‹ Le Papier Monnaie Porteur De GermesChapitre 8 sur 37 · RATES · texte numérisé non relu

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Voici de notre côté comment nous avons procédé :

Nous avons prélevé dans différents billets, tantôt sur le: bord, tantôt dans la partie centrale, un fragment de papier mesurant exactement un demi-centimètre carré. Ce fragment dé papier est dilacéré avec des aiguilles dans une cupule dé verre. La poussière ainsi obtenue est. introduite dans un tube à essai contenant cinq centimètres cubes de sérum physiologique. Le tube est agité cinq minutes. Tous les instruments (pince, aiguilles, cupule, sérum, etc.), été parfaitement stérilisés au préalable.

Après quelques minutes de repos on remarque trois couches distinctes dans le tube à essai : la couche supérieure est formée par les minimes parcelles des fibres du papier, la couche riédiane est un liquide louche légèrement émulsionné, la couche inférieure est constituée par les parties lourdes. (poussières, sables, malpropretés diverses).

Avec un compte gouttes normal de un millimètre de diamètre intérieur et trois millimètres de diamètre extérieur, nous prélevons une certaine quantité du liquide louche for-mant la partie médiane de la préparation et nous ensemençons en les incorporant au milieu cing gouttes de ce liquidesur chacun des milieux suivants :

1° Une gélatine fondue au voisinage de son point de solidification en boîte de Pétri, que nous laissons à la température ordinaire à l’abri de toutes souillures.

2 Une gélose fondue au voisinage de son point de solidification en boîte de Pétri, que nous portons à l’étuve à 37.

Nous ensemencçons de même et dans les mêmes conditions, une gélatine et une gélose fondues avec deux gouttes de: liquide ; ceci afin d’avoir une dilution plus grande.

Les boites sont examinées journellement et nous notons chaque fois les colonies développées. Cela pendant dix jours.

Voici les résultats obtenus avec trois billets différents: dans chaque expérience.

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