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ESSAIS DES EAUX

La nature des eaux employées dans la fabrication du papier, surtout du papier de luxe, influe très souvent d'une façon marquée sur la qualité du produit fabriqué.

C’est ainsi que les eaux chargées de matières argileuses ou siliceuses jaunissent la pâte. Lorsque des matières salines sont contenues en plus ou moins grande quantité, la vivacité des matières colorantes peut se trouver notablement altérée; le collage à la gélatine peut être compromis. Les matières organiques rendent souvent très difficile la confection des papiers fins.

On peut classer les eaux en :

Eaux potables.

Eaux séléniteuses.

Eaux calcaires.

Eaux minérales.

Parmi les eaux potables, on peut distinguer :

Les eaux de pluie.

Les eaux de citernes.

Les eaux de torrents.

Les eaux de fleuves et de rivières.

Les eau* de source et de pluie.

Naturellement, ce sont celles que l’on doit employer de préférence dans la fabrication du papier. Les autres sont nommées eaux crues ou eaux dures. Nous n’avons pas à nous occuper des eaux minérales.

Celles qui peuvent être utilisées industriellement, sont dites douces, lorsqu’elles renferment de 08r,05 à 0sr,100 de résidu par litre, demi-dures avec 0,sr,110 à 0Rr,200 par litre; dures, quand la proportion dépasse 0«r,210 par litre.

Comme nous venons de le dire, la qualité des eaux est d’une grande importance en papeterie, sa détermination indique au fabricant quels sont les genres de papiers qu’il doit se borner à fabriquer. L’analyse, ou tout au moins l'essai des eaux, doivent donc être, par conséquent, le point de départ de la fabrication.

Au point de vue qualitatif :

Les eaux de chaux , de baryte, Vacètate de plomb tribasique indiquent la présence de l’acide carbonique.

Le chlorure de baryum précipite les sulfates.

L 'azotate d'argent précipite les chlorures.

Voxalate d' ammoniaque précipite les sels de chaux.

L’a eide sulfhydrique et les sulfures solubles indiquent [la présence des divers métaux.

On constate facilement la présence des matières organiques dans une eau, en y ajoutant un peu de chlorure d’or et en faisant bouillir. La liqueur prend

ENCYCLOP. CHIM

102 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUE

une teinte brune due à la réduction du chlorure d’or quand elle contient des matières organiques.

Une des méthodes les plus rapides pour déterminer le degré de pureté d’une eau est celle qui porte le nom d’hydrotimétrie.

Cette méthode est basée sur la décomposition de la dissolution alcoolique de savon par les sels calcaires et magnésiens que renferme l’eau et sur la production d’une mousse abondante et persistante que donne la solution alcoolique de savon lorsqu’on l’agite avec de l’eau pure.

La production de la mousse savonneuse indique donc l’instant où tous les sels calcaires ou magnésiens en dissolution dans l’eau essayée sont précipités à l’état de savons insolubles.

Dans l’hydrotimètre généralement employé, les réactifs et la graduation des instruments sont tels que chaque degré hydrotimétriques représente 0gl , 1 00 de savon décomposé par un litre d’eau, celle-ci contenant O®1', 10 de carbonate de chaux (les autres sels alcalino-terreux, et terreux, décomposent également le savon).

On emploie le savon à l’état de dissolution alcoolique et pour éviter les inconvénients qui résulteraient de la composition variable des savons du commerce, on titre la liqueur d’épreuve au moyen d’une dissolution de chlorure de

calcium fondu contenant — — de son poids, soit 0S1',25 de ce sel par litre d’eau

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