Î.E PARATONNERRE
Ah! Gaspard !...
LA IUGKONMÊRE.
C’est un garçon d’une belle venue; je crois deviner qu'il n’est pas ici pour le seul plaisir de ferrer les chevaux, et, faut-il tout te narrer?... J’ai des soupçons. Pourquoi? pour qui est-il venu dans le pays?
MAMELLE, à part.
Des soupçons... Ali! mon Dieu!...
LA PIGEONNIÉRE.
Des soupçons que je veux vérilier.
MAKIELLE, à part.
Il sait tout. 11 n’y a pas à balancer, il faut le dérouter.
LA PIGEONNIÉRE , élevant U voix.
Marielle, madame Guillaume, ce forgeron est un amoureux. '
MARIELLE, jouant la frayeur.
Oh ! monsieur le marquis ne me perdez pas!
LA PIGEONNIERE.
J’avais donc deviné! C’est qu’on ne m’en fait pas accroire, à moi.
MARIELLE.
Parlez plus bas, monsieur le marquis.
LA PIGEONNIÉRE.
On ne me cache rien, à moi. Fi! jeune femme, c’est honteux de tromper son mari!
MARIELLE.
Je suis innocente, croyez-le bien. J’écoutais ce garçon avec
S laisir, c’est mal, sans doute; mais, je vous en supplie , ne ites rien à Guillaume.
LA PIGEONNIÉRE.
Eh bien, j’y souscris, mais à la condition que tu me flanqueras ce drôle à la porte.
MARIELLE.
Je ne demande pas mieux : pas plus tard qu’aujourd’lmi.
MARIELLE.
A la bonne heure! c’est gentil cela, Marielle. (Lui fr«pp*ut sur u joue.) C’est une preuve que mes couseils te vont au cœur.
MARIELLE.
Je sais, monsieur le marquis, tout l’intérêt que vous voulez bien prendre à notre petit ménage.
LA PIGEONNIÉRE.
Tu ne te doutes pas encore de tout ce que tu m’inspires.
Si, monsieur le marquis.