans la fabrication des milieux de culture à introduire dans ces der- ‘ niers les substances que l’analyse chimique a révélé dans les corps microbiens,.
L'étude chimique montre que la cellule bactérienne con-
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tient de l’eau, de la cellulose, des matières amylacées, sucrées, albuminoïdes, grasses et des principes minéraux.
Les aliments fondamentaux sont pour les bactéries comme pour toute cellule vivante qui évolue : le carbone, l'azote, l’oxygène, l'hydrogène et des éléments minéraux. Pour vivre et se développer les bactéries doivent trouver dans le milieu qui les héberge, des aliments appropriés à leurs actes vitaux.
L'oxygène et l'hydrogène leur sont fournis surtout par l'eau et l'air. La source de carbone se trouve généralement dans les “composés ternaires : sucre, amidon, cellulose, etc. Certaines bactéries emprunteraient leur carbone aux carbonates (1).
L'azote est fourni par les matières albuminoïdes, principalement les peptones qui sont les plus solubles et les plus dialysables, les sels ammoniacaux, lactates et tartrates d’ammoniaque, l’urée, et les nitrates accompagnés d’une matière organique.
Parmi les éléments minéraux nécessaires aux bactéries en premier lieu on peut mettre le chlorure de sodium et le phosphate de potassium. Le soufre, le calcium, le magnésium, le fer, le silicium, viennent ensuite, on les retrouve d’ailleurs dans leurs cendres.
Gerlaines bactéries peuvent croître avee des aliments en proportion tellement minime qu'ils échappent à l'analyse. Elles effectuent de véritables échanges avec le milieu : elles y puisent leurs aliments et y rejettent les résidus de leur activité vitale.
Une étude chimique de bons divisionnaires usagés, a été présentée à la Société des experts chimiques de France par M. Le Roy, Directeur du Laboratoire municipal agréé de Rouen.
Voici ce que nous dit l’auteur :
« J'ai été amené au Laboratoire de Rouen, à la requête de
(1) Macé. Bactériologie, page 43.
« la Recette municipale, où doivent se manutentionner chaque « jour des quantités importantes de ces bons divisionnaires,. à déterminer par l'analyse chimique la nature et la propor- « tion des «crasses » qui enduisent un tel papier monnaie- « après une quinzaine environ de circulation publique.
« Voici les résultats des analyses effectuées sur un lot « d’une cinquantaine de grammes de bons divisionnaires à € O fr. 50 usagés. De mêmes bons pris à l'état neuf et avant « toute mise en circulation ont été analysés de même et con- « jointement de façon à obtenir une base de comparaison « initiale.
Billets neufs Billets usagés
Édité ALLO APE CLS TR ASC % 6.430 6.930 Matières gras. (sol. ds.l’éther)........ 1.210 5.990 Mat-mmemtendres):éorr rte 6.770 7.340 Mat“sol,.ds. l'eau-froide0 cuire — 5.380 Les dites matières solubles dans l’eau se répartissent en : Chlôrures (en NaGD ARE SERRE 0.790 Sulfates «(en Na250f)2.,. Re 7 me 0.890 Carbonates (en CONa?).............. 0.580 Matières sucrées: ee SPRL Ans 1.780 Matières ammoniacales (en AzH3)...... 0°009 Matières albuminoïdes............... 1.990 Nitrates, nitrites, sulfurés.: .….. ....... néant. néant.
« On peut conclure de ces dosages que le papier monnaie- « qui à l’état neuf ne contient que 4 0/0 environ de matières « grasses représentant l’encrage d'impression et d’apprèt se « trouve rapidement chargé de 10 0/0 de matières grasses et «autres qui constituent ce mélange hétèrogène et innommable : « la « crasse », où l’on retrouve les chlorures et les matières « albuminoïdes de la sueur, voir même des matières sucrées « apportées vraisemblablement au cours de paiements chez « l’épicier ou le « bistro ».
A notre tour nous nous sommes attachés surtout à recher-