‹ Le parasite comedie en un acte, en versChapitre 2 sur 29 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

É AQUE, seul, devant la statue de Ténus.

Déesse aux cheveux d’or, qui règnes sur les cœurs, Cesse, ô Vénus, sur moi d’épuiser tes rigueurs ; Daigne apaiser enQn ton courroux redoutable :

Je suis le parasite Éaque, de Samos,

Qui n’aurai tantôt plus que la peau sur les os.

Par un excès d’amour.

' (soupirant.)

Non, par excès de table!

J’adore, tu le sais, la jeune Lampito,

La brune esclave de Myrrhine;

Fais-moi jusqu’à son cœur arriver au plus tôt.

Mais en passant par sa cuisine.

Sois-moi douce un moment, l’espace d’un repas. , J’ai le ventre si creux, la belle a tant d’appas l Satisfais d’un seul coup, Vénus, ma double envie : Accorde-moi sa main; elle peut, en effet.

Puisqu’elle tient mon cœur... et la clef du buffet. Contenter mon amour, et me sauver la vie.

Je ne t’apporte rien, je ne t'offre aucun don.

Ce néanmoins, sois-moi propice :

Crois-inoi, si j’av#s eu le plus maigre mouton,

J’aurais mangé le sacriüce.

(llegard.inl vers la maison «le M^rrhinc.)

Ahl la voici! Je sens, <lans un transport subit,

Reilouhler mon amour, avec mon appétit.

On dirait qu’elle vient invoquer .\pbroilite...

Dieux! si c’était pour moi!... Caebons-nous au plus vite !

(il se cache ilerrière la colonne «la temple qui i^t le plus près du spcclaleur, de façon à être toujours en scène.)

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