V, 3.) ra ^^ j , h'àb-t « message
34. (V, 3.) ^ ^\ , mtûk « toi ». Forme bien connue du pronom isolé de la deuxième personne, singulier, masculin, dans les textes hiératiques.
35. (V, 5.) !R- 1^ "^ , mur-mâs' à-u « capitaine d'archers, officier d'infanterie ». Cette expression était le titre et le nom royal d'un prince qui régna en Egypte sous la XlIP ou la XIV^ dynastie, d'après deux statues découvertes par M. Mariette à San (Tanis). Ce roi semble figurer sur le fragment n° 78 du canon hiératique de Turin, où il faut lire mur-mâs'' à-u et non pas ûer-mâs' â-u , comme l'a fait M. Brugsch {Histoire d'Egypte, t. I, pi. VIT, n« 136). Cf. E. de Rougé, Revue archéologique, février 1864, p. 126.
36. (V, 5.) iy\, dûd (?) « total ». Ce signe a souvent un d, <=^>, pour complément (Birch, dans Bunsen, Egypt's Place in universal History, vol. I, p. 589, n" 46), et je supposais qu'il devait alors répondre au copte totwt M., adjungere, adjicere, congregare ; totht T., congregavi, congregatus; «•OTCT, -(^oTcoT M., congregare, colligere. Mais on le trouve employé pour la syllabe deni (cf. twju. M. , conjungere) dans les variantes du nom de certaines divinités observées dans les tombeaux des rois à Biban el-Malouk, et dans les Papyrus relatifs à la course nocturne du soleil dans l'hémisphère inférieur du ciel. Enfin, les variantes donid et domz' signalées dans ces derniers temps me font considérer aujourd'hui la lecture dûd comme des plus douteuses (Voyez E. de Rougé, Chrestomathie, I, p. 88).
37. (V, 7, etc.) ûàûà « converser, s'entretenir ». Voyez la note n° 22. Ce verbe peut être pris dans un sens actif et admettre pour régime direct le mot z'od-t-u « paroles », comme en français les verbes dire, prononcer, cliuchoter, etc.
38. (VI, 1.) T'\\ , x'àâ « poser, déposer, laisser, abandonner, négliger, abandon, négligence ». (E. de Rougé, Poème de Pentaour, p. 13, et Papyrus d'Orbiney ou Conte
des deux frères; Birch, Aimais of Thotmes III, p. 10, note c; Chabas, Inscription d'Ibsamboid, p. 734, et Glossaire du Papyrus magique Harris, n° 715) = x^ -^'j Rco T. B., K*w T., ponere, derelinquere, x^ "^d., relinquere, derelinquere, neçjlirjere, spernere, etc. (Voyez note 8).
39. (VI, 1.) ^^'l'l|^|J''^^777' meterû-i-u noiera « bons témoignages ». Cf. jueTpe, jute-^pe, AxiiTpe, testis (Brugsch, dans la Zeitschrift, octobre 1863, p. 32). Ce mot ne doit pas être confondu avec s-met ou s-metï (Voyez la note 11).
40. (VI, 1.) — ^, pek' « atteindre, parvenir », se dit des choses qui joignent, avoisinent, limitent et approchent (Cf. Papyrus Lee, I, 1. 3, et Chabas, Glossaire du Papyrus magique Harris^ n° 496). = itg^, neg^ T., «çog^ Af., nwg^ T. B., HHg^ T., pervenire, periingere. On trouve souvent en parallélisme avec ce radical le mot Q fx x'nom ou x'onm « joindre, unir, s'unir^ etc. » Ce dernier répond au copte ujon^, igcoitfi T., conjungere, conjunctio (Voir Le Page Renouf, A prayer, p. 18.) Mais l'articulation initiale, x' , n'a pas toujours existé dans ce verbe, dont la forme primitive est nem.
41. (VI, 1; IV, 2.) , â-t « maison, demeure, habitation », et « chambre, abri, réserve, magasin », =hi T. M. B., n, domus, Hei 7"., OT, tectum, etc.
42. (VI, 1.) H'oqer-u a tourments (?) ». Je renonce maintenant à ce déchiffrement, pour lire avec certitude h'eq-t-u, « boissons, liquides ». Voyez p. 192 et p. 231, un autre exemple de la même expression \
1. [La première version de ce passage, telle qu'elle se trouve au Journal Asiatique, était conçue : « Q ^ , h'oqer-u « tourments (?) » r=
» g^coKi M., cxcruciare. La transcription du signe déterminatif est dou- » teuse; voyez pourtant celle du mot h'àpù (iv, 7). Je crois maintenant
)) qu'il vaut mieux lire 0 , hunger, starve (Birch, Dictionnaire
)) Jdéroghjphique.tç. 388). Voyez chapitre vi, § 3. » — G. M.]
43. (VI, 5.) ^^^P"^^"^, ^^'er-t s-âs'-t-u « chef exécuteur de bastonnade » . Ce titre pouvait être porté par certains fonctionnaires des prisons, ainsi que l'indiquent les variantes d'une légende que je trouve sur plusieurs figurines funéraires du cabinet de M. le comte de Saint-Ferréol. à Uriage: [l^^^^^ et R*^^ ° . Le mot ^ ° ,
avec toutes ses variantes, se lit an et désigne effectivement un cachot ou une prison (Birch et Chabas, Mémoire sur une patère égyptienne, p. 39, 47). Les sept prisons du chapitre GXLiv du Livre des Morts s'appelaient également ârï. J'ai copié, au petit temple d'Abydos, un bas-relief représentant une procession, auprès de laquelle un homme armé d'un bâton paraît s'escrimer et se donner beaucoup de mouvement, comme de nos jours, les cawas, qui, le courbachek la main, accompagnent les cortèges officiels pour frapper les trop curieux. Ce personnage a pour toute légende le groupe I4=cvr „. s-âs'-u, qui est identique à celui de notre Papyrus; j'en conclus que ce groupe désigne l'homme qui frappe. On pourrait le rapprocher du mot I ~ , sex'et « frapper », et du copte cuj, percussio; mais je crois qu'il faut l'expliquer par le radical "'^^, as' , copte wig, multus, précédé de la préformante s qui lui donne la signification « augmenter, ajouter », parce que les hommes qui donnent la bastonnade comptent tous les coups qu'ils frappent. Cette forme s-âs' parait s'être conservée dans le copte uje^ig, jaoTwuj, percutere; car la préformante s donne presque toujours un uj dans la langue copte, quand elle n'y disparaît pas entièrement.
44. (VI, 6.) D^ ^ Y^ r- n' x'eràû-t « combat^ attaque, lutte, empêchement, opposition » i^Chabas, Glossaire du Papyrus magique Harris, n" 253); « contradiction » (E. de Rougé, Conte des deux frères, clause finale). Cf. uje^e^p 7\, percutere, ig*.pi M., percussio.
45. (VI, 2.) ^ q vj^r 1 z'erâû-t. Ce mot répond au copte -sop M., -xoop T., -xô^ô^p B. Fortis, potens esse;fortitudo, etc. Placé à la fin d'une phrase, il est ordinairement adverbe et veut dire « fortement, puissamment, entièrement, complètement, parfaitement ». Le mot précédent Kl r,\> ^^' ba'nû a mauvais, méchants », est une forme
«îû 1 JI I I I n h ^'^AAA
rare du mot J ijtbj^ ' ba'n, même sens^ = ùcoit, feom i\/., malus, noxius , fœdus .