MURIER
En écorçant les branches de mûrier au fur et à mesure de la taille, et en soumettant les écorces brutes à un malaxage spécial, on obtient des lanières corticales dépouillées de l’épiderme brunâtre et contenant de 50 p. 100 à 60 p. 100 de fibre pure.
La décortication de toutes les branches provenant de la taille d’un hectare de mûriers peut produire une valeur de 150 francs environ.
Similaire du coton par la dimension et la finesse de ses fibres, la filasse de mûrier lui est très supérieure par la ténacité et par l’éclat.
Les écorces du mûrier, en raison de leur prix modique et de la facilité avec laquelle on peut les travailler, constituent une excellente succédanée des chiffons.
Les opérations qu’on fait subir aux écorces de mûrier consistent en un décorticage et un nettoiement.
La décorliqueuse mécanique, mise en mouvement par un homme, est servie par une femme et un enfant qui peuvent produire, en dix heures, 250 kilogrammes d’écorces nettes, sèches et prêtes à être livrées au fabricant de papier.