SCÈNE vn
SAlIfT-MARCEL, MARIO.
Mario!... Jel'avak oablié dans mon rèvet
MARIO
C'est décidé, conclu : tout est prêt, je Tenlève,
SAINX-MARGEL.
Tu l'enlèves?
MARIO
J'ai là mon canot sous la main ; Nous débarquons la nuit au rivage romain. Herminie et Flora sortent de leurs cabines, Et comme Romulus, j'enlève mes Sabines.
S^INt-MARCBL.
Impossible.
MARIO
Impossible ! Ah ! c'est toi qui le dis!
Deux matelots payés s'habillent en bandits ; C'est un pays fort mal gardé par la police, Tu secondes mon plan ; je te fais mon complice ; Nous ne craignons plus rien des procureurs du roi. Je Tenlève, en chemin je calme son effroi, Lui demande k genoux pardon de ma folie ; Avec elle aussitôt je me réconcilie, Je jure de l'aimer mille fois plus qu'avant.
Et nous nous marions dans le premier couvent.
SAINT-MARCEL
Ah ! vous vous mariez !
MARIO
A Fombre du mystère.
Tu seras mon témoin, mes parents, mon notaire ! Pour être soii mari, son tuteur, son amant, Il ne me manque plus...
SAINT-MARCEL
Que son consentement.
MARIO
Que le tien, Saint-Marcel, et TalTaire est finie.
SAIKT-MARCEL.
Mais tu laimes donc bien cette belle Herminie !
MARIO
L'étrange question que tu me fais?... Vraiment, Es-tu bien réveillé? Tu parles en dormant, Je crois. Le mal de mer te trouble la cervelle ! On dirait que je viens t'apprendre une nouvelle. Toi, mon seul confident; toi qui sais mes ennuis, La douleur de mes jours» la fièvre de mes nuits.