‹ Le paratonnerre comedievaudeville en deux actes (volume 2)Chapitre 15 sur 49 · Î.E PARATONNERRE · texte numérisé non relu

Î.E PARATONNERRE

Ah! Gaspard !...

LA IUGKONMÊRE.

C’est un garçon d’une belle venue; je crois deviner qu'il n’est pas ici pour le seul plaisir de ferrer les chevaux, et, faut-il tout te narrer?... J’ai des soupçons. Pourquoi? pour qui est-il venu dans le pays?

MAMELLE, à part.

Des soupçons... Ali! mon Dieu!...

LA PIGEONNIÉRE.

Des soupçons que je veux vérilier.

MAKIELLE, à part.

Il sait tout. 11 n’y a pas à balancer, il faut le dérouter.

LA PIGEONNIÉRE , élevant U voix.

Marielle, madame Guillaume, ce forgeron est un amoureux. '

MARIELLE, jouant la frayeur.

Oh ! monsieur le marquis ne me perdez pas!

LA PIGEONNIERE.

J’avais donc deviné! C’est qu’on ne m’en fait pas accroire, à moi.

MARIELLE.

Parlez plus bas, monsieur le marquis.

LA PIGEONNIÉRE.

On ne me cache rien, à moi. Fi! jeune femme, c’est honteux de tromper son mari!

MARIELLE.

Je suis innocente, croyez-le bien. J’écoutais ce garçon avec

S laisir, c’est mal, sans doute; mais, je vous en supplie , ne ites rien à Guillaume.

LA PIGEONNIÉRE.

Eh bien, j’y souscris, mais à la condition que tu me flanqueras ce drôle à la porte.

MARIELLE.

Je ne demande pas mieux : pas plus tard qu’aujourd’lmi.

MARIELLE.

A la bonne heure! c’est gentil cela, Marielle. (Lui fr«pp*ut sur u joue.) C’est une preuve que mes couseils te vont au cœur.

MARIELLE.

Je sais, monsieur le marquis, tout l’intérêt que vous voulez bien prendre à notre petit ménage.

LA PIGEONNIÉRE.

Tu ne te doutes pas encore de tout ce que tu m’inspires.

Si, monsieur le marquis.

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