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JL

Fig. IM.

un raccord que l’on voit dans la vue de côté et avec les réservoirs de vapeur par une tubulure ;

2° De deux réservoirs de vapeur situés au-dessus de tout l’appareil et communiquant avec les tubes d’avant de chaque élément, ainsi qu’avec les deux bouilleurs par des tubulures.

Un des avantages de ces éléments rattachés seulement par un point au réservoir de vapeur, c’est que, en dehors de la facilité de dilatation, si un des tubes faisant partie d’un élément est détérioré, on peut, par suite d’une dispo-

sition spéciale, supprimer la communication de cet élément avec les réservoirs d’eau et de vapeur, et le reste de l’appareil continue à fonctionner.

En résumé, M. Sinclair établit ainsi les frais de fabrication de la pâte chimique avec l’emploi de ses divers appareils.

Pour 1.000 kilogrammes de pâle sèche produite, on dépense :

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Fig. 111 bis.

FRANCS

2.250 kilogrammes de bois sec a 50 francs les 1.000 kilogrammes b

l’état vert .

550 kilogrammes de soude caustique b 60 degrés .

800 kilogrammes de charbon .

250 kilogrammes de chlorure de chaux .

Main-d’œuvre .

Amortissement. Entretien .

A déduire 50 p. 100 de soude récupérée .

Prix de la tonne de pâte .

pouvant être vendue 700 francs.

Les appareils nécessaires à la production de 5 tonnes par jour peuvent coûter environ 100.000 francs.

Terminons ce point spécial en indiquant brièvement les dispositions d’une usine américaine pouvant produire par ce procédé 15.000 kilogrammes de pâte sèche par vingt-quatre heures.

Cette fabrique se trouve aux environs de Philadelphie; elle a coûté 3 millions.

Les usines établies sur le bord d’une rivière occupent un espace de 300 mètres de long sur 100 de large.

A l’entrée se trouve un grand filtre servant en môme temps de réservoir pour les énormes quantités d’eau employées dans la fabrication. Sa capacité est de 40 mètres cubes.

Près du lessivage se trouve un atelier de 25 mètres de long sur 10 mètres de large, où le bois subit l’opération du découpage, opération qui se pratique au moyen de deux énormes rouleaux en fer de 2 mètres de diamètre munis de couteaux d’acier pouvant être déplacés à volonté et animés d’une grande vitesse de rotation. Le bois ainsi découpé est porté au lessivage.

Le bâtiment du lessivage a 22 mètres de large sur 40 mètres de long. On y a installé dix chaudières produisant chacune 1.500 kilogrammes de pâte sèche par vingt-quatre heures, un condenseur, un réservoir d’eau chaude, plusieurs filtres et de grands réservoirs. C’est dans ce même atelier que se trouve le dépôt des soudes.

Le bois, réduit en petits copeaux, est conduit mécaniquement dans les chaudières où la lessive est ensuite introduite par un conduit venant des réservoirs ; le bois ne tarde pas à se réduire en une pâte d’un blanc sale. Le lessivage terminé, la pâte est amenée par de grands wagons en fer dans le bâtiment où quelques heures auparavant elle se trouvait à l’état de troncs d’arbres.

L’installation est complétée par trois grands raffineurs pouvant chacun contenir 500 kilogrammes de pâte, et deux cylindres laveurs de 2 mètres de diamètre pouvant laver 12 tonnes de pâte. Viennent ensuite les salles de blanchiment et de séchage qui renferment une batterie de 12 sécheurs pouvant produire 12 tonnes de pâte sèche par jour.

L’application de ce procédé en Norwège a été perfectionnée successivement.

Au début, les mauvais résultats obtenus dans les premières usines furent causés par l'imperfection des lessiveurs et par les grandes pertes de soude que l’on faisait.

Les lessiveurs étaient des cylindres verticaux semblables à des générateurs de vapeur entourés de maçonnerie et chauffés à feu nu.

Après avoir introduit la lessive et le bois, on élevait la température jusqu’à ce que la pression atteignit 10 atmosphères, puis on éteignait le feu. L’air froid circulait autour des lessiveurs, les refroidissait, et souvent même on accélérait ce refroidissement en amenant de l’eau froide sur les tôles du lessiveur.

Ces chaudières, exposées à de telles variations de température, devaient être promptement détruites; c’est ce qui eut lieu. On leur substitua donc des appareils où le chauffage à feu nu était remplacé parle chauffage à la vapeur.

En outre, on abandonna les lessiveurs horizontaux que l’on remplaça par des lessiveurs verticaux ou sphériques, fixes ou rotatifs.

Au début également on se préoccupait peu d’économiser la soude, mais les exigences du prix de revient forcèrent les fabricants à renoncer à ces errements. Des fours à réverbère, où la lessive est introduite directement, sont maintenant munis de grands évaporateurs où la chaleur perdue du four est utilisée à concentrer préalablement les lessives avant leur arrivée dans le four. On est arrivé ainsi à réduire de beaucoup la consommation de soude.

Nous avons dit que la pâte chimique se blanchit plus difficilement que celle produite avec les chiffons ou avec la paille, elle doit être soumise à un traitement différent.

Mais lors même que la pâte ne laisse rien à désirer, la fabrication du papier peut ne pas réussir, si on la fait passer avec la pâte de chiffon non finie, dans des batteuses à lames tranchantes au lieu de la dissoudre doucement dans une pile avec des lames non coupantes. Les fibres fines de la pâte chimique sont alors découpées et deviennent trop courtes, de sorte que le papier manque de solidité.

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