‹ Le paradis perdu [microforme]Chapitre 5 sur 8 · SATAN, DAMNÉS · texte numérisé non relu

SATAN, DAMNÉS

Depuis le jour qu’à notre race Se ferma Ir porte des cieux,

Le Créa: : r que rien ne lasse, A jeté dans l'espace

Des mondes merveilleux,

Le plus beau de tous est la terre.

Et dans un pli du globe aimé,

Il est un vallon parfumé,

Plein de silence et de mystère ; Et c'est le Paradis terrestre,

Le doux lieu où deux êtres bénis Vivent sous l’œil de Dieu,

d Dans l'ivresse première De ce monde risissaut,

Tout baigné de luthière Va le couple innocerit.

Frappobs le taftre en $ôn Ouvrayse, Et le père dans s6n amour.

Que le plus habile sorte L De tios rangs et que, soudéin,

Il ote franchir la porte De ce merveilleux jardin, Que sur l'homme et sur Ja femme, La nuit et le jour penché, Il éveille dans leur me

? L’ardent désir du péché,

DAMNés : Frappôns le tiaître en not ouvrage Et le père dañs soû umiour !

SATAN : Ils outrageront Dieu, qui punira l'outrage, Et nous serons aussi vainqueurs à notre tour,

No 4.—Récit et chœur général.

MOLOCH, SATAN, DAMNÉS, Mococu : Pour cette œuvre difficile, Réait. N'est-ce pas toi le plüs habile Et le plus vaillant d’entre nous ?

DAMNÉS : Oui, Satan ost élu par tous.

SATAN : Soit, j'accepte la tâche et combattrai pour vous,

Chœur général des Damnés.

Flammes toujours vivantes Au séjour d'épouvantés, Abaissez un instant Vos barrières môuvantes, Laissez passer Satan, O roi, dans ton sudace, Monte, franchis l’espace A ton vol interdit, C’est le combat suprême, Affrontant Dieu lui-même, Vart’en sur ceux qu'il aime, …Venser.ceux. quil mandit.

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