SCÈNE VII
MARIELLE, MADELEINE, encore endormie.
MARIELLE, examinant sa toilette.
Me v’ià marquise! C’est pour le coup que Guillaume ne me reconnaîtrait pas, s’il me voyait comme ça... C’est drôle, il me semble que c’est pour tout de bon... Je ne peux pas dire l'effet que ça pie fait, depuis que j’ai une belle robe et un
éventail... (Elle marche en regardant la queue de sa robe, et en jonant de l’éventail.) Mais quel caprice a donc pris là à Madame? Ma foi, ça ne me regarde pas, maintenant qu’il n’y a plus de M. Raoul... Faisons ce qu’elle m’a dit. (Elle va pour rentrer à gauche, et s’arrête à une des glaces en se faisant des mines.) Bonjour, boiljour petite, bonjour!... (Ce mouvement la fait reculer jusqu’auprès de la causense où dort Madeleine, qui fait entendre un fort ronflement. — Jetant un eri.) Ah! je n’étais pas seule! (Elle va en courant à l’avant-scéiie de gauche.)
MADELEINE, sc levant.
Je crois que ,je m’étais endormie... je rêvais que je voyais In marquise de La Pigeonnière, ma chère hclle-sœur, à mes côtés.
MAMELLE, à part.
Ali! c'est la sœur de M. le marquis qui est arrivée... rentrons.
MADELEINE, l'apercevant, à part.
C’est elle ! je gage que c’est elle !
MAMELLE, i part.
Plus moyen de sortir. Elle m’a aperçue!
MADELEINE, à part.
Prouvons-lui qu’on sait faire une révérence. ,