SCÈNE VII
Les mêmes, RAOUL.
RAOUL, à part.
Quel contre-temps ! un ordre, un ordre impératif de rejoindre mon régiment, avant trois jours.
GUILLAUME, à part.
N’ayons pas l’air, n’ayons pas l’air!,., (il s’occupe à sa forge en chantonnant.) Ta, ta, ta, ta, ta, ta...
RAOUL, à part.
N’importe, avant de partir, il faut que je la voie, que je lui parle... (AMarieiie.) Avez-vous fait ma commission, Marielle?
Oui, Monsieur. ,
RAOUL
Eh bien?
MARIELLE.
Madame la marquise refuse de vous voir.
RAOUL
C’est impossible !
MARIELLE.
C’est son dernier mot.
RAOUL
Elle ne se souvient donc de rien?
MARIELLE, cherchant ses phrases.
Si fait... Madame a bien comme une fausse idée de vous avoir vu dans le monde... même de vous avoir trouvé trèsaimable, mais elle ne sait pas pourquoi vous avez pria un costume aussi... cocasse... (Bile rit.) vou6 qui pourriez, sous votre brillant uniforme, faire tant de conquêtes... à pied comme à cheval... (Appuyant.) soit à Paris, soit à Versailles, ou autre part qu'ici,
RAOUL
Et moi qui avais la lâcheté de l’aimer encore!... Je comprends, c’est un congé... Eh bien, elle sera satisfaite.
MARIELLE, à part.
Bon!
RAOUL
Je vais m’éloigner d’elle pour toujours.
MARIELLE, à part, souriant.
Il va partir.
GUILLAUME, de la forge.
Ah çà ! dis donc, Gaspard, est.ce qu’on ne va pas se re-