SCÈNE XI
LORRAIN, MARIO, une lellre à la main.
MARIO, sans voir Lorrain.
Bon ! je connais la porte, elle est là... Sa suivante N'est pas fille, je crois, à prendre l'épouvante Pour un petit billet qu'on glisse adroitement... Dernier moyen !... J'ai fait, pour trouver ce moment, Un voyage poudreux de huit cents kilomètres, Et la fente du mur sera ma poste aux lettres. lorraIlN) prenant la leUre, au mùment où la main de Flora s'agite
pour la recevoir à travers la fente de la porte entr*ouverie. Vous aussi! vous, monsieur, que je traite en ami!
MARIO
Pourquoi n'étes-vous pas à cette heure endormi? Quelle rage avez- vous de voir ce que je donne? Rendez-moi cette lettre, et puis je vous pardonne.
LORRAIN
Merci de vos pardons... Ils ont tous parié De me voir encor veuf, sans être marié!
Oui, vraiment, je le crois ; mais quelle fantaisie Ils ont tous d'épouser celle que j'ai choisie?
MARIO
Vous vous trompez, monsieur, la femmequ'honora Votre choix, est à vous : j'écrivais à Flora.
LORRAIN
Possible !
MARIO
Excusez-moi, j'ai des goûts de roture.