DE LA COMÉDIE
DE D\NTE.
r. B&ierminé par to Seigneur, comme devra l'élre Philippe-le- Be], pour s'être approprié, dans les dépouilles du Temple, le bu lin réservé au Seigneur. Pg., xx.
AcBuxB. Frédéric II , ûls de Tempereur Henri YI , érigé en Pelée , et do Constance, fille de Roger Vf la Théttâ sicilienne ; élevé sous la tulelle du pape Innocent ni> travesU en Chiron. E., xii, hxm et Pg., IX.
Abam. Dante, oomme créateur du langage dogmatique substitué au langage erotique des troubadours , qui était devenu sospeot à Tlnquisiiion , et oomme éiKMSji de lËglise sectaire de Florence , Eve abusée , qui se laissa séduire aux belles paroles de Satan Aleppe. Pg., IX, XI, uni, etc. Voyez Èyb.
A9AII' (Mature) de Breacia, falsificateur de métaux, personnification des Gibelins ayant faussé leurs serments à TËmpiro et à la foi sectaire, désignée sous le nom d'Alchimistes.
AiHUBU T« Personnifiant l'avarice. Pg., xix.
ArraaiurÉ. L'une des quatre vertua cardinales de l'initié sectaire, le seul en qui l'on doive reconnatire la véritable noblesse.
Comn'to^ IV.
AttLAumuSi changé on pierre^ personnification de l'envie guelfe. Aamaux. Les membres de l'Eglise dissidente, innocents et pura, ou
Cathares, en opposition aux boucs et aux loups orthodoxes. AiAxa. Symbole de l'Empire et de saint Jean, patron des Templiers;
ainsi la même figure pour les deux principes alliés, également hos-
tilii à r£glise romaine.
Moyen de progrès; propulseur» de Tidée ou de rinOuence bonne ou mauvaise, selon la nature céleste ou infernale du sujet, c*est-à-dire selon qu'il s'agit d'un esprit sectaire où orthodoxe*. ABioÉism, AxBiOBOis. Mois introuvables dans la Comédie, quand ridée est partout présente. Nous ne connaissons les doctrines albigeoises que par les rapports des vainqueurs. Peut-être ne tenaientelles du manichéisme que pour ne pas admettre que le principe de tout bien ait créé le princif^e de tout mal, en lui laissant libre carrière dans son antagonisme avec lui.
kLOMna. Science qui n'était hérissée de formules si mystérieuses que parce qu'elle se rattachait à l'hérésie , de mAme que l'astrologie.
xcuuMUTBS. Les apostats ayant faussé leurs serments à l'Empire et à la foi albigeoise.
xoMÉoii. Frédéric II, faisant payer chèrement à l'Ëg'ise albigeoise, sa mère, en tirant forcément le fer contre elle, la couronne impériale que lui avait conservée Innocent III, sventuralo omamêntOj Pg.y Tii, et, poussé par le pape, dal^dre suo^ afin de ne pas se brouiller avec dame Piété, réduit à se faire impitoyable envers ses coreligionnaires, per non perder Pista si fe' spietato. Porod., ix. .LMVO, Mégère et Tysiphone, personnifiant l'orgueil, l'envie et l'avarice dans les murs de Florence-Dité.
tMTàXDMM. Le pape Alexandre III, en lutte avec Frédéric Barberousse, dans la querelle des investitures. E., xii. ijncAin»B-&B-OmAirD. Henri VII, faisant fouler aux pieds par ses soldats le sol embrasé de la Lombardie , révoltée à l'exemple de Brescin.
XBB» XHraBimni, de Luoques, personnification de la flatterie guelfe. E,t XIV.
(. Le gendre de Robert II, roi de Naples, ou son fils le prinoe Jean, tué par le comte Néri de Pise. E,, xxviii.
AuoHuro. Le prieur florentin Medico Âliotti. E., xxi.
AxTBi. Mot combiné pour offrir aux initiés les initiales de Arrigo Lucemburg. Templaro, Romano Imperatore.
ALimn. En l'orthographiant selon l'écriture du temps, altrvi, on retrouve les mêmes initiales que ci-dessus, et de plus : re vi*, du nom. Allri, altrui et tal se reproduisent sans cesse dans la Comédie avec la même signification.
Amak. Le pape, ministre infidèle, usurpant la puissance d'Assuérus, le monarque universel, roi des rois.
L'Italie, patria amata. Pg., xvii.
Celui qui n'aime point , ne connaît point Dieu , dit saint Jean, Ep. I, ch. iv, v. 8 ; car Dieu est amour. L'amour étant, avec la puissance et la sagesse, l'une des trois formes sous lesquelles la divinité est accessible à l'intelligence humaine , deyenait ainsi le
principe de la religion en antagonisme avec le catholicisme perse* culeur, considéré comme une religion de haino. Lps paroles du même Apôtre suggérèrent aux sectaires Tidée d'opposer le principe de vie au principe de mort^ les fils du Diable au Fils de Dieu, l'esprit du monde et ses princes, à lesprit du Ciel et à ses Angen, etc.
Amfhiabavb. Léopold d'Autriche, qui, sous prétexte du mauvais air, emmena les troupes qu*il avait conduites au siège de Brescia, et abandonna la cause de Henri de Luxembourg. E., xx.
AmuQif. Ucnri VU au siège de Brescia. E., xwiu
Avaas. Les dignitaires de TÉglise dissidente, appelés par les Albigeois et les Templiers, très-excellents et purs ou parfaits, c'està-dire Cathares. Les fils de Dieu, en opposition aux fils du Diable, princeps mundi,
BBBUBS. Les hauts dignitaires de TÉglise catholique romaine. Les cardinaux, principes terrœ.
(Le pontife). Le père de quelque Yanozza de la cour pontificale. £., XXIII.
▲imta. Le ipunicipe de Bologne, Guelfe par ses membres, Gibelin affilié à la secte, par son chef. E., xxx.
AvoGAiTPSB. Personnifiée dans saint Jean, dans Taigle et dans Lucie.
Apoxxoii. Le soleil, l'astre de la raison, de la lumière, de la vérité.
Aquxlom. Vent du Nord, souillant l'ignorance stupéfiante et les ténèbres de la superstition ; symbole de la guerre des Barbares conduits par Gui de Montfort et les légats romains.
AnâcimÉ. Rome tissant les vêtements pontificaux à l'exemple de ceux des païens, et ourdissant des trames ténébreuses en opposition avec la Minerve gnostique, la déesse Raison. £., xvii, etP^.,
(▼iFB).''Les sectaires.
(MOBTs). Les catholiques. Les troubadours traitaient les membres du clergé catholique d'arbres automnaU morts.
I. Arme de l'Amour, pour la bouche, qui en offre la forme, et dont la langue est le trait qu'elle décoche, par la parole à double et à triple sens, triplice saetta, Ahchb. Tombe de pierre dans laquelle feignaient de s'ensevelir les sectaires obligés de dissimuler leur foi ; do là le surnom de Pétrarque, Petrœ-arca, dont le nom de famille était Petracco. Abgmb ▼!« {Arco). Contraction du nom de Arrico, Henri de Luxembourg, le septième de son nom, mais le sixième seulement comme empereur. E., xxi, et Pg., xix.
ABomn (Philippe). Personnification de l'esprit florentin, des hommes d'argent de son tempe.
(Le navire). Contraction &Arrigo, Henri Vil, et par ^uite symbole du vaisseau de l'Empire, en opposition à la barque do saint Pierre.
Les Gibelins secUires montant le vaissesu de TEmpire et allant à la conquête de la Toison d!m\ autrement dit armés pour arracher au pontife romain sa double puissance, source de ses immenses richesses et de son influence sur le monde catholique.
iiBavs. Figure de l'Inquisition, surveillant lo ou Tlsia sectaire.
Abmjvb. L'Église catholique, sœur de Pasipbaé, figure de la cour de Rome, engendrant le Minotaure, moitié homme, moitié brute.
ABIB8. Signe céleste, ouvrant l'Équinoxe de printemps, époque des initiations; blanc bélier sans tache, en opposition avec le bouc, noir et fétide ou le Capricorne, figure des ultra-Guelfes florentins, appelés Noirs.
ABMAxm Dahibl. Représentant du langage mystique, clu$ ou cût, dans les romans et dans les compositions en vers des troubadours.
Amirm (L'augure). L'un des membres de la famille Malaspina, alliée des Fieschi de Gènes, qui possédait plusieurs châteaux dana le voisinage de Carrare et sur les côtes de la Lunigiane. S., xx.
Aat. Tout l'ensemble des moyens employés pour le triomphe de la foi dissidente, la restauration de l'Empire universel et la ruine de l'Église catholique.
AHT D*Aaioii&, ou gaie science, gai savoir. La poétique des tnraba* dours de la langue d'Oc, consistant à voiler les pensées bous des images, et à donner aux mots une acception difiérente de leur sens usuel, ce qui s'appellait parler dus, car, couvert, honnèle, courtois.
AHTOB (Le roi). Personnification de l'Empire univers^ dans tee romans du Saint'GraaIt c. à. d., du Saint-Yaae ou du Saint-Temple.
AaDBVT. Masque déguisant en savetier, diseur de bomie arenture. Ghibert de Coreggio, seigneur de Parme.
AsBuÈRva. Le monarque universel recouvrant sa puissance usurpée par un ministre prévaricateur. Pg., xvii*
AsTABS. Sphères symboliques figurant' les différents grades de l'initiation sectaire et, à ce titre, affectées à chacune des branches des connaissances humaines, enseignées en dehors des écoles orthodoxes.
AVHAHAS. Personnification des fureurs de Brascia, révoltée eontre Henri VIL E., xxx.
Atbîeiibs. Ville de savoir et de philosophie, en opposition à Rimie, ville de l'ignorance et de Tautorité. L'Athènes céleste devait, aekm le vœu de Dante, voir philosopher d'accord les doctes de toutes les écoles. Convito.
AVBOBB. 11 y en a deux : L'une, l'Église romaine, concubine déjà sur l'âge du Vieux de l'Ida ; ses roses fanées sont les fleurs roogéa des Florentins et ses lis jaunis les lis français. Pg., ii.— L'autre, ramante de Céphale (léte) du chef, du grand Matlte venu de J'Orient, est rËglise sectaire, blanche et coquette, se montrant, parée de peârles,
ait seuil de l'Orient, mais affaetaDt les dehors orthodoxes^ au moyen d*un diadème offrant la forme d'un scorpion au double dard, lançant son venin mortel avec sa queue. Pg.^ ix. DwvBBS. Les propagateurs de mauvaises nouvelles, jetant le découragement dans les rangs de HQnri VU. E,, xx. TAMicB. Apanage exclusif de Rome, en opposition à la libéralité^ larghezza, partage de Fâme noble ou de l'initié sectaire. Convito, iv. La géante Ériphile de l'Ârioste chevauchant un loup dans les jar* dins de la vieille magicienne, affectant dans ses vêtements la couleur c^' t veecovi e t prelati usano in corte, symbolise à ne pas s'y méprendre l'avarice de la cour romaine.
\* Ceux qui suivent la loi de l'Église. Pg.y xiii.
I. Rome; réceptacle de toutes les corruptions. [. Les fonctionnaires prévaricateurs et, plus particulièrement , les Noirs Ûorentins. E,, xxi.
BAaBABïoofÂ. Le gonfalonnier de justice, Jacopo Ricci, appelé familièrement le barba ou le père Ricci. Ibid.
Bbatbzgb. La pensée-verbe de Dante i sa foi sectaire, son âme et son esprit personnifiés ; Ennoïa réunissant, sous ce nom-épithète , les attributs de la Raison , de la Vérité, et de la Liberté. La même, sous les noms divers de Laure , de Lucie , de Fiammetta , de TÈtoile d'Orient ou de Syrie , do la Fleur ou de la Rose par excellence , avec toutes les épithètes que pouvait inspirer l'emphase mystique aux fidèles d'Amour. Conformément à la formule rituelle des Francsmaçons, fai pleuré et j'ai ri, Béatrice pleure dans l'Enfer et dans le Purgatoire ; elle est rayonnante de joie dans le Paradis, où son rire ne cesse de la faire resplendir.
BÉuam. Voy. Ariès.
HmxkBXivn. Le pontife romain.
BBaTBAHD DB BoBH. Représentant du langage politique che2 les troubadours provençaux. E., xxtvtii.
BiOB. Nom mystérieux qui parait être une syncope de Béatrice , mais qui, en réalité, donnant les initiales de Béatrice» de lesu Ccisto et d'Enrico, ou B. L C. H, résume la foi politique et religieuse de Dante?
BiBir (souverain, sonimo bene). Dieu, au point de vue sectaire, toute bonté, toute justice, tout amour ; et l'Empereur, son représentant ëur la terre, Ben, donnant Béatrice et Enrico, B. EN.
BiBB. Tout ce qui dérive de l'un ou de l'autre.
I. Faction de juste-milieu dans Florence , visant à la conciUation de ceux, parmi les Guelfes et les Gibelins, qui étaient d*aooord pour désirer une réforme religieuse; ayant pour adversaire la faction ultra-guelfe des Noirs , ne jurant que par le pape armé de la double puissance temporelle et spirituelle.
BowAoïniiTA (de Lucques). Représentant de l'ancien langage erotique en Italie. Pg., xxiv.
BoNirAGB THI. Damné par avance, E,, xixr, comme simoniaque; ch. xxvii, comme profanateur; Pg., xx, comme en horreur à toute la chrétienté, dans ce vers à double sens : Che ciascun suo nemico era cristiano. Tout chrétien était son ennemi. Signalé enfin comme mort au milieu des larrons, parce que, transporté dans Rome, après l'attentat d'Anagni, il rendit le dernier soupir entouré des cardinaux, vivi ladroni, dit VOtt. Comm,
Bovos. Les Noirs florentins.
BaiâHfa. Philippe-le-Bel. Désigné tout à la fois, comme lié et comme Ugat par le mot legato; ce qui semblerait indiquer qu'il aurait obtenu ce titre de Clément V, pour n'être pas en reste avec Robert II, investi de ces fonctions en Sicile. Là se trouverait l'explication de la manière expéditive dont procéda ce prince à l'égard des Templiers, sans consulter le pape que pour la forme. E,, xxxi. Pg.j xxxii.
B&BSXB. Bêtes inférieures et haïssables, dit Dante (Convtto), obéissant stupidement au pasteur: les chrétiens orthodoxes.
BauTM. Les catholiques, attendu qu'ils font abnégation de leur raison pour se soumettre à l'autorité.
B&VTus. Le parti des Noirs florentins , comme complices de Fempoisonnement du César Henri VIL E., xxxiv.
Oagdb. Le prince Jean deNaples, fils de Robert II d'Anjou, tenant, comme Guelfe, de l'homme et de la brute. E., xxv.
Gaïn. Type des pontifes, meurtriers de leurs frères, d'où le nom de Caïne, affecté au séjour de Lucifer, personnification de la Papauté.
Oaïfbb. Clément Y, désigné sous ce nom comme ayant trempé dans la mort du Juste , en se rendant complice de l'empoisonnement de Henri VIL E,, xxiii.
Oalqbas et EvaiFTLB. Les deux frères , Antoine et Bassano Fisi-
Causto. Fille de Lycaon, changé en loup, changée elle-même en • ourse, l'Église romaine. Pg., xxv.
OtA», lEâvmro. Noms donnés à deux membres de la famille de la Scala , de Vérone , en leur qualité de chefs de la secte en Lombardie, par allusion au Khan des Tartares; les hérétiques étant désignés sous le nom de Tartarins. De là les paladins tartares de l'Ârioste, et le fameux prêtre Jean , de la Grande-Tartane , ou le patron du Grand-Ofient. De là le Veltro ou limier, destiné à donner la chasse à la louve,
Oama (Noces de). Banquet de TÂmour, d'où sont exclus les Guelfes, aveugles privés de la lumière du soleil do la Raison , qui vont chercher des indulgences à Rome. Pg,, xxii.
OafamAb. Tebaldo Brissato, créé prince par Henri VII, dont il avait d'abord embrassé le parti, fit ensuite révolter Brescia. Dès lors, cette ville devint une autre Thèbes en rébellion contre le Jupiter impérial, le Dieu des Gibelins, leur Messie. E., xiv.
Capocobio. Personnification des félons qui faussèrent leurs serments à TEmpire et à la secte , désignés sous le nom d'Alchimistes , pour avoir changé l'or en plomb.
CAPBiGOBiia. Le bouc, noir et fétide, symbolisant le parti des Nbirs, en opposition au bélier, blanc et sans tache.
OAmoM, Vecchio bianco. Très-probablement Vieri des Cerchi, le vieux blanc hargneux qui, tout en grondant, fit traverser à Dante le Rubicon ou l'Achéron, c'est tout un, et quitter définitivement la bannière guelfe pour celle des Gibelins. E., m.
Oabsius. Philippe-le-Bel , comme complice de Tempoisonnemeat du César Henri VU.
CASTavoGio CASTAAOAin. Âunôncé sous le titre d'initié ou de Dame dégagée des préjugés orthodoxes, che non porta benda, comme le vengeur prédestiné des injures de Dante sur les Florentins, dont il humiliera cruellement l'orgueil. Pg., xxiv.
Oatom D^Tiftin. Figure symbolique d'un mysticisme très-compliqué, dont la combinaison est expliquée en détail par Dante, dans le Convito, et représentant le Dieu Amour sous l'aspect du fameux BaphomeUêS des Templiers. Pg., i, ii.
OBHTAimaB. Personnification guelfe , tenant de l'homme et de la brute.
OWHtÉBB. L'esprit persécuteur des Guelfes , résidant plus spécialement dans trois tètes , Tebaldo Brissato , Cotso Donati et Gante Gabrieli, comme aussi dans les trois Ordres religieux chargés tour à tour ou contemporainement du ministère de l'inquisition , à savoir les Bénédictins, les Franciscains et les Dominicains.
Onairt. Brutes hargneuses se jetant sur le faible et le pauvre; expression de mépris employée pour désigner les membres de l'Église orthodoxe. L'épithète de Chiens e^t presque toujours à entendre dans le sens de païens ou de mécréants ; il n*est fait
d'exception que pour le limier, veltro, qui donne la duMO eut loups ennemis du troupeau sectaire.
CKaaiOT (Constellation du). Tantôt le Saint-Siège, tantôt le char impérial, bastema, carocdo, carro»
Csaunm. L'influence bienfaisante de la doctrine albigeoise et du gouvernement impérial universel*
Cbabxamaoiib. Type du monarque universel dans les romans de ce cycle f composés originairement dans les pays dé langue d'oc ou Hmotine, comme l'Aragon , la Catalogne et la Galice. La fameuse chronique du faux Turpin était très*probablement originaire de ce dernier pays. Cette figure de Charlemagne parait le plus souvent copiée sur les empereurs d'Allemagne^ n'agissant guère par euxmémee et commandant sans être obéis.
OmMVàUMMB. Dignitaires de l'Ordre occulte, figurant dans les romans des divers cycles sous les noms de chevaliers du Soleil, de l'Aigle blanche et noire, du Cygne, Rose-Croix, du Temple ou Templistes, etc., titres encore usités dans la Maronneric.
Gnimiis. Les fidèles d'Amour ou ceux ((ui suivaient la doctrine albigeoise , en opposition aux catholiques.
OmiBT. L'Oint du Seigneur, le Messie , le Rédempteur espéré de l'Italie , l'Empereur, qui devait ravir au pontife romain les deux pouvoirs temporel et spirituel, et rétablir la monarchie universelle.
Chibon. Le pape Innocent III , à qui Henri VI avait recommandé en mourant son fils, âgé de quatre ans, et que ce pontife fit élever sous sa tutelle , en le couvrant de son puissant patronage contre ses compétiteurs; mais Innocent III avait proclamé la croisade contre les Albigeois et excommunié l'Achille de la secte , oe n'était plus que le plus grand des Centaures» £., xxit. P$.> ix.
OncA. L'Église romaine changeant les hommes en brutes.
OUMMPAniB. La cour de Rome , toute sensuelle.
Otar. La parole qui ouvrait l'esprit à l'intelligence, à l'aide de l'allégorie, appelée vérité mixte, parce que la vérité s'y mêlait à l'erreur, comme le noir au blanc dans le pavé mosaïque du temple; on appelait la clef d'argent , celle qui expliquait l'allégorie, en ne
. faisant jaillir qu'en partie le sens politique ou mystique : celle qui manifestait la vérité pure était la clef d'or; le tout en opposition aux clés de saint Pierre.
OocnrTB. Fleuve formé des larmes que fait verser i flots dans le monde le gouvernement théocratique, représenté sous la forme d'un vieillard à la tète d'or, au pied d'argile.
OOMHOB. Rome, dont le souverain possédait la Toison-d Or, que les Argonautes de la secte chercliaient à lui ravir.
Go&oMBs. Figure de l'esprit d'amour, de l'intelligence sectaire.
OoviBVBB. Chaque couleur avait sa sigoifioation symbolique; il en
était de mâme des fleurs, des métaux, et dea diverses substances ;
ce qui conslituait rAlchimie.
ComiToiaiB. Mot dérivé de cour, comprenaot tout œ qui , dans les actes, les pensées et le langage se rattachait aux opinions impérialistes et sectaires, équivalant à noblesie, nobillà, en opposition avec villania, grossièreté, ignobilité de manière de penser, de parler et d'agir, apanage des Guelfes orlhodoxes. Convito.
CBA88V8. Allusion aux pontifes s*abreuvant de sang et s'en mon* trant toujours plus altérés.
CBiTB, Cmam. pour Creta, dans la Comédie et dans le Convito, iv, probablement avec l'intention de désigner le chef de l'Église romaine comme le chef des hérétiques ; Creti offrant une sorte do contraction renversée de retici»
GVBtoH. Manque destiné à rappeler le rôle joué par Dante à l'égard de Henri VH, qu'il pressa de marcher sur Florence, en lui citant l'exemple de César passant le Rubicon. E , xxvm. Voir sa lettre à ce prince.
I. Les initiés du templarisme albigeois qui, par un dédouble^ ment mystique de Tàme et du corps , étaient censés avoir les deux sexes , hommes en tant que corps et forme matérielle , femmes en tant qu'intelligence et pensée libre des liens de la matière.
Bambs ixoBBiiTiiraui. Les Templiers apostats qui furent . les premiers à déposer contre l'Ordre, dans l'enquête ouverte à Florence. Pg., XXIII.
BAirana. Ville d'Egypte, pour l'Orient, d'où dérivait l'Albigéisme avec la Gnosis et le Néoplatonisme al^andrin*
9ATID alzaio irescando. Type dds pontifes élevés par les arlificee du langage, la ruse et l'intrigue , ce que signifie ireêca en même temps que danse* Pg., s.
I. La secte albigeoise, veuve de Frédéric II, son Achille. I (Tunique de). Déguisement orthodoxe, imbibé de venin hérétique , destiné à venger la secte albigeoise de ses bourreaux*
Sam (faux Âréopagyte). Son livre, inspiré par le mysticisme néoplatonique, opposé ironiquement à la classification des anges, selon
saint Grégoire.
Dbhis (tyran de Syracuse). Charles d'Anjou , dont la tyrannie suscita les Yépreà Siciliennes. E», xii.
liiAMi, Délie, la lune, la triple Hécate. Figure de la Papauté à la tripto couronne , mobile comme elle , régnant comme elle dans les ténèbres, astre de l'erreur, aux rayons sans chaleur, en o(kposition
au soleil de la Raison , qui éclaire , réchauffe , viviGo ceux que Tinfluence contraire a glacés du froid de la mort. BiDo». Type de T Église, inûdèlo au Christ son époux, comme la reine de Carthage à la mémoire de Sichée.
BiOHBDB. Henri Virblessant à la main , dans sa puissance temporelle , la Papauté , cette Vénus terre?tre , cette Pandemos , dont la Louve est le symbole ; le compagnon d'Ulysse-Dante peur arracher à Rome son palladium. E., xwi.
BiTi. Florence habitée par les Furies et dominée par les Noirs. E.,
DoMiTXBif. Innocent III provoquant la croisade contre les Albigeois. Pg., XXII.
IMnmABB. Dans la langue d'oc, domnejar, agir en initié, en fidèle d'Amour, en mattre es gai savoir. Les savants vous diront que ce mot signifie seulement courtiser les dames, faire le galant, se damoiser; à l'endroit , oui ; mais à l'envers?
BEAttHivABso. Betto Brunelleschi , l'un des syndics des Noirs florentins, se déchaînant en dragon contre ses anciens frères. £.,
Ubaoow (de TApocalypse). L'ambition insatiable des pontifes faisant du Saint-Siège le tonneau des Danaïdes. Pg,, xxxii.
BmoiTB. Côté du droit, de la rectitude, de la vérité, de la raison.
JBaqus. Frédéric Barberousse , qui , en dépit de la peste d'Egine ou de l'influence catholique , releva les espérances des sectaires et les aida à réparer leurs pertes, au point de se voir en plus grand nombre qu'auparavant. Canvito, iv. E,, xxix.
Sav. Figure de l'enseignement et de la doctrine qu'il est destiné à répandre. En conséquence, l'eau vive, claire et limpide symbolise la doctrine sectaire ; les eaux noires, troubles, stagnantes, roulant des flots embrasés ou sanglants , sont les croyances et les prédications de TËgltse orthodoxe , d'où dérivent dès lors tous les fleuves infernaux. Les sources, les fontaines, les lacs, les rivières, abondent dans toutes les épopées chevaleresques , parce que la chevalerie est essentiellement albigeoise i avec tout ce qui se rapporte aux Cours d'Amour.
Ds Jacob. L'échelle des grades sectaires. t. Rome, pays barbare où la raison est esclave de l'autorité. ^ Rivière de Toscane , dont la vertu pétrifiante e^t comparée au catholicisme'. Pg., xxxiii.
I. Représentant du droit des Romains à TEmpire universel , comme héritiers des Troyens.
Bfbialtb (Le géant). Robert 11, roi de Naples, allié de Clément V et de Philippe-le-Bel, Briarée. E,, xxx. Prince peu guerrier et, par ce rot)tir, surnommé la' reine Berthe, représenté, à Taide du mot legato, tout à la fois comme incapable de se mouvoir sans l'aveu du Saint- Siège, et comme son légat, les rois de Fouille en exerçant les fonctions en Sicile.
SpicuAmis. Nom philosophique sous lequel étaient désignés les Guelfes affiliés à la secte albigeoise. •
BftaaiGHToii. Puni d'une faim dévorante , pour avoir violé les mystères de Cérès; il personnifie l'indiscrétion chez les adeptes de la secte. Pg,, xxiii.
MmnmtMM. Épouse vénale, livrant Âmphiaraiis pour un collier, comme rËglise traGque du sang de l'Epoux. Pg., xxii. Celle de FArioste chevauche un loup sur lequel elle se pavane vêtue de pourpre, comme un cardinal.
BmTCBTOHs. La secte albigeoise rappelant à la vie de l'Amour les morts catholiques. E,, ix.
XspBiT. Mente, la partie la plus élevée de l'intelligence dans laquelle ri^gnait Béatrice, donna délia Mente.
Zstbbh. L'Église sectaire , épouse du Monarque universel , Roi des rois, comme Assuérus , le poussant à reprendre son pouvoir usurpé par l'Aman pontifical. Pg., xvii.
ivà. Le temps où triomphe l'influence sectaire, toute lumière et toute chaleur.
STomiraAuz. Oiseaux au plumage mélangé de blanc et do noir; figure de ceux qui, par faiblesse et pour des motifs d'intérêt, étaient passés des Blancs aux Noirs. E,, v.
Xtb. L'Église sectaire , dans Florence , se laissant déduire par le serpent pontifical et lui livrant le fruit défendu dans les secrets du langage occulte ; entraînant dès lors la perte do Dante, qui se désigne ainsi comme le pasteur de rÉgHse nouvelle, époux de cette Eve qui, testé formata, ne voulut pas garder les voiles qui la couvraient, et, livrant tous ses secrets, non sofferse di star sotto alcun vélo, agit comme ces dames florentines montrant sans rougir colle poppe il petto. Voir ce mot. Pg., vui, xii, xxiv, xxvni, xxx, xxxii.
SoMoft. Cours d'eau vive, symbolisant la pure doctrine de l'Église albigeoise. On y buvait l'Amour. C'est là la source où venaient s'abreuver tant de dames et de chevaliers, les Roland, les Renaud et la belle Angélique. Voy, Léthé.
ITramn., Personnification héroïque du Gibelin non affilié à la secte et n'agissant que dans un intérêt politique. £.,