LE CHEF DE POLICE
Vostri passaporti.
LORRAIN
Nos passe-ports? Pardon, je crois bien vous comprendre.
LE GHEP.
Bene^ signer.
LORRAIN
J'ai bien d'autres comptes à rendre, En ce moment. Que diable ils me demandent là ! Êtes-vous les douaniers de Charybde et Scylla?
LE CAPITAINE
Nous sommes arrivés !
LOBUAIN.
Où.
LE CAPITAINE
Dans le port... Je pense Que mon habileté mérite récompense.
Allez voir le Vésuve : il est là...
LORRAI^ , allant à l'eicalier.
Je le vois ! J'étais mort, et je nais une seconde fois !
54 LE PÂQUEiKyr.
LE CAPITAINE
Vous étiez dans la tombe, et je vous ressuscite ; Félicitez-moi donc sur cette réussite.
Voila vos deux enfants : soyez père pour eux. Mon devoir est d'unir deux jeunes amoureux.
C'est par moralité. Toujours dans mes voyages, Je bénis sur ce pont deux ou trois mariages.
On part sans se connaître . on se salue h bord , On s'adore en voyage , on se marie au port.
LORKAIN.
Âh! vous faites voguer Tétat civil ; vous êtes Un arrondissement avec deux épaulettes ; Et votre paquebot, dont je suis peu content, Est un bôtèl de ville à vapeur et flottant !
FLORA
Eh! rendez grâce au ciel, monsieur, qui vous délivre
D'un tourment qui nous tue, et nous permet de vivre,
La jalousie. Elle a déjà bien éclairci
Vos cheveux, et creusé les rides du souci.
Ce mariage fait, vos douleurs sont finies :
Plus de fièvre le jour , la nuit plus d'insomnies ,
Et vous allez bénir ce retour de raison
Qui donne a votre mal complète guérison.
LORKAIN.
Elle parle assez bien cette petite fille.
SAIKT-MAFGEL.
Soyons amis, cousin, et vivons en famille.
UARIO.
Le capitaine et moi, nous étions comme vous, Amoureux, et pourtant nous embrassons l'époux.
LORRAIN
Au fait, j'ai cru toucher à mon heure dernière. Et je pourrai revoir mon faubourg Poissonnière, Passage Violet ! maison que j'aime tant !
LE CVPITAINE.
Vite ! pardonnez tout ; mon canot vous attend ; Un superbe canot, tout pavoisé de flammes, Et qui sur rade vole avec quatorze rames.
FLORA
Allons, vite, un pardon.
LORRAIN
J'hésite.