‹ Le paquebot: comédie en trois actes et en versChapitre 21 sur 50 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

SAINT-MARCEL

Ah I mon cher Mario sera content, sans doute, Car j'ai fait mon devoir : toutefois je redoute Un malheur, si Lorrain sur le pont k présent Surprend sa fiancée et Mario causant* (Il fait un mouvement vers Vesealief* de l'entre-^ant, et s^arréle en entendant ekanter. )

CBŒUH LOIHTâlN.

Fleur qu'adore La beftuté, Ciel que dore La gaîté :

liOin des vlUes, Frais asfles, Flots tranquiUet, C'est Pété.

C'est charmant; et la nuit, cette musique enivre Comme un parfum du ciel, Tâme s'écoute vivre ! Que je voudrais ainsi l'entendre jusqu'au jour, Aux genoux d'une femme en lui parlant d'amour!

Lune pleine , Mer qui luit, Tiède haleine Qui la suit.

Sous la treille , Douce veille Sans pareille, C'est la ttuit«

A mon âge, k vingt ana, n'avoir pas de maitresse^

Je suis honteux de vivre en sage de la Grèce ;

On peut se faire it soi cet aveu sans témoins :

J'ai de l'amour au eœor pour vingt femmes au moins.

Et je suis seul, sans voir, lorsque cette voix chante

Près de moi, rayonner un regard qni m'enchante?

Bienheureux Mario ! peut-être en ce moment

Son cœur bondit d'orgueil et de ravissement,

Et son oreille écoute, après cette harmonie,

Le virginal aveu de sa belle Herminie 1

Quelle femme !... Et c'est moi, dont l'obligeant secours

 servi l'amitié dans de nouveaux amours !

(La porte de droite t'enlr'ouvre.)

Imprudent, j'ai parlé trop haut, et cette porte

(Avec timidUé.)

Hésite, et pour s'ouvrir elle attend que je sorte.

{Il monte Vesealier^ et s'arrête à la troisième marche pour écouter et voir.)

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